Critique de Gergovia – Catuvolcus

Je me devais de vous parler de ce deuxième album du groupe originaire des Bois-Francs, Catuvolcus. Le groupe est en nomination dans la catégorie «album métal de l’année» au GAMIQ (Gala alternatif de la musique indépendante) aux côtés d’Anonymus, Beneath the Massacre, La Corriveau et Burning the Opressor. Une chose est certaine, Catuvolcus n’a pas volé sa place dans cette compétition. Gergovia est un excellent album de black et de (j’ai la gorge serrée ici) folk métal… Comme vous le savez probablement, j’ai beaucoup de misère avec le genre malgré tout le respect que j’ai pour ce style et ceux qui le pratiquent. Pourtant j’ai le profil idéal pour être un amateur, j’adore faire la fête, d’ailleurs à ma naissance les médecins ont dû utiliser des forceps pour retirer la grosse 50 qui m’accompagnait dans le ventre de ma mère… J’aime bien aussi dans mes temps libres m’enduire d’urine pour attirer la femelle tout en portant un chandail de loup , mais hélas il n’y a rien à faire, le folk métal et moi, c’est deux…

Mais tout ça, c’était avant d’entendre Gergovia. Catuvolcus a réussi l’impossible, du moins en ce qui me concerne, soit réussir avec une aisance irrésistible à intégrer du folk avec du black métal. Je n’aurais jamais cru écrire ces lignes un jour… Leur métal est épique et cru mais les refrains sont festifs et vous restent accrochés en tête pour les jours qui suivent.

Les gars ont dû en mettre du temps à composer cet album. C’est un disque concept basé sur la guerre entre la Gaule et les armées de Jules César qui parvient à nous mettre dans l’ambiance de l’époque dans une sonorité plus que moderne. Ça sent le sang souillé, la terre, la mort… Et la bière!!! Ce qui est encore plus agréable, c’est que Catuvolcus a les couilles de faire sa musique en français et c’est tout en leur honneur. Les neuf longues pièces aux accents progressifs et parfois mélancoliques sont entrecoupées de sons d’ambiance comme de la pluie, des armes blanches qui s’entrechoquent, de l’eau, bref vous voyez le genre. Mais comme le thème est la guerre, les fous furieux de Catuvolcus nous décapitent avec leurs glaives d’un simple coup de poignet avec des titres extrêmement bestiaux comme la saisissante Litaviccos.

On dit souvent qu’on est jamais mieux servi que par soi-même et c’est Maxime Côté, guitariste de la formation, qui prend la réalisation en charge. Il réussit avec brio à nous transporter dans cette aventure celtique en mettant en valeur tous les instruments et particulièrement la voix haineuse de Pierre-Alexandre Plessix. Le bassiste Matrak Tveskaeg y va quant à lui de magnifiques solos tout au long du disque, c’est plutôt rare de nos jours qu’un bassiste se démarque et prenne sa place dans une musique aussi brutale, chapeau!!! Qui dit folk dit nécessairement nature, alors j’aurais apprécié pouvoir entendre un vrai batteur et non un drum programmé. Le travail est très bien fait, c’est à peine perceptible, mais je m’en suis quand même aperçu. C’est toutefois un détail mineur qui ne mine en rien la qualité de l’enregistrement. Ça te prend ça, mon gros guerrier poilu!!!!

Cote de Steve: 8.5 chandails de loup plein de sang sur 10

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