Critique de In The Minds Of Evil – Deicide

Deicide-in-the-Minds-of-Evil

Glen Benton l’haït en maudit le p’tit Jésus. Depuis la fin des années 80, Benton lui consacre tous ses albums. La croix à l’envers dans l’front pis toute… Tsé, moi j’haïs Stephen Harper pour mourir, mais de là à me l’afficher au visage, pas sûr encore. Je me souviens à l’époque où j’étais disquaire au défunt Music World, j’étais certain que Deicide n’était rien d’autre qu’une «gimmick» qui ne durerait pas plus que deux ou trois albums… J’étais dans l’champ en sale. Malgré des changements de personnel et quelques parutions plutôt ordinaires récemment, Benton et sa bande de maudit pas fins satanistes tiennent le coup et nous proposent In The Minds Of Evil, déjà le onzième disque dans la carrière de Deicide.

J’avais été déçu par Till Death Do Us Part et To Hell With God, les deux dernières parutions du groupe floridien. À un point tel où je me posais la question à savoir si le départ des frères Hoffman (guitaristes de 1987 à 2004) ne signifiait pas la fin du «vrai» Deicide. Mais j’étais dans l’champ, encore… In The Minds Of Evil porte bien son nom. La troupe de Benton, composée maintenant de Jack Owen et Kevin Quirion (Order of Ennead) aux guitares et toujours l’excellent Steve Asheim à la batterie, nous ramène à l’ordre.

Pourtant ça ne semble pas l’avis de tous. Certains déplorent la réalisation trop «clean» de Jason Suecof (Trivium, The Black Dahlia Murder). Personnellement, j’adore le boulot qu’il a fait avec Deicide. Un son clair certes, mais on peut discerner chaque instrument et la voix de Benton n’a jamais été aussi agressive et naturelle. Pas trop d’effet sur la voix, juste assez. Evil en crisse. Je remarque beaucoup d’influences de Slayer aussi sur ce nouvel opus. En voici un exemple…

C’est sur ces notes que démarre In The Minds Of Evil et le groupe maintient cette cadence démentielle pour une bonne partie de l’album. Depuis Scars Of The Crucifix, je n’avais jamais entendu Deicide aussi inspiré. Thou Begone, la deuxième chanson du disque, est toute aussi solide, même avec un rythme plus lent. Steve Asheim démontre une fois de plus qu’il est l’un des batteurs les plus sous-estimés du métal extrême. Toutefois ce sont les échanges de solos entre Owen et Quirion qui font de In The Minds Of Evil un réel succès. Si les solos des frères Hoffman semblaient aussi ennuyants qu’un discours de Philippe Couillard, ici c’est tout le contraire. Mélodique et épique à souhait.

Bref, si t’avais perdu espoir en Deicide, In The Minds Of Evil risque de te surprendre. Bon d’accord, il y a bien un ou deux morceaux qui donnent dans la peinture à numéros, mais l’ensemble est assez coriace et démoniaque pour te les faire oublier.

Cote de Steve: 8 Signes ostentatoires dans l’front sur 10

P.S. La semaine prochaine, je te parle d’une nouvelle formation de crossover (punk-métal) qui nous ramène tout droit à l’époque du vieux D.R.I.. Ramasse tes cennes dude…

https://twitter.com/stevedallaire

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