Entrevue avec Jim Gregory de Solium Fatalis

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Ok, le nom Solium Fatalis ne te dit probablement pas grand chose en ce moment, mais ça ne saurait tarder. T’en fais pas, je ne connaissais rien de ce projet jusqu’à ce que Galy Records m’envoie une copie du nouvel album, The Undying Season. Une seule écoute et j’étais convaincu : ce disque figurera parmi les meilleures parutions death métal de 2015. Ça te prend ça dude… J’ai eu la chance de jaser avec Jim Gregory, leader du projet, via Skype. Moi dans mon sous-sol à Chicoutimi-Nord, lui au Qatar, pour le boulot. 10 381 kilomètres entre nous deux. Mais dans la vraie vie, le gars vis au New Hampshire… Toutefois vous allez pouvoir constater que Gregory affectionne beaucoup Montréal. J’aurais bien aimé pouvoir intégrer l’enregistrement de la discussion, cependant la communication était difficile, donc voici la traduction intégrale de l’entretien.

Boulevard Brutal: Tout d’abord, félicitations pour The Undying Season, c’est un excellent album… Ma première question peut paraître niaiseuse, mais comment t’arrives à écrire de si bons riffs?

Jim Gregory: Les riffs… Ha! Ha! Il n’y a pas de réponses faciles à ça. Ils arrivent comme ça. Récemment j’attendais quelqu’un qui a passé comme 40 minutes à la salle de bain, j’ai donc eu l’temps de lire un article dans un magazine qui m’a inspiré une musique, j’avais une chanson juste comme ça. Même chose pour les textes, c’est très spontané, ça vient tout seul.

Boulevard Brutal: Pour ceux qui ne connaissent pas Solium Fatalis, comme décrirais-tu ta musique?

Jim Gregory: C’est pas facile de décrire sa propre musique… Mais je trouve qu’il y a un peu de tout dans ce que je fais. J’essaie d’intégrer ce que j’aime et il y a plein de trucs que j’écoute, dont des groupes de Montréal. Particulièrement ceux avec un côté plus extrême comme Cryptopsy et Obliveon. Donc je m’inspire de tout ça tout en tentant de créer quelque chose qui me ressemble. Mais c’est juste du death métal tsé… J’aime aussi le vieux stock comme Morbid Angel, Cannibal Corpse, et certains groupes européens comme Entombed et Dismember. Je me tiens à l’affût des nouveaux bands aussi.

Boulevard Brutal: Tu mentionnes des formations montréalaises, tu as enregistré The Undying Season à Montréal, n’est-ce pas? Comment tu t’es fait des connections ici, as-tu des liens avec la mafia québécoise?

Jim Gregory: Ha! Ha! Je suis un membre honorifique… Je suis un prospect.

Boulevard Brutal: Chris Donaldson de Cryptopsy a réalisé l’album et Flo Mounier et Olivier Pinard également de Cryptopsy ont participé à l’enregistrement du disque… Comment c’était de travailler avec eux?

Jim Gregory: Ces trois musiciens sont incroyables. Steven Henry de Neuraxis a travaillé un peu avec nous aussi et il a fait le «lyric video» pour la pièce Salient… Chris Donaldson est probablement la personne la plus professionnelle avec qui j’ai travaillé et c’est un monstre à la guitare, bien meilleur que moi en tout cas. Lui, Flo et Oli sont des musiciens réputés et on a eu beaucoup de plaisir ensemble. Tellement qu’on ne parlait presque pas de musique, on ne faisait que rigoler ensemble!

Boulevard Brutal: As-tu obtenu le son que tu voulais pour The Undying Season?

Jim Gregory: Totalement. Je croyais avoir atteint mon but lors du premier disque avec Dirk Verbeuren (Soilwork) et Fredrik Nordstrom (At the Gates, Dimmu Borgir). Mais pour le nouvel album, il y avait une chimie entre nous qui ne se compare pas.

Boulevard Brutal: Tu es un vétéran de l’armée américaine, tu as certainement vu des trucs assez perturbants, est-ce que c’est le genre de choses qui t’inspirent pour les textes?

Jim Gregory: Absolument. Et j’essaie de traduire ça dans mes chansons. Je te dirais que c’est la tâche la plus difficile à faire, soit réussir à transmettre le message que je veux envoyer aux gens qui m’écoutent. Que ce soit quelque chose que j’ai vu en Irak ou ailleurs, ce n’est pas toujours facile. Mais j’essaie de ne pas virer fou avec ça non plus.

Boulevard Brutal: Mais j’ai remarqué que les films d’horreur t’inspirent également, comme sur la pièce Contagion où tu parles du film The Thing de John Carpenter….

Jim Gregory: Tu as raison, ce film m’a fait vraiment peur lorsque j’étais jeune. Ha! Ha! Je me souviens quand je l’ai vu pour la première fois, je devais avoir 7 ou 8 ans, et mon père m’avait dit que ça pouvait arriver pour de vrai… J’étais terrorisé! J’ai composé une chanson sur le premier album basée sur une histoire de H.P. Lovecraft aussi. J’adore écrire sur l’horreur et je t’avoue que je ne me prends pas trop au sérieux.

Boulevard Brutal: Ok, retournons à The Undying Season, quelle serait la plus grosse différence entre celui-ci et ton premier disque?

Jim Gregory: Musicalement il y a une grosse différence. J’ai passé beaucoup plus de temps sur The Undying Season. J’ai écrit pendant un an à peu près. Mais je ne tenais pas à trop passer de temps à écrire non plus. J’ai concentré mes efforts principalement sur les mélodies. Je n’ai pas réécrit le disque encore et encore… J’ai mis un an à l’écrire, mais il y a eu beaucoup de temps passé à amasser les fonds nécessaires et trouver les gens pour m’aider à faire l’album. Pour le premier, je l’ai écrit et réalisé en deux semaines seulement. J’ai lancé l’album en pensant que ça passerait inaperçu, mais finalement le tout a fonctionné mieux que je ne l’aurais crû. J’ai toutefois écrit de meilleures chansons cette fois-ci. Je n’aime pas dire ça, mais je n’aime pas trop mon premier disque (rires).

Boulevard Brutal: Penses-tu déjà au troisième album et si oui, veux-tu encore travailler avec ta gang de Montréal?

Jim Gregory: C’est certain que oui, Je leur en ai d’ailleurs glissé un mot et ils étaient d’accord. Je veux également faire des concerts avec eux. Je tiens à ce que ce soit les mêmes musiciens sur scène que sur l’album. Je sais qu’ils sont tous occupés en ce moment, mais je suis patient. Je ne tiens pas à faire une grosse tournée, juste une couple de spectacles. Au moins un à Montréal en tout cas. La scène métal est tellement cool là-bas.

Boulevard Brutal: En terminant, aurais-tu quelque chose à dire à tes fans au Québec?

Jim Gregory: Ha! Ha! Il y en probablement quoi, 7 ou 8?!

Boulevard Brutal: Après l’entrevue tu vas voir, on va dérouler le tapis rouge sous tes pieds!!

Jim Gregory: Fantastique!!! Ha! Ha! Merci pour l’opportunité, en espérant se voir bientôt!!!

*Tu peux te procurer The Undying Season sur le Bandcamp du groupe ICI!

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