Critique de Born Of The Bomb – Lich King

Lich King n’a vraiment rien à voir avec World Of Warcraft. En fait, si ces thrasheurs old-school avaient voulu s’inspirer d’un jeu vidéo comme nom de groupe, ils se seraient appelé probablement Donkey Kong ou Space Invaders. Born Of The Bomb, le quatrième album de la formation, s’adresse aux fans de Bonded By Blood d’Exodus ou Handle With Care de Nuclear Assault. Originalité? Pas vraiment. Brutalité? En tabarnak.

C’est SebBrutal qui m’a envoyé ce lien par courriel récemment en disant qu’il fallait que j’entende ça absolument:

Pas pire pantoute hein? Je suis accroc depuis ce fameux courriel… Non, le groupe ne réinvente définitivement pas la roue et les gars le savent très bien. Ils avouent que le thrash métal a été perfectionné dans les années 80 mais qu’eux arrivent avec des riffs que les maîtres du style n’ont pas réussi à créer à l’époque. Je ne pourrais mieux décrire le style de Lich King. Born Of The Bomb me ramène directement dans le temps où je me commandais 11 cassettes de métal à la Maison Columbia sous un faux nom sans leur donner une cenne par la suite. Et oui, Lich King est ma sélection du mois. De toute cette bande de bands néo-thrash qui pullulent présentement commes des boutons blancs sur la face d’un ado, la troupe de Greenfield au Massachussets est définitivement celle qui ressort le plus du lot.

L’album commence avec l’obligatoire All Hail qui leur sert probablement d’intro en spectacle et c’est avec We Came To Conquer que le bal s’intensifie et baptême que ça rentre au poste. Ça se poursuit comme ça tout le long et tu te réveilles après 50 minutes comme si t’avais mangé une couple de coudes dans la face dans un moshpit aux Foufs. Tiens, un autre exemple pour te faire comprendre:

Bien que Lich King déferle leur métal avec sérieux, le groupe a un sens de l’humour délirant et n’hésite pas à «bitcher» les autres bands comme Gama Bomb sur We came To Conquer ou encore fantasmer de détruire ceux qui n’achètent pas de merch à leurs concerts sur Fan Massacre. Friendly violent fun comme disait Exodus et telle est la devise de Lich King. Et quand je dis sérieux, c’est surtout sur la pièce Agnoticism, qui se veut le véritable épicentre du disque. Le groupe s’aventure en terrain plus progressif, démontrant qu’ils ne sont pas que des cabotins se saoulant avec de la Pabst, mais aussi des musiciens chevronés.

Lich King ne lésine vraiment pas pour rendre hommage à leurs héros et il en est de même pour la réalisation, ça sonne rétro à l’os. On dirait que la sonorité a été conçue pour être appréciée en vinyle, avec la fameuse étiquette «speed metal» sur la pochette comme le faisait le regretté Banzai Records dans le bon vieux temps. Et comme si ce n’était pas assez, le groupe reprend avec brio le classique Agents Of Steel, des légendaires Agent Steel, groupe phare du temps où t’avais l’air cool quand t’avais une «coupe Longueuil» et que tu portais des Daoust 301. L’album thrash de l’année.

Cote de Steve: 9 traces de break dans tes bobettes Pierre Cardin sur 10

There is one comment

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s