Critique de Dance and Laugh Amongst the Rotten — Carach Angren

carach angren

Season of Mist
Date de sortie : 16 juin 2017
Par Pascal Doyon

Du bon bonbon noir!

J’ai découvert Carach Angren sur le tard (et grâce à Boulevard Brutal!). J’avais entendu quelques chansons ici et là, mais Death Came Through a Phantom Ship m’avait convaincu de poursuivre mon exploration de l’univers paranormal du groupe. Et ça m’a permis aussi de faire la paix avec le black metal symphonique, un genre que je pensais corrompu pour toujours par un certain groupe britannique qui fait des albums assez moyens depuis beaucoup trop longtemps. *tousseTusaisdequijeparletousse*

J’ai donc eu l’honneur de critiquer le dernier bijou du groupe néerlandais, Dance and Laugh Amongst the Rotten. J’avais quelques attentes, mais rien de particulièrement inatteignable, puisque je suis encore dans ma phase an…de découverte du groupe. Est-ce que j’ai été déçu au point d’aller boire une Heineken pour ne pas me mettre à détester les Pays-Bas?

Dance and Laugh Amongst the Rotten est un très bon album concept. En gros, l’album raconte l’histoire d’une fille qui trouve une planche de Ouija et qui décide de s’en servir pour communiquer avec différents esprits (qui sont les noms des chansons). Si, comme moi, tu es un fan d’émissions de chasseurs de fantômes et de reconstitutions assez médiocres d’événements surnaturels dans celles-ci, tu sais que la planche de Ouija, c’est la pire des inventions et une porte vers le monde des esprits démoniaques. Ça et faire des rénovations dans une vieille maison, pour une raison un peu floue, les fantômes détestent ça quand tu viens défoncer des murs et enlever leur tapis laid qui date de l’époque où l’amiante, ça donnait encore des jobs à Thetford Mines.

Bon, je m’éloigne un peu du sujet. Comme je disais, chacune des chansons raconte une histoire reliée à la pauvre fille qui joue avec le maudit instrument du yab’e. Honnêtement, le concept est un peu tiré par les cheveux par moment, ou il aurait pu être un peu mieux exploité que ça, mais ça n’enlève rien à la qualité de l’album. On comprend la direction où ils veulent nous amener (vers un cauchemar TÉNÉBREUX) et je me suis laissé faire comme dans la défunte Maison hantée de La Ronde. Certains titres sont plus heavy que ce qu’on est habitué avec Carach Angren et c’est le bienvenue, je pense notamment à Blood Queen. D’autres sont des candidates parfaites pour qu’une foule chante avec le band, telle que Song of the Dead.

Pour ceux qui se demandaient si Carach Angren retournait à un son plus «raw» black metal comme sur Lammendam, je vais briser votre coeur noir. Non, on s’éloigne encore plus de ce son pour embrasser le côté plus théâtral du black métal symphonique. Mettons qu’on est en territoire de Dimmu Borgir plutôt que Burzum ou Emperor. Personnellement, j’aime bien le chemin qu’ils prennent et Dance and Laugh Amongst the Rotten est un pas dans la bonne direction. J’ai embarqué dans l’album et la noire pièce de théâtre m’a séduit. C’est moins pompeux et orchestral que, mettons, Abrahadabra, mais ça rend le tout plus accessible pour le simple mortel que je suis.

Si t’aimes le black metal symphonique, Dance and Laugh Amongst the Rotten devrait rejoindre ta collection de record ou ta liste Spotify. Ou Tidal. Mais qui utilises ça hein? En tout cas, tu vas apprécier la lente, mais intéressante évolution de Carach Angren sur ce dernier opus, crois-moi (et en toi, c’est important).

 

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