NECROPANTHER — entrevue avec la découverte de l’année

necropanther interview

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Quand j’ai reçu le nouveau disque de Necropanther, j’ai capoté ben raide. Afin d’être le premier à caller la shot, j’ai rapidement nommé Eyes of Blue Light comme étant un sérieux candidat à notre Best OV 2018. C’est gros de même. C’est une solide découverte et je suis certain que le groupe va monter pas mal haut dans les échelons du genre. Ça fait que j’ai posé quelques questions aux gars, juste pour savoir un peu plus ce qu’ils ont en tête pour le groupe et ce qui s’en vient en 2018.

L’album Eyes of Blue Light sera disponible le 23 février. En attendant, tu peux écouter le premier extrait juste ici 👇

PA: PAUL ANOP, GUITARE, CHANT
MC: MARCUS CORICH, BASSE
JJ: JOE JOHNSON, GUITARE

Sebbrutal : Salut les boys, pouvez-vous nous donner un peu d’historique sur le groupe?

JJ : Haakon Marcus et moi avons joué ensemble à plusieurs reprises depuis 10 ans. Paul et notre bassiste précédent sont déménagés ici à Denver à la recherche de membres pour leur groupe. Croyez-le ou non, j’ai répondu à leur annonce Craiglist et j’ai attiré Haakon du même coup. Marcus s’est joint au groupe pendant que nous composions le nouveau disque.

MC : Je joue avec Haakon depuis 2004. Nous avons été dans HAVOK, DOMINION et quelques autres projets. Par la suite j’ai rencontré Joe en 2007 et tous les trois nous avons joué dans MOORE. Je savais que c’était avec ces gars-là que je voudrais faire de la musique. Après une rencontre et un essai avec Paul, j’ai senti que c’était un excellent fit. Ces p’tits gars sont faits pour moi.

PA : J’ai toujours été un fan de musique heavy et j’ai toujours voulu bâtir un band heavy. Je savais qu’en déménageant à Denver je trouverais les meilleurs musiciens pour arriver à mes fins. C’est exactement ce qui est arrivé.

Ce n’est pas une surprise pour vous si je vous dis que j’entends plusieurs influences dans votre musique comme du vieux In Flames, du Carcass et du Skeletonwitch? Avez-vous été influencés par ces groupes?

PA : Ah c’est sûr, on écoute ces groupes depuis plusieurs années. Personnellement je suis davantage inspiré par les expériences de la vie que la musique cependant.

MC : C’est certain que musicalement Necropanther navigue dans les mêmes eaux que les groupes mentionnés. Cependant notre groupe est influencé par une tonne de choses. De mon côté j’ai un gros background de thrash, metal et punk rock, mais j’aime aussi le death et le black metal. Je peux jouer aussi des styles différents comme le jazz, le funk et le blues. Nous avons pigé dans plusieurs styles musicaux pour composer l’album Eyes of Blue Light. Je pense que nous allons offrir de plus en plus de diversité musicale dans le futur.

JJ : Le vieux In Flames est ce qui m’a poussé vers les premiers démos que Paul a composé. Mes influences sont dans le power metal — les racines ancestrales du son de Gothenburg. Nos fans seraient surpris de voir ce qu’on écoute. Après les pratiques, on chill chez Paul et on regarde des vidéoclips en provenance de son iPhone vers son Apple TV. Si vous nous voyez faire une étrange reprise, probablement que l’idée vient de là.

Vous avez choisi Felipe Patino (Rise Against, NOFX)  pour enregistrer l’album et Fredrik Nordstrom (Dimmu Borgir, At the Gates, Arch Enemy, In flames) pour le mixage et le matriçage. C’est étrange comme duo, mais ça fonctionne. Est-ce que c’était le plan initial?

JJ : On a travaillé avec Felipe à l’époque où il travaillait au studio The Blasting Room ainsi que pour notre album précédent. À l’époque c’est Eric Rutan et Alan Douches qui ont fait le mix et le matriçage. Felipe est très objectif dans sa vision de ce qu’il faut pour obtenir un bon disque. Je ne vois pas une autre place au Colorado qui peut rendre l’expérience aussi agréable qu’avec Felipe. Son background est davantage punk et je pense que ça apporte une autre perspective sur notre musique. Pour ce qui est de Fredrik, j’ai toujours voulu travailler avec lui. Évidemment, notre son mélodique est totalement dans ses cordes. Fredrik a rapidement su ce que nous voulions — son travail était impeccable dès le début. On a même eu de la misère à trouver des choses à améliorer.

PA : Felipe a été chercher en nous le son brut idéal au travail de Fredrick.

Comment avez-vous eu l’idée de faire un album thématique à DUNE? J’imagine que vous êtes des fans de ce roman de science-fiction?

JJ : On aime bien les classiques de science-fiction dans le genre ou les trucs plus kétaines des années 80. Notre premier album est à propos du film The Terminator. Nous sommes comme les ZZ TOP du death metal : gros concepts par des gars pas trop intellos. Nous avons jonglé avec quelques idées, mais quand le thème de DUNE est sorti, j’étais vendu.

PA : Faire un album concept nous donne l’occasion d’explorer un grand éventail de styles d’écriture à travers une excellente histoire.

MC : Pour moi, la relecture de ce roman a été comme un devoir supplémentaire pendant l’enregistrement de l’album. C’est vraiment une histoire de science-fiction très influente avec beaucoup à offrir. Faire un album death metal à partir d’une histoire d’un autre temps est une excellente idée. C’est l’fun aussi d’éviter les clichés metal dans les paroles tout en étant artistiquement stimulant, émotif et brutal.

Parlant de DUNE, êtes-vous excités un peu par le remake du film??

PA : Je suis excité et surpris qu’ils fassent un remake de ce film. Le timing est bon faut croire! S.V.P, faites-leur savoir qu’on a une trame sonore de disponible!

JJ : J’aime la version de David Lynch, mais ce n’est pas fidèle au roman. Je suis un grand fan de cette histoire que j’ai lue chaque année pendant mon enfance. Je veux voir ça dans toute sa splendeur avec une réalisation moderne.

À quoi pouvons-nous nous attendre de Necropanther en 2018? Jouerez-vous quelques festivals? Est-ce qu’une date canadienne est dans les plans?

PA : De l’écriture, encore de l’écriture. Nous ferons plusieurs shows  à Denver. Notre scène locale est très florissante en ce moment. Nous planifions faire quelques spectacles à l’extérieur de la ville et on l’espère, quelques festivals. Jouer au Canada serait vraiment l’fun!

JJ : J’aime tellement jouer nos chansons avec les gars du band. Comme Paul a dit, la scène metal de Denver est très forte en ce moment. On va y jouer beaucoup. Nous voulons vraiment jouer devant le plus de monde possible alors on va se promener un peu. J’aimerais beaucoup aller au Canada.

MC : L’année 2018 sera la routine pour nous : faire des shows, composer et grandir. Nous sommes excités par tout ça. Nous prenons le groupe au sérieux et nous avons beaucoup de fierté à nous produire en spectacle. On aime ce qu’on fait.

Je ne peux pas parler à des gens du Colorado sans parler de hockey un peu. Est-ce que le bon vieux Patrick Roy vous manque?

MC : Je dois te dire mon gars qu’en matière de hockey, Roy était le parfait lunatique autant entre les poteaux que derrière le band. Ce qui me manque le plus est les bagarres, les entrevues d’après-match, la pression sur les Ducks d’Anaheim et sa gestion du match en tant que coach. Par contre la chose qui nous manque le plus est la victoire. C’est l’fun de revenir sur la track après l’échange de Duchesne. Go Avalanche Go!

PA: PAUL ANOP, GUITARS. VOCALS
MC: MARCUS CORICH, BASS
JJ: JOE JOHNSON, GUITARS

Sebbrutal : Can you give us a little background on the band?

JJ:  Haakon Marcus and I have played together in various combinations for about 10 years.  Paul and our previous bass player moved here from Kansas in search of players for their band.  Believe it or not, I answered their Craigslist ad and pulled Haakon in.  Marcus joined while we were working on the new record.

MC:  I’ve played with Haakon since 2004 in HAVOK, DOMINION and other projects here and there.  I met Joe in 2007 and played with him and Haakon in MOORE.  In both cases, I knew right away these were the guys I most wanted to make music with.  Upon meeting and playing with Paul, I felt the situation was ideal.  These are the dudes for me.

PA:  I have always been into heavy music and I wanted to build a heavy band.  I figured I could get the best players if I moved to Denver.  And that’s exactly what happened.

Won’t be a surprise if I tell you I can hear some Carcass, Skeletonwitch and old In Flames in Necropanther.  Were you influenced by these bands?

PA:  Of course – we have all been listening to those bands for many years.  Personally, I am a bit more inspired by real life experiences than actual music.

MC:  Given the musical content of Necropanther of course, we flow in the same vein as those bands.  However, this band has a massive sphere of influence, musical and otherwise.  I have more of a thrash/metal/punk rock background by love black and death metal.  I have experience playing a multitude of styles:  jazz, orchestral, funk, blues, etc.  We draw from all manner of music, classical to avante garde.  Eyes of Blue Light has a wide array of subtle cherry picking from other musical genres amalgamated into metal songs.  I believe EoBL and our future projects will demonstrate our diverse stylistic interests even further.

JJ:  Yes, old In Flames was what drew me to Paul’s original demos.  My influences are along the lines of power metal – the ancestral precursor of the Gothenburg sound.  We all listen widely, maybe much more widely than our fans would expect.  After band practice, we hang out at Paul’s place and watch PTV, which is Paul’s Apple TV running music videos from his phone.  If we play a crazy cover, you can bet we saw it on PTV first.

 

The choice of having Felipe Patino (Rise Against, NOFX) recording the album and Fredrik Nordstrom (Dimmu Borgir, At the Gates, Arch Enemy, In flames) mixing and mastering is quite unusual but it works perfectly,  Was it intentional to work that way?

JJ:  We’ve worked with Felipe several times before, from his days at The Blasting Room and on our last record as well (where we then used Eric Rutan and Alan Douches to mix and master).  He has an objective view of what it takes to make a good record, as well as what he can expect from us as individual performers.  Working with him is always such a great situation, there are very few other places in Colorado that I would even consider.  I also think there is a benefit to having the additional perspective of Felipe having more punk credentials and bringing that to our sound.

Working with Fredrik is something I’ve wanted to do in various projects for a very long time. Obviously, with the influence on our sound that we’ve already touched on, but even more so with the melodic material on this record, he was the ideal choice.  We attended the mix.  Often it can be challenging to communicate an artistic vision to the engineer, but Fredrik immediately understood what we wanted and delivered it.  His initial mixes were so good that it was challenging to find details to improve.  That’s a very unusual position for this band to find ourselves in, but I’m thrilled with the result.

PA:  Felipe got us the great raw sounds for the foundation of Fredrik’s amazing mix.

How did the idea of doing a Dune-themed album come out?  I guess you guys are all fans of this classic sci-fi novel?

JJ:  We like classic or cheesy 80’s sci-fi.  Our first album was based on The Terminator.  I think of us as a death metal ZZ Top:  high concept and low brow.  We batted around a few ideas, but when someone mentioned Dune, that was it for me.

PA:  A concept album also gives us the opportunity to weave our diverse songwriting styles into a great story.

MC:  For me, part of the homework for this project was re-reading Dune during recording.  It’s a seminal sci-fi novel with a lot to unpack.  I think that it’s a really rad idea to write a death metal album utilizing a preexisting story for lyrical content.  It’s also nice to avoid prototypical metal clichés lyrically while creating something artistically stimulating, poignant and beautifully brutal.

Talking about Dune, are you excited by the remake?

PA:  Yes I am.  I was actually surprised when I heard they were doing a remake.  Good timing, I guess.  Somebody let them know we have a soundtrack ready to go.

denis villeneuve dune

JJ:  I love the David Lynch movie, but it’s not true to the book at all.  I’m a big fan of the book.  I used to read it every year when I was a kid, and I would love to see that fully realized as a glossy, modern production.

What can we expect from Necropanther in 2018?  Will you play some festivals?  Is a Canadian date in the plan?

PA:  Always more writing.  Playing lots of local shows – the Denver scene is pretty incredible right now.  We’re also planning out of town shows right now, and hopefully including some festivals on the calendar.  Canada would be fun to play!

JJ:  I just like playing these songs with my bandmates.  As Paul said, the Denver metal scene is really strong right now so we’ll play here a bit, as well as Kansas where Paul’s from and surrounding states.  We want to play for as many people as we can.  That said, we’re travelers and we can definitely stand up to heavy duty bands.  I’d love to go to Canada.

MC:  This year is going to be more of the same:  Play out, write, record, grow and we’re looking forward to it.  This is a band that takes all facets of its craft seriously and prides itself on live shows and playing a variety of venues.  We love playing music with each other.  Not much is out of the question.

 

I can’t talk to people from Colorado without talking about hockey.  Do you guys miss the good ol’ Patrick Roy?

MC:  I tell you man, as far as hockey goes, Roy was lunatic fringe in the best way.  Both between the pipes and behind the bench.  I miss the goalie fights, the interviews, pushing the stanchion on Anaheim, pulling his goalies with like 10:00 left, all the antics.  But most of all we miss winning.  It’s nice to be back to form behind Sakic and Bednar after the Duchesne trade.  Go Avs, go!

PATRICK ROY DENVER

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