Critique en DUO du nouveau Faith No More

Faith-No-More-Sol-Invictus

Steve Dallaire

D’entrée de jeu, je te dirais que Sol Invictus de Faith No More me laisse mi-figue, mi-Félix Séguin. Pourtant, ma première écoute fût plutôt satisfaisante. Mais bon, l’album jouait en background dehors chez un ami et le son était franchement mauvais. Je m’excuse mon ami en passant de dire ça… Je suis un fan de Faith No More. Un vrai. Angel Dust, paru en 1992, fait partie de mon top 5 à vie. Pas de farce. J’ai même créé une chorégraphie pour la pièce A Small Victory toé chose. C’est de toute beauté. Encore plus beau quand je suis tout nu. Enfin… Quand le groupe a « teasé » l’an dernier la création d’un nouveau disque, je n’en revenais pas baptême. Je n’attendais pas plus le retour de la formation américaine sur disque que le retour des Nordiques à Labaumeville.

Donc il est maintenant arrivé, le tant attendu Sol Invictus. Les deux singles parus plus tôt (Motherfucker et Superhero) m’ont beaucoup plu. Mais comme tout album de Faith No More, ça prend du temps à digérer. Comme le Burger Of Northern Darkness de #Grindcardo. Bref, et je le mentionnais plus tôt, je suis pas encore sûr de l’aimer. Je l’ai écouté souvent, très souvent. J’avais mis aussi beaucoup de temps à apprécier Album Of The Year et Angel Dust à l’époque. Puis à un moment donné je me suis mis à embarquer. Comme ça. Je vais donc commencer par les points négatifs que je constate à date à force d’écouter l’album not of the year.

Premièrement, sortir un disque d’à peine 39 minutes après 18 ans d’absence? Euh… T’avais pas plus d’inspiration que ça dude? Il y a des EP qui sont aussi longs que ça maintenant tsé. C’est décevant pour un fan comme moi. Mais j’aurais pardonné facilement si tout le matériel proposé était solide, mais ce n’est pas le cas, enfin pour le moment. Matador entre autres, avec ses six minutes interminables, n’apporte rien de bon. On reconnaît le style Faith No More, pas de doute, mais la toune ne mène nul part. Plate. Et c’est un peu ça aussi le problème avec Sol Invictus, c’est du Faith No More certes, mais pas aussi éclaté que ce que le groupe nous avait habitué. Idem pour les chansons Rise Of The Fall et Cone Of Shame. Rien à faire. Je les écoute. Elles me laissent froid. Rien qui m’inspire une chorégraphie là-dessus, genre.

Évidemment, il n’y a pas que du mauvais, au contraire. Les tounes qui sont bonnes sont très bonnes. Mis à part les deux extraits disponibles, la plus remarquable est Black Friday. Elle vaut l’achat du disque à elle seule en fait. On y retrouve des mélodies acoustiques qui flirtent avec le pop, genre Neil Diamond. Irrésistible. Sunny Side Up possède également un côté plus pop qui est très agréable. Toutefois, c’est vraiment sur Separation Anxiety que Faith No More se lâche lousse. La pièce porte bien son nom. Heavy avec une ambiance claustrophobique. C’est parfait. Autre point positif, la voix de Mike Patton. Le gars n’a rien perdu depuis toutes ces années. Faut dire qu’il se garde occupé aves ses innombrables projets (Fantômas, Peeping Tom, Tomahawk et j’en passe…). Il brille de tout feu sur ce Sol Invictus. Vraiment.

Là je me relis, pis je ne sais pas quelle cote donner à ce disque. Ça me fait mal au coeur. Est-ce qu’un jour ça va débloquer dans mon p’tit cerveau et je vais me mettre à soudainement capoter dessus? Peut-être. Pis l’épouse me met de la pression. Elle l’aime Sol Invictus elle. Elle le veut en vinyle, moi aussi j’avoue. Patience, il ne sera disponible dans ce format qu’en août. Fuck d’impression ça l’air… On va être là d’ailleurs pour la prestation de Faith No More au Heavy Montréal. Tu viendras nous saluer… Ok, je me lance.

Cote de Steve: 6.5 chorégraphies tout nu sur 10

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Alexandre Duguay

Le retour de Faith No More a toujours été peu probable. Pas impossible, mais quasi inespéré. Il fallait quand même remonter en l’an 1997, pour être en contact avec leur matériel le plus récent sur l’opus jusque-là posthume intitulé Album Of The Year. En y réfléchissant un peu, ce disque ne portait pas si bien son nom…

Or, il y a près d’un an, les fans du groupe flippaient à mort suite à un tweet qui laissait présager un tout nouvel opus. La chose s’est ainsi concrétisée avec Sol Invictus. Si j’étais un tantinet paresseux et un brin de mauvaise foi je résumerais le résultat comme suit : Finalement, l’annonce du retour de FNM était beaucoup plus excitante que l’album en soi.

Je ne me suis pas fié qu’à ma première impression et j’ai fait mes devoirs. J’ai donc écouté Sol Invictus au travail, au repos (dans le métro, en route vers le boulot) et dans les loisirs (en passant l’aspirateur). Conclusion : je mène donc bien une hostie de vie plate! Mais au-delà de ce déprimant constat, Sol Invictus, sous ses airs de déjà entendu, possède bien quelques moments satisfaisants.

J’avoue ne pas avoir été renversé par le premier extrait, Motherfucker, morceau qui me laisse toujours ni chaud ni froid d’ailleurs. Mais ça, c’est ma relation amour/haine avec FNM. Certaines de leurs compositions m’ont toujours terriblement ennuyé. Aucun album n’y échappe. En revanche, Sol Invictus se bonifie véritablement au fil des écoutes. Demeurant fidèles à eux-mêmes et tout en demeurant dans la lignée de King For A Day… et Album of The Year, la bande menée par l’excellent et polyvalent chanteur/caméléon Mike Patton (Mr. Bungle, Fantomas, Tomahawk…) ne risque pas de surprendre, mais mérite toute l’attention de ses fans.

Au moment d’écrire ces lignes, j’en suis à ma cinquième écoute, et je peux affirmer avec de plus en plus de certitude que ce Sol Invictus m’apparait supérieur au dernier disque qui remonte à 18 ans déjà. Angel Dust demeure à mon humble avis inégalé à ce jour, et sans être sur le cul par la nouvelle offrande, je suis heureux de constater que FNM n’est pas trop rouillé. On sera donc bien heureux d’entendre le nouveau matériel, tout comme leurs meilleurs succès, lors de la prochaine édition du Heavy Montreal.

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Anecdote Epic!

Malgré une foule plutôt indisciplinée, FNM est le seul groupe qui avait livré la marchandise lors du spectacle au Stade Olympique en 1992 (j’y étais). Metallica avait dû arrêter son set alors que James Hetfield avait été atteint par un effet pyrotechnique. Quelques heures plus tard, un certain Axl Rose abruptement interrompu la performance de Guns N’ Rose en présentant son doigt d’honneur, ce qui avait déclenché toute une émeute. Epic!

 

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