Les Résidences Métal : Celtic Frost – To Mega Therion

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CELTIC FROST – To Mega Therion
1985 (Combat/Banzai)
CD, cass, LP
DR12

Hé, baptême! Ça fait un bout qu’on s’est vu l’grand! La préposée – pas la plus charmante qui vient sur appel et qui te fait de l’oeil, l’autre, la malcommode de garde – a pris un malin plaisir à me souligner que t’étais passé le mois dernier quand j’t’ais pas là. “Oooon! vous avez raté le p’tit bum qui vous rend viste. Si c’est pas plate, hein?”, qu’elle m’a dit sur un ton enfantin avec sa maudite voix nasiarde. Anyway. J’étais pas là parce que ma famille m’a sorti au restaurant pour Pâques. Ouin. Ils viennent pas b’en b’en souvent. Tu sais comment c’que c’est, la vie de nos jours… Moins de temps pour des vieux comme moi. Surtout quand y sont métalleux. Pis moé, bien, je veux pas trop les accaparer. Anyway, en autant que j’aie mon métal pour passer l’temps. Me plains pas…

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Si ça t’ennuie pas trop champion, je te jaserais bien de Celtic Frost aujourd’hui. Pourquoi ce groupe? Deux raisons. La première : un imprévu. La mort récente de l’artiste H.R. Giger, dont l’une des oeuvres, Satan I, a servi à la pochette de To Mega Therion. La seconde raison qui m’a donné envie de replonger dans du vieux Celtic Frost, c’est le nouveau Triptykon. Ça fesse dans le dash, hein, capitaine? J’espère que tu savais que l’bonhomme, Thomas Gabriel Fischer aka Tom G. Warrior, leader de Triptykon, est un musicien très influent de la scène métallique qui a été un membre fondateur de Celtic Frost.

Toujours est-il que To Mega Therion, paru en 1985, est le premier album du groupe originaire de la Suisse. Si t’as jamais entendu leur précédent EP, Morbid Tales, lâche-toé lousse! En fait, si t’embarques dans le trip de To Mega Therion, tu vas sûrement t’intéresser à ce qu’a accompli le groupe en début de carrière. Bon. Là, on ne se fera pas d’accroires, mais il se peut que tu ne sois pas charmer sur le champ. Pour embarquer dans l’trip, ça pourrait te prendre plus d’une écoute. Et si tu veux mon avis, pis même si tu le veux pas, m’a te le donner pareil : l’effort de réécoute en vaut la chandelle.

J’cré ben qu’avec le style de production auquel on est habitué de nos jours, la qualité sonore peut rebuter c’te p’tite jeunesse. En même temps, je trouve que c’est ce qui fait le charme de ce genre de trésor métallique venu d’outre-tombe. Qu’importe, ce classique de Celtic Frost s’amorce avec l’apocalyptique introduction Innocence and Wrath. Une minute de musique sombre qui annonce, avec une section de cuivres (synthétiques), les couleurs d’un album qui va influencer un tas de groupes. T’as probablement déjà entendu la pièce Circle of the Tyrants?

Je savais bien que ça te dirait de quoi! Y’a le groupe de death métal Obituary qui la reprenait sur Cause of Death en 1990. Un album dont je te reparlerai sûrement, si je tiens bon jusque-là… Je pense que tu vas être d’accord avec Papi métal pour dire que les gars de Morbid Angel ont dû écouter du Celtic Frost à une ou eux occasions aussi. D’ailleurs, il m’semble que la toune Angel of Disease est dans la même famille que Circle of the Tyrants. Trouves pas que la structure est similaire?

Ça fait que je te disais que l’influence de Celtic Frost était palpable au sein d’un tas de bands métal. Pas juste dans le métal extrême, mais bien en général. Car, même si les musiciens de Celtic Frost (Warrior au vocal et à la guitare, Reed St. Mark aux percussions et Dominic Steiner à la basse), ce groupe qui naîtra des cendres de Hellhammer (une formation ayant évoluée à peu près au même moment que Venom et Bathory, tous des groupes ayant contribués à la scène extrême), est peut-être bien celui qui a chevauché/initié toute une vague de sous-genres (thrash, black, gothique, doom, death). C’est aussi une formation qui n’a pas eu peur d’expérimenter. Into The Pandemonium (1987) en est l’exemple parfait.

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Bon, tu me diras peut-être que j’suis un vieux sénile qui divague, pourtant, je trouve, par exemple, que Tom G. Warrior a déteint sur Paradise Lost (la voix est parfois similaire, encore plus vrai aujourd’hui avec Triptykon), mais aussi, dans une certaine mesure sur James Hetfield, notamment avec Master of Puppets, paru en 1986, l’année suivant justement la sortie de To Mega Therion. Mon humble avis.

Mis à part les titres de tounes dont je t’ai parlé, je te dirais de prêter l’oreille à la ténébreuse et pesante Dawn of Megiddo, où certaines phrases de guitare sont doublées par des cuivres évoquant l’introduction. T’sais, les trompettes de l’enfer sur Behemoth, c’est pas nouveau! Parlant de cuivres, on en retrouve aussi sur la solide Necromentical Screams, venant clore l’album. Sinon, je te dirais que les plus “thrash” (Beyond The) North Winds et Fainted Eyes sont ben blood. Quoi! Ç’pas une expression de ta génération, ça? J’avoue que j’suis plus trop dans l’coup, l’jeune. Mais question métal, j’t’encore capable par exemple.

Je te jaserais bien encore un peu, mais c’est l’heure de mes programmes qui commencent : Sucré Salé, pis La Poule… Ça fait que, à la revoyure, jeune poil!

About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.

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