Critique : In Mourning – The Weight of Oceans

InMourning-TheWeightofOceans

Spinefarm Records | 2012

New World Shadows d’Omnium Gatherum paru en 2011 t’as mis K-O tellement t’as trouvé ça puissant? Si tu ne connais pas cet opus, *jedi mind trick* c’est l’album de death mélodique qu’il te faut dans ta collection. Si au contraire, la référence te parle, tu devrais donc retrouver le même genre de feeling en écoutant The Weight of Oceans. Pas nécessairement dans la même mesure j’en conviens, mais juste assez pour considérer sérieusement cette offrande mélodique.

The Weight of Oceans est donc le troisième disque du groupe suédois In Mourning. C’est aussi le plus accrocheur. Mais il faut faire preuve de patience pour saisir l’impact que procurent les passages inspirés, dispersés sur l’ensemble des pièces. En effet, c’est en franchissant le cap de la quatrième minute de Colossus (l’intro, pas mauvaise, peut paraître interminable avant d’entrer dans le vif du sujet) qu’on réalise de quoi il en retourne. Et c’est là que ça va te frapper de plein fouet et que tu vas te réjouir du fait que des riffs mélodiques et épiques qui te chavirent, tout en demeurant heavy, c’est encore possible. Pour vrai, si ce puissant refrain ne te fait pas lever le poil sur les bras, je m’excuse de t’annoncer ça de même, mais t’es sûrement un robot, man!

Bien souvent, les bands ont tendance à nous en foutre plein la gueule avec leurs meilleurs morceaux en début de parcours, puis il peut arriver qu’une fois passé la seconde moitié, un album semble perdre quelques plumes. Ici, c’est le contraire qui se produit. Les premières pistes ont du bon, mais plus on avance dans ce périple en mer, plus le disque est bonifié par de solides compositions. Suite à une ballade assez convenue qui aboutit sur une finale beaucoup plus satisfaisante (Celestial Tear), arrive le fait saillant de ce disque : Convergence. Ça risque de t’achever solide, toute cette beauté combinée à une considérable dose de brutalité. Pour t’en remettre, le groupe propose Sirens, une brève et sereine instrumentale, pour reprendre de plus belle avec l’efficace Isle of Soles (blastbeat à la black metal, grooves à profusion et refrain tueur droit devant). L’avant-dernière pièce camoufle aussi de belles trouvailles. Quant à la conclusion, In Mourning privilégie la lourdeur et la noirceur, plongeant l’auditeur dans les abysses. Oh oui, mention au passage à la jolie pochette illustrant une créature tentaculaire qui doit bien avoir un lien de parenté avec Chtulhu.

Bref, t’auras compris que cet album t’en offre pas mal, de belles lignes qui vont faire plaisir à tes oreilles. Tellement en fait, que si j’avais entendu ça avant de compléter mon Best Ov 2012 , In Mourning ce serait retrouvé côte à côte avec mon meilleur album métal mélodique de l’année, rien de moins.

8 / 10

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