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Hier soir, j’ai écouté le nouveau Slipknot…

24 octobre 2014

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Je l’avais promis lors du dernier podcast, alors je l’ai fait, même si je n’avais pas de grosses attentes. Et pour la première fois, j’ai critiqué un album en direct sur Twitter, c’était ben l’fun. Merci d’ailleurs à tous ceux qui ont interagi durant la soirée. Voici donc un résumé de mes impressions pendant cette séance d’écoute:

-Le nouveau drummer est un copycat de Jordison. Ils ont voulu garder le son intact je présume.

-Sarcastrophe et AOV, solides en baptême. J’aime ça. Ça bûche.

-À date, je suis agréablement surpris.

-Killpop et The Devil In I sonnent un peu plus pop mais Skeptic remet les choses à leur place.

-La toune « commerciale » la plus réussie est Goodbye à mon avis.

-Excellent mélange entre mélodies et brutalité sur Nomadic.

-Je n’aime pas le refrain sur The one That Kills the Least. La plus décevante toune à date.

-Dude t’as raison pour Custer, malade. (En réponse à @Metal_Mammouth)

-J’adore la dernière toune. Dark en tabarnak. Conclusion, le meilleur depuis Iowa et possiblement mon préféré du groupe. Je ne m’attendais pas à ça pantoute. 1 toune qui suce sur 14, c’est bon.

Donc comme tu peux le constater, j’ai aimé 5 The Gray Chapter. Je croyais que la mort de Paul Gray et le départ de Joey Jordison allaient affecter Slipknot, mais pas du tout. Pis oubliez les ressemblances avec Stone Sour. D’accord, c’est le même chanteur, mais c’est crissement plus heavy. Des titres comme Skeptic et Custer sont ce que le groupe a fait de plus brutal dans sa carrière. Un disque que je vais réécouter avec plaisir. Étonnant.

Cote de Steve: 9 Merci Jim Root sur 10

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En fin de semaine, j’ai lu L’évolution du métal québécois…

20 octobre 2014

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Et j’ai découvert ma nouvelle bible. Merci à Félix B. Desfossés et son équipe de collaborateurs, fini l’temps où les gens me regardaient bizarrement quand je mentionnais les groupes DDT, Deaf Dealer, Stormbringer et cie… Un travail de moine. Un livre qui relate l’époque (1964-1989) où l’internet n’existait pas et où le seul moyen de découvrir de nouvelles formations était de s’échanger des cassettes. J’étais personnellement un genre de Utorrent humain à l’époque, donc ça m’a rappelé de beaux souvenirs.

Plusieurs sujets sont abordés, dont cette fameuse tournée qui a changé à jamais le paysage métallique au Québec. Un livre qui se dévore d’une traite…

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Résumé du concert de Skeletonwitch, Sabaton et Amon Amarth à Québec

17 octobre 2014

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Je commence avec le boutte plate… Comme je n’ai pu quitter le royaume de LàLà Tremblay qu’à 17 heures, je suis arrivé trop tard à L’Impérial pour la prestation de Skeletonwitch. Maudit baptême! J’adore cette formation black/thrash américaine et j’aurais bien aimé les voir sur scène, mais les gens sur place m’ont confirmé que les gars avaient donné tout un show. Ils étaient d’ailleurs à l’extérieur lors de mon arrivée, toutefois je me dépêchais pour ne pas manquer Sabaton, alors je n’ai pas eu l’occasion de les saluer. On se reprendra ça l’air.

Maudit que c’est le fun aller voir un show à Québec… On dit souvent que c’est la capitale du métal et je le crois vraiment. Dans mon ancienne vie, je suis descendu d’Ottawa à maintes reprises pour aller voir des spectacles là-bas, juste pour l’ambiance qui y règne. Les amateurs de métal de Québec sont toujours en feu et l’énergie se transmet sur scène à chaque occasion. Idem pour cette belle soirée du 12 octobre.

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Entrevue avec Ravn de 1349

7 octobre 2014

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À moins d’être nouvellement initié à Boulevard Brutal, tu connais déjà ma passion pour le black métal. Pis cette semaine, je me suis payé toute une traite, une entrevue avec Ravn, chanteur du groupe norvégien 1349. Après deux albums qui ont plus ou moins passés avec les fans, 1349 est de retour avec Massive Cauldron Of Chaos, un disque furieux qui nous ramène directement à l’intensité de Hellfire, paru en 2005. Ravn est le genre d’artiste que j’aime interviewer. Un type articulé et intelligent, doté d’une franchise déconcertante. On a donc bien sûr parlé de MCOC, des deux albums précédents, de l’état actuel du black métal et bien d’autres trucs. On a même discuté de bière!!! Une chose que j’ai réalisé avec cet entretien, c’est que si tu veux faire carrière dans le black métal, tu te dois d’être passionné par ton art en baptême… Et Ravn l’est. Tu vas comprendre en lisant l’entrevue qui suit.

 

Boulevard Brutal : Première des choses, félicitations pour votre nouvel album, je l’adore et les critiques semblent aborder dans le même sens que moi. Pour ce disque, aviez-vous des intentions spécifiques avant d’entrer en studio ou l’agressivité est venue naturellement?

Ravn : Merci. Avant le début d’un enregistrement, on discute en général de l’approche que l’on veut obtenir. L’une des premières choses sur laquelle nous avons pris une décision était d’y aller avec la méthode « vieux Bathory » pour les guitares, soit d’enregistrer deux guitares en même temps avec des sonorités différentes, comme on retrouve sur le disque Under the sign of the Black Mark. Donc il y a une guitare au son gras et fuzzy, tandis que l’autre a un son mince et plus raffiné. On a décidé d’utiliser cette technique pour 1349 et d’en faire notre propre version. Nous avons adopté aussi un penchant plus thrashy qu’à l’habitude (du moins pour 1349). Avec ce plan en tête, l’album s’est fait de façon naturelle, tel un rituel.

 

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Le nouveau EP de Nader Sadek est une bombe!!!

1 octobre 2014

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Dude, si t’es cassé, va vendre tes bouteilles vides ou va pawner ta mère car bonne nouvelle, le nouveau EP de Nader Sadek sera disponible gratuitement dans l’édition de décembre du magazine Decibel!!! Moi et Sebbrutal avons eu la chance de l’entendre hier et c’est ce que Sadek a offert de mieux à date.

Nader Sadek est un directeur artistique qui a travaillé entre autres avec Mayhem au niveau scénique. Depuis quelques années, il s’est associé à Rune Erikson (Ex-Aura Noir), Flo Mounier (Cryptopsy) et Travis Ryan (Cattle Decapitation) pour créer un projet death métal expérimental. Les deux premiers albums sont d’ailleurs très bons. Sauf que cette fois-ci, tout en gardant ses acolytes du départ, il s’est entouré d’excellents collaborateurs dont Andreas Kisser (Sepultura) et Alex Webster (Cannibal Corpse). The Malefic Chapter 3 est donc moins expérimental, plus axé sur le groove et le résultat est phénoménal.

En plus, c’est presqu’un produit québécois puisqu’outre Flo Mounier, Olivier Pinard (Cryptopsy, ex-Neuraxis) participe au EP et c’est le talentueux Chris Donaldson (Cryptopsy) qui signe ici sa meilleure réalisation en carrière. Même si tu n’es pas friand du magazine Decibel, je te garantie que l’édition #122 en vaudra le coup. Pas d’extraits audio pour le moment, mais ça ne saura tarder. Quatre tounes réparties sur 21 minutes de pur génie….

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Critique de Venereal Dawn – Dark Fortress

18 septembre 2014

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Plus tôt cette année, j’ai eu la chance d’interviewer Morean pour son projet Noneuclid et par la bande, il m’avait parlé du nouvel album de Dark Fortress dont il est le chanteur. Il m’avait alors dit que ce disque serait typiquement Dark Fortress avec de longues chansons épiques, tout en essayant de créer quelque chose de nouveau. J’ai toujours été un fan de ce groupe black métal allemand. J’avais donc hâte d’entendre Venereal Dawn puisque quatre années se sont écoulées depuis l’excellent Ylem, paru en 2010.

Alors, est-ce que Morean a tenu sa parole lors de l’entrevue en décrivant ce nouvel opus? Totalement. Venereal Dawn est le meilleur disque du groupe jusqu’à maintenant, point à la ligne. Utilisant toujours le black métal comme toile de fond, Dark Fortress manipule le style en explorant des sonorités aux influences peu banales. Pis c’est épique. En baptême. N’ayant pas froid aux yeux, les allemands nous balancent la pièce-titre en ouverture d’album. 11:03 de pur délice, passant d’une introduction mélancolique au black métal des plus affreux. Et il y a toujours ce côté gothique et mystérieux qui enveloppe le tout. S’il y a une pièce qui définit l’album, c’est bien celle-ci.

T’aimes ça? Ok, continue de lire d’abord… Te souviens-tu de la première fois où tu as entendu Blackwater Park d’Opeth? J’avais été foudroyé à l’époque par cet amalgame parfait de brutalité et de mélodie. Idem pour Venereal Dawn, sauf que le côté brutal est plus intense, c’est du black métal toé chose. Si je finis un jour par réaliser un film d’épouvante, ce sera ma trame sonore. Diabolique que le crisse. Comme si la mort te soufflait au cou pendant 70 minutes. Je suis ben à jeun en écrivant ces lignes. Bon d’accord, une ou deux Labatt 50 mais pas plus.

Celle-là, c’est ma préférée. Les percussions électroniques dans les couplets sont juste un autre exemple du black métal hétéroclite de Dark Fortress. Donc comme tu peux le constater, les chansons sont longues, mais jamais plates. Progressives certes, mais la qualité des arrangements fait qu’il y a toujours ce p’tit quelque chose pour nous surprendre. Il n’y a que sur les pièces I Am the Jigsaw of a Mad God et Odem où l’on a affaire à du métal noir plus traditionnel, mais toujours en évitant soigneusement les clichés.

L’album se termine avec On Fever’s Wings, un autre bijou de 11 minutes qui défit encore les standards habituels. Piano mélancolique, chants arabes (du moins j’imagine), riffs démentiels, bref, c’est la cerise sur le corpse paint. Un bijou. Le seul moment où j’accroche moins est l’interlude acoustique en milieu de disque intitulé The Deep. Ce n’est pas mauvais, bien au contraire, mais un cran en-dessous de ce que l’on retrouve sur le reste de Venereal Dawn. Ça donne un break, dans l’fond…

Et cette voix de Morean… L’une des plus variées et étonnantes parmi le métal obscur. Ses cris grinçants donnent des frissons, son chant clair me rappelle un peu celui de ICS Vortex et l’utilisation de son ton de voix gothique (dont il se sert beaucoup) est tout ce qu’il y a de plus lugubre. Un autre aspect intéressant, la guitare de V. Santura (Triptykon). J’aime bien entendre des solos dans mon black métal et les siens sont vraiment bien ciselés, inspirés directement du métal plus conventionnel à la Maiden et cie… Fidèle à son habitude, le batteur Seraph prouve une fois de plus avec son jeu inspiré qu’il n’est pas qu’une machine à blast beats. Pis ça sonne en p’tit péché, la réalisation est parfaite.

Si Venereal Dawn ne propulse pas Dark Fortress au niveau des Behemoth et Dimmu Borgir de ce monde, c’est que ce monde est bien injuste. Partage la bonne nouvelle, dude. Appelle ta mère, tiens. Dis-lui que l’frisé de Boulevard Brutal t’as fait découvrir le meilleur album de black métal mélodique de l’année. Elle va être contente… Ça va lui faire du bien que tu lui parles d’autre chose que de ta poche de linge sale, tsé. Tu m’en donneras des nouvelles.

Cote de Steve: 9.7 cerises sur le corpse paint sur 10

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Critique de Black Storm Of Violence – Rage Nucléaire

4 septembre 2014

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- «First of all, fuck you!!!»

Ben non, je ne suis pas en train de t’insulter dude… C’est que le deuxième album de Rage Nucléaire débute de cette manière avec la chanson Annihilation Frenzy, qui en dit long sur le contenu de ce Black Storm Of Violence. Lord Worm (Cryptopsy, ai-je vraiment besoin de le mentionner?) et ses acolytes n’en ont rien à foutre de que ce tu penses. Rage Nucléaire se fait plaisir avant toute chose et si tu n’apprécies pas, ben c’est ça… Fuck you. J’avais vraiment adoré l’album précédent, Unrelenting Fucking Hatred, et j’attendais ce nouvel opus avec la même impatience que Zoé Zebra pour ses fausses boules.

Si tu n’as pas accroché sur le premier disque, ne perd pas ton temps avec celui-ci, je te le dis tout de suite. La musique de Rage Nucléaire est abrasive autant qu’avant. En osti. En terme de démence sonore, le seul groupe qui me vient en tête pour faire la comparaison est Anaal Nathrakh. Lord Worm est tout aussi déstabilisant qu’à l’habitude et le black métal aux accents industriels fait toujours office de figure de proue. La scie mécanique dans l’introduction de A Sino-American Chainsaw War nous rappelle que nous ne sommes pas en train d’écouter le nouveau SlipSour.

Toutefois, il y a des éléments un peu plus mélodiques et progressifs, entre autres sur la meilleure pièce de l’album, Goddess Of Filth. Une longue toune de 7:55 avec un doux passage au piano en milieu de chanson. Est-ce que Rage Nucléaire tente une approche plus commerciale? Un nouveau Black Album? Pas du tout. C’est seulement pour t’en mettre plein la gueule plus tard. Ça donne juste un côté un peu plus épique à cette cacophonie macabre. Étrangement, la plupart des critiques sont dures envers Black Storm Of Violence. Certains se plaignent que la voix de Lord Worm semble enregistrée à partir d’une cabine téléphonique. Personnellement, je trouve que ça fait partie du charme. D’autres mentionnent que ce disque manque de férocité, alors je me demande bien comment il est possible de trouver une musique plus féroce. Fouille moé. Black Storm Of Violence porte très bien son nom, c’est froid, violent, et totalement malsain.

Tout comme Unrelenting Fucking Hatred, ce nouveau disque ne se digère pas facilement. Il faut lui donner quelques écoutes pour en apprécier toute sa puissance. Les mélodies, dissimulées sous cette couche de bruit, se développent peu à peu dans tes oreilles. Point de vue réalisation, ça sonne légèrement mieux que sur le premier disque. La guitare fuzzée de Dark Rage est toujours aussi en avant-plan et le jeu du batteur Fredrik Widigs (Marduk) est encore une fois magistral. Ce qui est tout à fait étonnant d’ailleurs, puisque la formation montréalaise n’a jamais rencontré Widigs. Tout se fait à distance. Ok, tu vas me dire qu’on est en 2014, mais il reste que jouer physiquement avec un autre musicien rend la tâche plus facile, mettons.

L’attente en valait donc la peine, je ne suis pas déçu de ce Black Storm Of Violence. Je remarque une évolution au niveau des compositions et l’univers tourmenté de Rage Nucléaire demeure intact. L’effet de surprise est évidemment moins présent, néanmoins ça demeure de la musique de fous, faite par des fous, pour des fous. Comme moi. Peut-être toi aussi…

Cote de Steve: 8 Zoé Zebra sur 10

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«Nous entrons en studio en octobre…» – Entrevue exclusive avec Kurt Brecht de D.R.I.

23 août 2014

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Beau coup de filet de mon chum SebBrutal qui a réussi à me dégoter une rare entrevue avec le légendaire chanteur de D.R.I., Kurt Brecht. Je vénère son groupe depuis mon adolescence, alors j’étais vraiment heureux de pouvoir lui parler. Lui ne semblait pas partager nécessairement mon enthousiasme, j’ai eu des invités un peu plus bavards, mais l’entrevue demeure très intéressante et ça m’a permis d’en découvrir plus sur les projets du groupe. On discute de l’industrie de la musique, sa participation sur le projet Probot de Dave Grohl et plein d’autres trucs. Voici quelques extraits de l’entrevue et tu peux l’entendre au complet en bas de page.

Boulevard Brutal: Lorsque j’ai appris que j’avais une entrevue avec toi, j’ai demandé aux gens sur Twitter si ils avaient une question pour toi. La réponse était unanime, va t-il y avoir un nouvel album de D.R.I. un jour?

Kurt Brecht: Bien on a réservé un studio en octobre dans le sud de la Californie où nous serons d’ailleurs en tournée. Nous allons donc en profiter pour enregistrer avec le réalisateur Bill Metoyer. Il a travaillé sur nos gros albums (Crossover, Four Of A Kind, Thrash Zone), aussi avec Slayer et plein d’autres gros noms.

Boulevard Brutal: C’est la première nouvelle que j’ai à ce sujet!

Kurt Brecht: On ne sait pas trop encore ce qu’on va faire, peut-être juste un EP…

Boulevard Brutal: Avez-vous déjà des chansons de prêtes?

Kurt Brecht: Oui, elles sont toutes prêtes…

Boulevard Brutal: On peut s’attendre à quoi? Un son comme à l’époque de Four Of A Kind ou la période avant?

Kurt Brecht: La période avant. Plus punk rock que métal je dirais.

Boulevard Brutal: Comment va la santé de votre guitariste Spike (atteint d’un cancer du colon)?

Kurt Brecht: Vraiment bien! Il a eu quelques problèmes avec ses doigts il y a environ un an, mais ça va bien maintenant.

Boulevard Brutal: De tous les albums que tu as enregistré avec D.R.I., quel est celui dont tu es le plus fier?

Kurt Brecht: Hmmmm…. Je dirais que je ne suis pas super fier des albums que nous avons fait… Il y a des chansons dont j’étais certain qu’elles seraient bonnes, mais le travail en studio faisait que ça ne fonctionnait pas comme prévu. Pour d’autres, c’est l’inverse qui s’est produit. C’est comme dans les films tsé, souvent même après avoir mis beaucoup d’effort dans la production, le film est poche… Full Speed Ahead est probablement celui dont je suis le plus fier. Et je constate que tranquillement les gens redécouvrent ce disque et s’aperçoivent que c’est un excellent album, même si à l’époque Full Speed Ahead n’a pas créé beaucoup d’impact.

Tu peux donc entendre le reste de l’entrevue ici! Enjoy!

 

 

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Critique de Mordrake – Hollow

5 août 2014

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Hollow est une formation montréalaise qui après quelques années d’existence et plusieurs changements de personnel, nous présente finalement son premier album intitulé Mordrake. Le groupe avait d’ailleurs impressionné bien du monde lors de sa prestation au Heavy MTL en 2012. D’entrée de jeu, je te dirais qu’il en fait tout autant sur disque. Je suis du type plutôt frisquet envers le black/death symphonique, mais je dois avouer que l’approche de Hollow m’a séduit. Mordrake est une galette des plus robuste. Toujours sans contrat de disque, il ne serait pas étonnant de voir Hollow se faire signer bientôt, du moins je le souhaite.

Pour faire changement, je vais te parler de la fin de l’album, car oui, Mordrake se divise en deux parties, la seconde étant vraiment, mais vraiment divertissante. Connais-tu la légende d’Edward Mordrake? Bien c’est un homme qui aurait vécu au 19ème siècle qui possédait un visage féminin derrière la tête. Et bien que ce faciès ne pouvait parler, semble t-il qu’il avait la capacité de rire et pleurer… Pire, ce deuxième visage chuchotait des choses terribles à Mordrake durant la nuit. Tellement que le pauvre a demandé à des médecins de lui retirer cette chose immonde, mais en vain, s’enlevant ainsi la vie à 23 ans. Déconcertant… Baptême, j’en ai même fait un cauchemar… J’avais la face du maire Jean Tremblay derrière mon crâne qui disait sans cesse «Saguenay is a white cities»… Assez pour mettre fin à ses jours me diras-tu.

D’accord, trêve de niaiseries. Le thème est des plus intéressant, mais la musique l’est tout autant. Répartie sur les trois dernières chansons, la saga de Mordrake nous transporte de sa naissance jusqu’à sa mort dans un univers autant brutale que mélodique, tout ça sur la voix versatile et fascinante de Jeff « Mott » Macdermott. Fan de Dimmu Borgir? Tu vas adorer. D’autant plus que les norvégiens semblent en panne d’inspiration depuis un bout… V’la ta chance! En prime, la section symphonique est juste bien dosée pour ne pas tomber dans le côté «fromagée» de la chose.

Quant à la première moitié du disque, je n’ai guère à redire. Les compositions sont éclatantes, encore une fois les influences de Dimmu Burger sont omniprésentes, ajoutée d’une touche du Children Of Bodom des beaux jours. Je dis ça parce que le travail du guitariste Dave « Cadaver » Gagné est digne des plus grands. Ses solos sont savoureux et ajoute au côté mélodique de la musique de Hollow.

Ça te plait? Moi aussi. Un ange qui se fait massacrer, j’aime ça. Fait intéressant, aucun trigger n’a été utilisé durant l’enregistrement des pistes de batterie de Blake « Blaac » Lemieux. Donc ce que tu entends est naturel, ce qui donne une sonorité plus organique à ce Mordrake. Et c’est tant mieux comme ça, j’ai toujours reproché le côté synthétique au métal symphonique. La réalisation de Kevin Jardine (Slaves On Dope, ben oui toé) est irréprochable, le gars a réussi parfaitement à capter le son de Hollow. Autre aspect intéressant dont je ne parle pas assez souvent, la pochette et le livret de Mordrake sont de toute beauté. Ça vaut le coup de se procurer ça en cd. En vinyle j’espère un jour…

Malgré le fait que ce premier opus de Hollow ne soit des plus originaux (les influences sont indéniables), Mordrake est un disque extrêmement bien fait qui me réconcilie avec un style musical que j’avais abandonné depuis belle lurette. Tu peux te procurer Mandrake pour seulement 10$ ici

Cote de Steve: 8.5 faces de pet derrière le crâne sur 10

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Critique de Esoteric Warfare – Mayhem

18 juillet 2014

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Enfin un nouvel album du ‘’True Mayhem’’, comme le dit si bien la page officielle du groupe sur Facebook. Je n’étais pas au courant qu’il existait un faux Mayhem, enfin… Même après 30 ans de carrière, il est toujours intéressant d’accueillir un disque de la formation la plus controversée de tous les temps. Meurtre à l’interne, suicide du chanteur et j’en passe, Mayhem a fait plus parler de lui avec ses actions qu’avec sa musique. Et Esoteric Warfare n’est que le cinquième album complet de ces ténébreux norvégiens. Beaucoup de changement de personnel aussi lors de ces trente ans, le dernier étant le départ (ou la mise à pied) du guitariste Blasphemer. N’ayez crainte, les gars ne l’ont pas mangé ni fait des colliers avec des morceaux de son crâne. C’est un peu ça aussi vieillir…

5 albums sur 3 décennies, c’est pas un gros char. Sept ans après la sortie du confus Ordo Ad Chao, voici donc le très attendu Esoteric Warfare. Et ce que j’apprécie de Mayhem, c’est qu’à chaque fois, tu ne sais trop à quoi t’attendre. Ce que tu penses, le groupe s’en crisse pas mal. Pas question de refaire un De Mysteriis Dom Sathanas, y’a déjà plein d’autres groupes qui s’en chargent. Avec maintenant Teloch (NIDINGR) à la guitare, on pouvait donc s’attendre à quelque chose de différent encore une fois avec Esoteric Warfare.

Différent, oui et non. Bien que Teloch possède un son à la Blasphemer, il ajoute sa touche personnelle sans trop s’éloigner de la ligne directrice de Mayhem. Ce nouveau disque se veut en quelque sorte une rétrospective musicale de la carrière de la formation. Pour la première moitié de l’album, c’est le côté plus agressif et old-school que l’on retrouve entres autres sur Watcher et Psywar (la meilleure pièce du disque à mon avis). C’est également sur ces morceaux que l’incroyable batteur Hellhammer se distingue le plus. J’irais même plus loin en disant qu’il vole carrément le show. Une vraie leçon de blast beats en règle.

Jusque-là, tout va bien. Pour la deuxième moitié toutefois, il faut être un peu plus patient pour en apprécier le plein potentiel. On y retrouve encore une musique sauvage comme à l’époque de Chimera sur Corpse Of Care mais aussi des chansons très glauques aux pauses ambiantes comme l’on pouvait entendre sur Ordo Ad Chao. Rien qui ressemble à Grand Declaration Of War, fort heureusement. C’est d’ailleurs sur ces passages plus expérimentaux que la voix d’Attila prend la vedette. Le gars est littéralement possédé, on se croirait en pleine séance d’exorcisme… Narrations glaciales, cris totalement désespérés, grognements des plus lugubres, tout y est pour que la tête te fasse un 360, Linda Blair style…

Même si plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier Esoteric Warfare (d’où ma critique tardive), c’est un disque beaucoup plus cohérent que les deux derniers. La réalisation est toujours aussi crue mais toutefois plus puissante que sur Ordo Ad Chao. Tu entends même la basse de Necrobutcher, c’est ben pour dire…  Ne cherche pas de Freezing Moon ou de Funeral Fog là-dessus, tu vas être déçu, ta croix à l’envers va passer de travers. À cette étape de leur carrière, il est évident de constater que Mayhem ne refera jamais le même album deux fois, que tu le souhaites ou non.

Cote de Steve: 8 colliers avec des morceaux de crânes sur 10

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Necrobutcher:  »Pis si t’aimes pas ça, FUCK YOU!!! »


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