Archives d’Auteur

Critique de Vampire – Vampire

27 mars 2014

Press_Cover_01

Vampire, vous avez dit Vampire? Ben oui toé. J’aurais cru qu’en 2014, il y aurait au moins 32 000 groupes portant ce nom mais faut croire que j’étais dans l’erreur. Il n’aura suffit que d’un simple démo de trois chansons paru en 2012 pour que Century Media offre un contrat de disques à ces suceurs de sang suédois. Faut dire que ça donne de la crédibilité quand Fenriz de Darkthrone te donne le titre de «groupe de la semaine» dans les médias. Il y a donc un gros buzz depuis quelques mois concernant la parution de ce premier disque éponyme de Vampire. Alors, on a affaire à quoi avec ce Vampire, un Robert Pattinson ou un Vincent Price?

Faut d’abord que je t’explique à quoi ressemble le son de Vampire, qui ne semble d’ailleurs pas faire l’unanimité parmi les critiques. Certains catégorisent la musique du groupe comme old-school black métal, d’autres comme old-school death. Pas vraiment si tu veux mon avis. Certes il y a des éléments des deux genres, mais si tu mettais les premiers disques d’Exodus, Slayer, Venom, Possessed et Celtic Frost dans un blender, bien ça donnerait du Vampire. Tout ça écrit avec des structures musicales quand même assez traditionnelles. Pour te mettre le sang à la bouche, écoute ça:

C’est bien beau d’avoir de si belles influences musicales, mais ce ne serait que vœux pieu (!) si t’es incapable d’écrire de bonnes chansons. Et justement, Vampire sait comment. Un bain de sang de 36 minutes et des tounes qui vont rester dans ta tête pour les semaines à venir. Vampire recrée parfaitement l’atmosphère métal du début des années 80. L’avantage qu’ils ont toutefois sur les formations de l’époque est que les vampires possèdent beaucoup plus de talent au niveau musical, surtout le guitariste Black String. Ouais, Black String. Pis je ne t’ai pas mentionné le nom du chanteur encore, Hand Of Doom… Bon d’accord, ça fait nom de lutteur, mais on baigne dans les années 80, alors tout est permis… Anyway, les solos de Corde Noire sont raffinés, simples et tout en mélodie. Rien d’original certes, mais c’est rafraîchissant d’entendre du métal joué de la sorte. Vampire n’en a rien à foutre des prouesses étourdissantes à plus finir, c’est la qualité des chansons qui prime avant tout.

Et je ne crois pas non plus le groupe renie ses influences, au contraire. La voix grinçante de Hand Of Doom rappelle celle de Tom Gabriel Warrior à ses débuts. Le reverb est dans l’tapis. Hand (ou Doom si tu préfères) va même jusqu’à pousser des «oooh» comme l’ancien leader de Celtic Frost le fait si bien. Dès les premières notes de la rapide Orexis, Vampire te plante ses crocs à la gorge. At Midnight I’ll Possess Your Corpse donne plus dans le thrash métal alors que la punk Ungodly Warlock se termine avec une berceuse à la guitare acoustique et au mellotron. Pure magie noire. C’est que le quatuor a eu l’excellente idée d’enregistrer son album dans un studio ou l’on fait habituellement du pop rock. Les musiciens ont donc eu accès à une multitude d’instruments moins orthodoxes et ont su en bénéficier. Côté réalisation, le son de ce disque est parfait pour une écoute en vinyle, comme dans l’temps. Pas trop compressé, tu peux crinquer l’album sans avoir la crainte de défoncer tes haut-parleurs. Ça fait du bien d’entendre ça.

Finalement, bien je te dirais que les chansons The Bestial Abyss, Black Deserts et Jaws Of The Unknown constituent le plus beau trio de chansons consécutives que j’ai entendu depuis belle lurette. Une succession de riffs totalement malsains qui vont enfoncer le dernier clou dans ton cercueil… Tsé, tant qu’à être dans le thème des vampires… Une ail-stie de belle découverte.

Cote de Steve: 9 Vincent Price sur 10

 

https://twitter.com/stevedallaire

Critique de Death By Burning – Mantar

15 mars 2014

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

En naviguant sur les internets l’aut’ jour, je tombe sur le clip de la chanson White Nights de Mantar. Une révélation. Tsé le web, ce n’est pas fait que pour regarder des madames charnues se faire culbuter. Donc comme je le fais souvent en découvrant du nouveau stock, j’écris au groupe pour savoir si c’est possible d’avoir une copie de l’album pour en faire une critique. Mantar me répond gentiment que c’est possible, à condition que je leur envoie un lien de la dite critique. C’est un deal. Comme avec Pauline, mais plus honnête celui-là. Je me rend compte par la suite que j’avais déjà l’album en main. Bravo Steve. Faut me pardonner, je suis en plein déménagement et j’ai la tête éparpillée quelque peu…

(more…)

Critique de Bushcraft – Baptists

6 mars 2014

cover

Baptême!!! Telle fut ma première réaction à l’écoute de Bushcraft, le premier album de Baptists. C’est Seb de Boulevard Brutal qui m’a fait découvrir ce groupe et je lui en suis des plus reconnaissant. Si t’as un problème de cire dans les oreilles, bien il est fort probable qu’elle fonde pendant l’écoute de ce disque. En fait, Bushcraft sera possiblement la galette la plus violente que tu vas découvrir cette année. Si il y a une pochette qui décrit bien le style musical d’une formation, c’est bien celle de ce Bushcraft. Un coup de hache dans’ face, rien de moins.

(more…)

Critique de Triumph And Power – Grand Magus

21 février 2014

Grand magus

Si tu ne connais pas encore Grand Magus, ben ça va être le temps que tu te déniaises, tu manques quelque chose. Triumph And Power est déjà le septième album du trio suédois et je dois t’avouer qu’aucune de leurs parutions ne m’a déçu à date parmi leur discographie. Pourtant, leur musique n’a pas beaucoup changé depuis les débuts en 2001. Alors qu’en ce moment plusieurs formations métal s’évertuent à multiplier les blast beats et prouesses de tout genre, Grand Magus fait du métal dans tout ce qu’il y a de plus traditionnel. Si tu t’ennuies de la période de Black Sabbath avec Dio ou de la glorieuse époque de Saxon, tu viens tout juste de découvrir ton nouveau groupe préféré.

(more…)

Critique de Worse Than Dead – Iron Reagan

11 février 2014

cover

Lève la palette de ta casquette bien haut pis sors ton vieux skateboard, aujourd’hui je te ramène au début des années 80 avec le premier album d’Iron Reagan intitulé Worse Than Dead. La vie te fait suer ces temps-ci pis t’as besoin de te défouler? T’es choqué parce que tes téléromans préférés ont pris une pause pendant deux semaines? Ne cherche pas plus loin, j’ai la solution. Si le slam dancing sur neige devenait une compétition officielle aux Olympiques, Iron Reagan en serait la trame sonore parfaite.

Mais c’est quoi Iron Reagan? C’est ce qu’on appelle un «supergroupe» composé de membres de Municipal Waste et Darkest Hour. Toutefois ce projet parallèle n’a rien à voir avec ce que font les gars dans leurs jobs de jour. Iron Reagan produit un thrash de style crossover mélangeant le métal, le punk et le hardcore. Tu vas certainement reconnaître la voix de Tony Foresta de Municipal Waste, mais là s’arrête les comparaisons. Le Reagan de fer est un band dont la musique est furieuse avec des textes socio-politiques qui n’ont absolument rien à voir le côté festif de Municipal Waste.

(more…)

Critique de Through The Never – Metallica

2 février 2014

mttn-dvd-cover

Metallica est capable du meilleur comme du pire. Si tu as vu la prestation du groupe avec le pianiste Lang Lang la semaine dernière au Grammys, tu sais de quoi je parle. Alors à quoi s’attendre du film Through The Never? Est-ce que c’est aussi mauvais que Kiss Meets The Phantom Of The Park? Non. Au contaire, c’est un film intéressant avec ses défauts et ses qualités.

C’était pourtant inquiétant. Quand on demandait à Lars Ulrich d’expliquer le film aux médias, il en était incapable. Je dois t’avouer que je ne suis pas meilleur que lui pour le décrire. En fait, Through The Never est comme un long vidéoclip. Je vais essayer de te le résumer du mieux que je peux… Un jeune homme qui semble travailler pour le groupe est appelé à aller porter de l’essence pour un camion du groupe en panne à l’extérieur de l’aréna où Metallica se produit en spectacle. Le kid part donc à la recherche du camion armé d’une canisse d’essence. Tout à coup la ville tourne sans dessus dessous, et une gang de gros méchants se mette à poursuivre le garçon (interprété par Dane DeHaan) parce qu’il a lancé une brique à la tête du plus méchant du tas. Quand le jeune finit par trouver le camion, il découvre à l’intérieur un mystérieux sac et à chaque fois qu’il regarde dedans, il capote… Ouais, c’est pas mal ce que j’ai compris en tout cas.

Les scènes d’action et de violence sont entrecoupées par la prestation de Metallica sur une scène époustouflante. La formation y interprète ses plus gros succès, le setlist est pas mal. Question: Pourquoi Fuel? Veux-tu ben me dire pourquoi Metallica tient toujours à jouer cet osti de toune là? À part cette dernière et Nothing Else Matters, le reste est impeccable et visuellement, Through The Never est un bijou. Les scènes live sont captées de manière hallucinante, on y a mis le paquet. La statue qui se détruit pendant And Justice For All, l’immense chaise électrique pendant Ride The Lightning, les croix qui sortent du plancher pendant Master Of Puppets, bref, c’est fou raide.

Mais comme je disais plus tôt, ce n’est ni un film, ni un show. Alors c’est difficile d’embarquer dans la portion «film». Si tu mettais toutes les scènes bout à bout, t’en aurais pour pas plus que quinze minutes au maximum. Alors tu ne développes pas grand chose dans un tel format, et faut l’avouer, ça ne tient pas vraiment debout comme récit. Et il y a quelques scènes qui sont bien enduites de fromage, entre autres celle où on voir Robert Trujillo jouer de la basse en position crabe tout seul dans sa loge… Heureusement, la prestation de Metallica sauve les meubles, ce qui rend l’écoute de Through The Never somme toute agréable. Évidemment, il y a des overdubs. Quand tu vois Lars jouer en arrière-plan, il fesse sur des cymbales qui ne font pas de bruit, genre…

Pour ce qui est du titre du film, la chanson tirée du Black Album n’a rien à voir en tant que tel, on ne l’entend pas même une seule fois en background. Donc ça aurait pu s’appeler Ain’t My Bitch ou The Unforgiven 2 pis ça n’aurait pas fait de différence. Et qu’est-ce qu’il y a dans ce foutu sac? Aucune idée, mais j’ai des suppositions: Le démo de The Unforgiven 4? Des factures impayées du Orion Festival? La tête de Dave Mustaine? Les tracks de bass de Jason Newsted pour l’album And Justice For All? Si tu as des idées, tu peux me les proposer quand tu veux…

En bout de ligne, même si on ne comprend pas vraiment ce que représente Through The Never, ça demeure un film divertissant qui s’adresse seulement au fans de Metallica et personne d’autres.

Cote de Steve: 8 Lang Lang sur 10

https://twitter.com/stevedallaire

Critique de In The Minds Of Evil – Deicide

29 janvier 2014

Deicide-in-the-Minds-of-Evil

Glen Benton l’haït en maudit le p’tit Jésus. Depuis la fin des années 80, Benton lui consacre tous ses albums. La croix à l’envers dans l’front pis toute… Tsé, moi j’haïs Stephen Harper pour mourir, mais de là à me l’afficher au visage, pas sûr encore. Je me souviens à l’époque où j’étais disquaire au défunt Music World, j’étais certain que Deicide n’était rien d’autre qu’une «gimmick» qui ne durerait pas plus que deux ou trois albums… J’étais dans l’champ en sale. Malgré des changements de personnel et quelques parutions plutôt ordinaires récemment, Benton et sa bande de maudit pas fins satanistes tiennent le coup et nous proposent In The Minds Of Evil, déjà le onzième disque dans la carrière de Deicide.

J’avais été déçu par Till Death Do Us Part et To Hell With God, les deux dernières parutions du groupe floridien. À un point tel où je me posais la question à savoir si le départ des frères Hoffman (guitaristes de 1987 à 2004) ne signifiait pas la fin du «vrai» Deicide. Mais j’étais dans l’champ, encore… In The Minds Of Evil porte bien son nom. La troupe de Benton, composée maintenant de Jack Owen et Kevin Quirion (Order of Ennead) aux guitares et toujours l’excellent Steve Asheim à la batterie, nous ramène à l’ordre.

(more…)

Entrevue avec Flo Mounier De Cryptopsy

19 janvier 2014

cryptopsy_entrevue

Cryptopsy était de passage au K-Baret de Jonquière le 4 décembre dernier et j’ai eu l’honneur de pouvoir jaser avec le légendaire Flo Mounier. Volubile et sympathique malgré l’heure tardive, Flo nous parle de son dvd Extreme Metal Drumming 101, du controversé album The Unspoken King et une bonne partie de l’entretien est axée sur l’industrie de la musique. Si t’es musicien, tu vas capoter. Si tu ne l’es pas, ben ça risque de t’ouvrir les yeux sur une couple d’affaires… Le batteur ne se gêne pas pour dire ce qu’il pense, pas de bullshit.

*Merci à Paul Champoux (caméra, éclairage, sonorisation) et Pierrot DeNéron (montage) de Jim And Jane Productions. Encore une fois, excellent boulot. Gratuitement en plus.

https://twitter.com/stevedallaire

Critique de Obscure Verses For The Multiverse – Inquisition

10 janvier 2014

Inquisition

Toé aussi tu t’ennuies d’Immortal j’imagine. Crisse, à toutes les fois qu’il fait tempête, je me dis qu’Abbath va apparaître en bedaine sur ma butte de neige en chantant Sons Of Northern Darkness… Ben là j’ai peut-être une bonne solution à te proposer pour te rassasier avec le dernier album d’Inquisition, Obscure Verses For The Multiverse. Pis autant te le dire tout de suite, ce sixième album de ces brutes de Seattle est débile. Ce qui est fascinant avec Inquisition, c’est que c’est l’affaire de deux gars seulement, soit Dagon à la guitare et la voix ainsi que le batteur Incubus. Un duo black métal? Oui monsieur, pis ça sonne en sacrement Ginette.

Même si la musique glaciale d’Inquisition semble provenir directement des froideurs de Jonquière, Dagon est originaire de la Colombie. C’est en déménageant aux États-Unis en 1996 qu’il fit la rencontre d’Incubus, un match brutalement parfait… Les débuts sont difficiles mais le duo persiste tant bien que mal pour finalement signer en 2012 sur l’étiquette Season Of Mist. Obscure Verses For The Multiverse est donc la première offrande sur le réputé label et si j’avais découvert ce disque à temps, il aurait certainement fini dans mon Best Ov 2013. De la bombe!!!

(more…)

Le Best OV 2013 de Steve Dallaire

19 décembre 2013

header2013bestov_steve

Tel que prévu, 2013 fut une grosse année pour le métal. Honnêtement, je n’ai pas eu la chance de tout entendre. Je dois avouer que depuis que je ne suis plus fonctionnaire au fédéral, je n’ai plus la chance d’écouter de la musique toute la journée. Au moins, j’ai retrouvé ma dignité. C’est pas rien. Toujours une tâche ardue de faire un Best Ov, mais tu n’as pas à t’inquiéter, il n’y aura pas de Halestorm ou Five Finger Fruit Punch dans cette liste. Je suis un critique métal. Alors relaxe, ouvre-toi une bonne Labatt 50 température pièce, enlève ton dentier, pis lis ça.

 

bov_darktranquility

# 10  Dark Tranquility – Construct

Il n’y a pas de moments faibles, les chansons se démarquent toutes l’une d’entre l’autre et s’entrecroisent naturellement. La réalisation est sombre et puissante, il y a une variété de sons différents et l’utilisation des claviers vient appuyer chacune des mélodies sans trop prendre de place, ce que je trouvais désagréable sur We are The Void. Ici c’est la subtilité qui prime. J’ai parlé avec le chanteur cette année, voici l’entrevue.

 

(more…)


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 3  697 followers

%d bloggers like this: