Witchskull: Porter cette croix gossée dans du bois de grève

Lorsque Lee Dorrian met son sceau d’approbation sur un groupe, il se trompe rarement. Le leader de Cathedral possède Rise Above, son label qu’il gère par passion avant tout. C’est grâce à lui si des groupes comme Uncle Acid and the Deadbeats, Blood Ceremony, Grand Magus et Ghost ont su se frayer un chemin jusque dans nos chastes oreilles.

En 2018, Dorrian a signé Witchskull, un groupe qui nous vient directement de Canberra, la capitale australienne. Rise Above a sorti le deuxième album du groupe, Coven’s Will. Album intéressant, il nous présentait une formation qui œuvrait dans le stoner rock excessivement lourd.

Loin d’être un pastiche de leurs compatriotes d’AC/DC ou de Wolfmother, on sentait que les membres de ce trio qu’est Witchskull devaient plutôt se recueillir à l’autel qui se veut tenu par ce quatuor de Birmingham;  les légendaires Black Sabbath.

Avec leur troisième album A Driftwood Cross, Witchskull ne peut renier ses influences. Ça sent le Sabbath à plein nez. La basse est aussi rondouillarde que celle de Geezer, les riffs sont aussi croustillants et accrocheurs que ceux d’Iommi et les percussions sont fortes, comme celles de Ward.

Au niveau de la voix, ce n’est pas un pastiche d’Ozzy. Loin de là. Claire et légèrement saccadée, la voix de Marcus De Pasquale demeure puissante et possède un certain vibrato qui, malheureusement, pourrait en irriter quelques-uns.

Huit pièces en moins de 40 minutes, cet album ne contient que des chansons qui se veulent tenaces, acharnées même, étant donné qu’elles s’insèrent dans notre mémoire et elles y restent. Riffs mémorables, lignes mélodiques ensorceleuses en plus d’une section rythmique solide complètent le travail qui se veut fichtrement efficace!

Album massif qui mérite de nombreuses écoutes répétées!

Disponible dès le 24 avril, sur Rise Above Records.

www.witchskull.com