Critique de Demonikhol – E-Force

EFORCE

En avril dernier, j’ai eu la chance de jaser avec Eric Forrest, leader de E-Force et ancien chanteur-bassiste de Voivod. On avait parlé alors de son nouvel album intitulé Demonikhol et enfin, il est maintenant disponible! T’es pas familier avec E-Force? S’tu fais dude? Sérieusement, si tu veux découvrir un bon disque de thrash dissonant avec un soupçon de musique industrielle, Demonikhol s’adresse à toi.

Parce que oui, si tu étais un fan de Voivod de l’époque Negatron/Phobos, tu ne seras pas trop dérouté par cette nouvelle galette de E-Force. En écoutant Demonikhol, on constate que Forrest était très impliqué dans l’écriture lorsqu’il faisait partie du légendaire groupe de Jonquière. Ça sonne Voivod, pas de doute. En plus de composer tout lui-même, le torontois d’origine se charge également de la basse et de la guitare rythmique sur toutes les chansons. Pour les solos de guitare, Forrest a su s’entourer de musiciens pas piqués des vers. On y retrouve donc des participations des guitaristes Vincent Agar (Yotangor,Lust)Tomáš Skořepa (Exorcizphobia), Antonello Gilliberto et Dan Baune (Monument) ainsi que Rob Urbinati (Sacrifice). Du bon monde ça. Et c’est le batteur de longue date, Krof, qui tapoche sur ses peaux tel un Denis Coderre qui décrisse une dalle de béton. Tiens ça va te donner une idée…

Même si j’avais bien aimé son prédécesseur (The Curse), Demonikhol se veut un disque qui offre un métal plus diversifié et accrocheur. La brochette d’invités sur l’album en est peut-être la raison. Demonikhol est un autre album-concept qui traite cette fois-ci de la consommation d’alcool. D’après ce que je comprends des textes de Forrest, l’alcool, c’est pas cool. Je me suis d’ailleurs dit la même chose le lendemain du Heavy Montréal 2015 d’ailleurs… Mais ça fini par passer tsé. Fait étonnant, Forrest utilise sa «vraie» voix sur la douce The Day After, une pièce atmosphérique qui comme son titre l’indique, parle d’un lendemain de brosse. C’est tout à fait réussi. Insidious quant à elle me rappelle les belles années d’Exodus avec son thrash plus traditionnel. Et comme Forrest a toujours flirté avec la musique industrielle, la dernière pièce, judicieusement intitulée Last Call, remplit son mandat adéquatement avec un son techno à lequel le torontois d’origine nous a habitué à travers sa carrière.

J’adore la voix de Forrest. Elle se marie bien avec la féroce et très hostile musique de E-Force. Comment je t’expliquerais ça… C’est un mélange de Phil Anselmo (avant qu’il ne perde la voix) et Chuck Schuldiner (R.I.P.). Pour ce qui est de la réalisation, rien à redire, elle appuie rondement le thrash plutôt complexe de E-Force. Bref, Demonikhol est un très bon album. Je trouve ça plate que la musique de Forrest ne trouve pas plus preneur d’ailleurs. Crisse, le gars a vraiment du talent et mérite mieux. Pis je verrais bien E-Force sur La Scène De l’Apocalypse au Heavy Montréal 2016. Ce serait parfait. Just sayin’. Tu peux te procurer l’album ICI.

Cote De Steve: 8 Coderre qui décrisse une dalle de béton sur 10

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