Critique de Burning The Bridges To Nowhere –Odium

Maudit que j’aurais aimé ça vous dire que le deuxième album de Odium intitulé Burning The Bridges To Nowhere est mauvais. Pourquoi? Bien dans le communiqué de presse, ça mentionne que Odium est possiblement le meilleur groupe que vous ne connaissez pas… Avec une telle affirmation, t’as besoin d’avoir un crisse de bon album et je les attendais avec une brique pis un fanal. Il y a aussi le fait que les influences de Killswitch Engage, Slipknot et Lamb Of God sont tellement omniprésentes sur ce disque qu’à la première écoute je n’ai pas pris la musique de Odium très au sérieux. Alors ma job de critique serait de vous dire que ce disque manque d’originalité et de passer à autre chose, mais j’en suis incapable. Burning The Bridges To Nowhere est bon disque de métalcore qui se laisse écouter d’un bout à l’autre avec plaisir.

Je parlais de manque d’originalité et effectivement, c’est le cas. La chanson-titre de l’album sonne exactement comme une toune tirée de All Hope Is Gone de Slipknot. La pièce Viral By Nature nous ramène directement à la période Sacrament de Lamb Of God. La mélodie de Identity Of The Doomed est directement influencée du répertoire de Killswitch Engage. Heureusement que les gars de Walkerton en Ontario ne sont pas des fans de Nickelback… Alors pourquoi j’aime ça??? Parce que malgré ce manque de personnalité, la musique de Odium est foutrement efficace. Sans le vouloir, je me suis fait prendre par la qualité et la puissance du métal intense de Odium ainsi que leurs mélodies franchement accrocheuses.

Bien que chacun des musiciens du groupe tire son épingle du jeu, c’est la voix du chanteur Tom Emmans qui étonne le plus. Il possède un registre vocal étonnant, passant de gros grognements death venimeux à des voix plus mélodiques semblables à Maynard James Keenan de Tool. Idem pour le batteur Joe Mullen avec ses descentes et son incroyable jeu de bass drums à la Joey Jordison. Quant à la réalisation de Greg Dawson, son travail est impeccable et il a réussi à donner une ambiance «live» à la musique de Odium. Aucun instrument n’est épargné dans le mixte et le son se bouscule littéralement dans nos oreilles. Écoutez l’extrait qui suit, c’est très représentatif de l’album. Si vous ça vous branche, ce disque s’adresse à vous.

Tsé des fois j’ai le goût d’écouter un film sans trop me casser la tête, genre The Expandables ou Les Sacrifiés si vous préférez (méchante traduction française de marde)… Il y a des scènes là-dedans que j’ai vu au moins cent fois dans d’autres films du genre mais ça reste efficace et divertissant. Bien je pourrais classer Burning The Bridges To Nowhere de Odium dans cette même catégorie. Les gars ont du talent, ne réinventent absolument rien mais ce qu’ils font est drôlement solide. Sans être nécessairement un classique, ce disque permet de passer un bon moment, ni plus ni moins.

Cote de Steve: 7.5 facelifts de Sylvester Stallone sur 10

There is one comment

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s