Entrevue avec Mikael Stanne de Dark Tranquillity

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Quand le téléphone sonne est que c’est Mikael Stanne, chanteur  de Dark Tranquillity à l’autre bout de la ligne, c’est un feeling très spécial. Surtout que nous chez Boulevard Brutal sommes de grands amateurs de leur death métal mélodique. Cette légende de la vague de Gothenburg a eu l’amabilité de nous prêter 25 minutes de son temps en entrevue. Il nous parle du nouvel album, Construct, qui sera disponible le 27 mai prochain, de ce qui l’inspire, de sa période avec In Flames ainsi que de son respect pour les fans québécois. En voici les grandes lignes, vous pouvez écouter l’entrevue en entier au bas de la page…

Boulevard Brutal: Vous avez un nouvel album intitulé Construct qui sort le 27 mai, tu as mentionné récemment que c’était votre meilleur album depuis longtemps et qu’il était très diversifié. Peux-tu nous en expliquer les raisons?

Mikael Stanne: On est vraiment confiant avec ce nouveau disque. On a travaillé fort pour produire quelque chose de différent, nous étions un peu tannés depuis les 2 derniers albums, on a mis trop de temps à travailler et trop d’efforts à écrire ces disques même si nous étions satisfaits des résultats. À la fin de la dernière tournée, nous avons réalisé que nous devions changer notre méthode de travail. Nous avons donc écrit en studio au lieu du local de pratique, des petits trucs comme ça. La différence est énorme pour nous et je crois que nous avons réussi à écrire de la musique très créative en ce faisant. L’ambiance de Construct est très noire et je crois que c’est très solide. C’est comme un nouveau départ pour nous, nous avons réalisé que nous pouvions prendre un recul sur notre musique et la regarder plus objectivement.

Boulevard Brutal: Vous venez de sortir une nouvelle chanson, For The Words, et ça sonne très «dark», un peu comme à l’époque de l’album Projector. Est-ce que c’est une coincidence?

Mikael Stanne: Ce n’était pas intentionnel. Cependant, tout comme pendant l’enregistrement de Projector, la chanson est née de certaines frustrations. À la fin des années 90, nous étions tannés de notre propre son, on se sentait pris dans ce carcan qu’est le son de Gothenburg et nous voulions prouver que nous étions plus que ça. Pour Construct, nous avions cette même attitude. Il y a des moments plus tranquilles sur cet album qui rappelle la période Projector.

Boulevard Brutal: Depuis plusieurs années, il n’y a pas eu beaucoup de changement de personnel à l’intérieur du groupe mis à part pour vos bassistes. On vient d’apprendre que Daniel Antonsson a quitté Dark Tranquillity. Ma question niaiseuse: What the hell is going on with bass players these days?

Mikael Stanne: Je crois que c’est difficile pour quelqu’un de s’intégrer dans notre groupe. Quatre d’entre-nous sont là depuis les débuts. Nous connaissons Daniel depuis des années, c’est un gars incroyable et un grand musicien. Toutefois je crois qu’il préfère être maître à bord de son groupe et Dark Tranquillity est une formation démocratique, donc il était impossible pour lui de se réaliser. Nous avions l’impression de ne pas aller dans la même direction que Daniel et lui avons suggéré de peut-être faire autre chose. Il était d’accord avec nous, il est d’ailleurs en train de former son propre groupe et c’est mieux pour tout le monde ainsi.

Boulevard Brutal: Donc qui a joué de la basse sur Construct et qui va faire la tournée avec vous?

Mikael Stanne: Martin Hendriksson jouait de la basse avant pour nous et est par la suite devenu guitariste après l’album Projector, donc nous avons réalisé que nous avions quelqu’un déjà en place qui pouvait faire le travail. Il a écrit d’excellentes parties de basse pour l’album, nous sommes fiers de son travail en studio. Pour les spectacles, nous allons engager un bassiste de session.

Boulevard Brutal: Pour les textes, qu’est-ce qui t’inspire en ce moment?

Mikael Stanne: Plein de choses me mettent en colère et j’ai besoin de les évacuer. Ce manque de balance que l’on voit dans les médias… Je me demande qu’est-ce qu’on nous cache dans ce qu’on nous présente. Pourquoi devrais-je croire à ces histoires, pourquoi devrais-je faire confiance à tout ça? Je suis devenu sceptique sur à peu près tout, c’est presque devenu une obsession. J’aimerais que notre population devienne plus rationnelle et c’est ce qui m’inspire dans mes textes.

Boulevard Brutal: Est-ce que tu as de bons souvenirs de tes spectacles au Québec?

Mikael Stanne: Absolument!!! À chaque fois qu’on fait une tournée nord-américaine, tous les endroits se ressemblent et on finit par s’y habituer. Puis quand on arrive au Québec, on se sent comme à la maison. L’atmosphère est complètement différente et les gens sont différents. La dernière fois, nous avons eu une journée de congé à Montréal et c’était fantastique!!! J’aimerais y passer plus de temps…

Boulevard Brutal: Récemment le guitariste des Deftones, Stephen Carpenter, a mentionné dans la presse qu’il n’avait pas de problème avec les gens qui téléchargeaient sa musique. Il y voyait une chance potentielle d’acquérir de nouveaux fans… Es-tu d’accord avec ça?

Mikael Stanne: Je suis d’accord que les gens qui téléchargent sont des fans potentiels, seulement je ne suis pas 100% d’accord avec le téléchargement illégal. Je sais que c’est très simple et que c’est compréhensible que certaines personnes n’achètent pas de disques quand c’est si facile d’avoir un accès gratuitement. Mais il y a tellement de bonne solutions en ce moment, dont Spotify et Itunes, et ce n’est pas dispendieux. C’est ce que je fais personnellement… J’aime aussi acheter des vinyles. Faire un album coûte extrêment cher, et ça je crois qu’on l’oublie en ce moment. Mais bon, si tu aimes la musique, cours dans un magasin et achète là!!!

Vous pouvez écouter l’entrevue au complet en cliquant ici: 

En version MP3

There are 3 comments

  1. Le Best OV 2013 de Steve Dallaire | Boulevard Brutal

    […] Il n’y a pas de moments faibles, les chansons se démarquent toutes l’une d’entre l’autre et s’entrecroisent naturellement. La réalisation est sombre et puissante, il y a une variété de sons différents et l’utilisation des claviers vient appuyer chacune des mélodies sans trop prendre de place, ce que je trouvais désagréable sur We are The Void. Ici c’est la subtilité qui prime. J’ai parlé avec le chanteur cette année, voici l’entrevue. […]

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