Critique de The Mediator Between… – Sepultura

sepultura-the-mediator-between-head-and-hands-must-be-the-heart

D’la marde, je suis trop lâche pour écrire le titre de l’album au complet, il est juste trop long. Un nouvel album de Sepultura… Ça n’a pas toujours été facile pour le groupe depuis la séparation avec Max Cavalera, il faut bien l’avouer. Ce dernier ne l’a pas eu plus facile non plus, j’ai toujours eu de la misère avec Soulfly. Je ne lui ai jamais pardonné Jump Da Fuck Up, la chanson qui me tombe le plus sur les nerfs de tous les temps. J’ai bien aimé le disque Enslaved et le premier de Cavalera Conspiracy toutefois. Le brésilien pond des albums au même rythme qu’il engraisse et c’est peut-être là le problème. Je le redis encore, trop c’est pire que pas assez.

Pour Sepultura, bien que moins productif que leur ancien chanteur musicalement parlant, ils ont connu beaucoup de ratés et leur succès en témoigne. J’ai recommencé à reprendre goût à leur musique tranquillement avec Dante XXI et Kairos, qui sans être des classiques, démontraient le bon vouloir de la formation. Avec un nouveau batteur en la personne du jeunot Elroy Casagrande, est-ce que Sepultura saura raviver l’ardeur de leurs fans avec The Mediator machin truc? La réponse est oui. J’irai même jusqu’à dire que c’est le meilleur depuis Chaos A.D… Pourquoi pas Roots me diras-tu? Parce que je trouve que c’est l’un des albums métal les plus surestimés. Beaucoup trop nu métal à mon goût.

C’est ce qui me faisait peur d’ailleurs avec cette nouvelle parution de Sepultura, puisque les gars ont décidé de travailler avec le réalisateur Ross Robinson, le même qui était à la barre pour Roots. T’inquiète pas, à par quelques percussions brésiliennes ici et là, The Mediator n’a rien à voir avec Roots. C’est un disque enragé comme l’était Chaos A.D. et Arise à l’époque. La venue du p’tit nouveau aide certainement la cause, sa performance est fantastique. On sent qu’il est inspiré d’Igor Cavalera, mais son style est beaucoup plus racé et dynamique. Une machine. Mais c’est le chanteur Derrick Green (on a toujours tendance à dire le «nouveau» même s’il est dans le groupe depuis plus longtemps que Max) qui s’affirme vraiment sur cette galette. Il gueule avec une conviction qu’on ne lui avait pas encore découvert jusqu’à date. Ben tiens, écoute ça…

Les tribulations débutent avec la très thrash Trauma of War et déjà Casagrande fait sa marque avec des prouesses à couper le souffle. Rythmes à contretemps, bass drums de feu, tout y est y est. Derrick Green quant à lui attaque d’une manière très agressive qui flirte avec le death métal, bref, une parfaite introduction. The Vatican, la toune que tu viens d’écouter, c’est Sepultura comme tu ne l’as pas entendu depuis des années. Le jeu d’Andreas Kisser est inspiré et ce que j’aime, c’est qu’il n’y a pas de piste de guitare rythmique durant le solo, donc on peut apprécier le son de basse du vieux Paulo Jr.

Impending Room est plus pesante, un peu à la Territory et la voix de Green est toujours aussi menaçante. La réalisation de Robinson rend bien justice à la musique des brésiliens, particulièrement sur cette chanson. Le combinaison de basse et de de batterie sur l’introduction de Manipulation Of Tragedy est hallucinante, sans parler de la vitesse inouïe du batteur sur ses grosses caisses pendant le refrain, malade! Les choses se calment un peu sur la planante Grief, c’est bien de se donner un p’tit break, toutefois c’est la pièce la moins réussie sur The Mediator between Rob Ford and Denis Coderre Must Be The Fart.

J’oubliais, Dave Lombardo frappe les peaux pendant quelques secondes sur Obsessed, mais faut vraiment le savoir d’avance pour s’en apercevoir. L’ancien batteur de Slayer revient d’ailleurs plus tard sur une toune cachée (ben oui toé crisse!) avec un jam de batterie en duo avec le jeune Elroy. Honnêtement, c’est le genre de trucs que tu vas écouter rien qu’une fois. Correct, sans plus. Le tout se conclue avec une reprise de Da Lama AO Caos de Chico Science & Nação Zumbi. Pardonne-moi mon ignorance, mais je ne connais ni le groupe, ni la toune. Ça termine tout de même l’album sur une note plus amusante, ça contraste avec le reste de l’album et le riff de la fin est magistral.

Bref, The Mediator est un disque fort réussi et surprenant. Bien que la réunion de Sepultura avec Max soit inévitable, cet album nous prouve que ça ne presse pas pantoute, du moins pour le moment…

Cote de Steve 8.5 JumpDaFuckUp sur 10

https://twitter.com/stevedallaire

There is one comment

  1. Djim

    Vu toute la merde que balance Max sur Kisser en interview (et j’imagine qu’il va encore régler ses comptes dans son bouquin), une réunion n’est pas prête d’arriver, et c’est tant mieux, ce nouveau Sepultura est largement au dessus de Soulfly

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s