Critique de Hideous Appetites – Adrenechrome

Le mot adrenechrome vous dit peut-être quelque chose. Si vous avez vu le film Fear And Loathing In Las Vegas, le personnage de Johnny Depp fait un méchant bad trip en consommant cette drogue dans cette scène très savoureuse…

Le groupe Adrenechrome quant à lui ne vous dit probablement pas grand chose, du moins pour le moment. Hideous Appetites est le premier album de ce jeune quatuor provenant d’Orillia en Ontario, ville natale du pianiste Glenn Gould et du chanteur folk Gordon Lightfoot. À l’écoute de ce disque, je n’ai pas eu le même sentiment d’extase que lorsque j’ai découvert Master Of Puppets ou Reign In Blood, mais je n’ai pas ressenti non plus ce feeling d’avoir quelqu’un qui me vomit dans les oreilles comme lorsque j’ai entendu du Hellyeah pour la première fois. Juste une question comme ça, voulez-vous bien me dire pourquoi Vinnie Paul perd son précieux talent avec ce groupe de merde? J’attends vos commentaires…

Assez le bitchage et revenons à nos moutons. Même si à la base la musique de Adrenechrome est fondamentalement thrash métal, les influences du groupe sont extrêmement diversifiées. Les gars sont capables de passer dans une même chanson d’un gros riff à la Pantera à du métal rétro-stoner un peu à la manière de The Sword avec une subtilité déconcertante. Bien que les sept chansons sur l’album ne soient pas aussi épiques que celles des groupes mentionnés plus haut, Hideous Appetites est un disque intéressant qui s’apprivoise de mieux en mieux à chaque écoute.

La pièce Titans Fall ouvre le bal avec férocité, ensuite l’influence de Mastodon en début de carrière est omniprésente sur Six Guns. Le chanteur et leader de la formation Chris Friesen est responsable à lui seul de la composition des textes et de la musique, et à l’écoute du rhythme lourd et hypnotique de la chanson Locust Wings, on peut facilement conclure que Friesen possède quelques disques de Neurosis dans sa collection. C’est sur la très pesante The Horror que Adrenechrome atteint la mire, le riff de Friesen est tout à fait grandiose et la réalisation de Darius Szcespaniak (Sum 41, Black Crowes, Sacrifice) lui rend parfaitement justice. Du sludge métal parfaitement réussi.

Pour le reste de l’album, c’est très potable mais il manque encore ce petit élément essentiel pour te faire vraiment accrocher. Néanmoins, Hideous Appetites est un début prometteur qui laisse entrevoir de belles choses pour l’avenir de ces jeunes ontariens. Ils ont le mérite d’avoir un produit original et agréable, tout ce qu’il manque, c’est un peu de « fine-tuning ».

Cote De Steve: 7.2 Vinnie Paul, réveille-toé câlisse!!! sur 10

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