Valient Thorr : le sel est passé date

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Les rockeurs de Valient Thorr sont de retour avec Old Salt, mine de rien, leur sixième album. Un disque ancré dans le rock terreux du sud américain nimbé de blues, de christianisme et de Jack Daniels.

Sur Old Salt, la recette de Valient Thorr ne change pas : on construit les pièces autour des prouesses des guitaristes Eidan et Deimos Thorr et du chant frénétique de Valient Himself. Mais l’exercice se veut sur Old Salt anormalement lisse, poli (du verbe polir) et, même si je ne sais pas ce qui s’est consommé en studio, j’ai envie d’ajouter sobre.

Il y a dans ce constat une part d’évolution. Si Valient Thorr veut sonner comme des ZZ Top contemporains, tant mieux pour eux, ils ont le talent le le faire. Il ne faut pas s’en étonner, à chaque parution, le groupe écarte un à un tous les éléments subversifs de sa musique… comme un striptease, mais à l’envers. Valient Thorr s’est affairé à se dissocier graduellement de tout ce qui était «métal» et de déviant dans sa démarche.

Mais il y a aussi une part de blâme à attribuer à la production. Pour vrai, franchement. C’est flat comme un 7Up de gastro entérite. La ligne rythmique est tellement aplanie au mix qu’on jurerait que la post-production a été confiée à Jason Newsted et Lars Ulrich (voir …And Justice For All). Et les guitares ! Elles sont certes partout, mais elles manquent cruellement de textures : elles sont toujours jouées dans le tapis, sans effet, ce qui fait que les procédés techniques de Eidan et Deimos finissent rapidement par sembler limités et donc répétitifs.

Au chant, on entend un Valient Himself qui a le charisme d’un conseiller financier de la banque Scotia ce qui n’améliore en rien l’aspect interchangeable des compositions de ce Old Salt.

Donc production plate, mais livraison en deçà des attentes également.

Dommage pour les amateurs qui suivent le groupe dans ses délires depuis le début pour sa musique énergique et déjantée et pour les prestations endiablées du leader charismatique et de ses comparses.

Et si le groupe est pour s’écraser de la sorte ils devraient tant qu’à faire changer de nom puisque celui-ci fait référence à un groupe présumément venu de Vénus à la fin de années 50 pour rencontrer le président américain Einsenhower.

Bref, Old Salt demeure un album de guitares, mais ca ne l’empêche pas d’être inintéressant.

Vous trouverez d’ailleurs tous mes CDs de la bande  sur un banc du parc Molson dans 12 minutes. Cette critique s’autodétruira dans 20 secondes. Stop.

MA NOTE SALÉE : 3 / 10

Valient Thorr
Old Salt (Napalm Records, 29 juillet 2016)
44 minutes

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About Jean-Simon Fabien

Journaliste, chroniqueur @CamuzMontreal, clé à molette, fan de stoner-rock et des Maple Leafs du Toronto (mettons...). J'ai mon bac brun dans #RosePatrie aussi

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