Critique de Manifest Of Refusal – Stalwart

Il est très rare qu’on puisse entendre du rock provenant de la Russie. En fait, le seul nom qui me vient en tête en ce moment est le groupe glam métal Gorky Park, une maladie que Bon Jovi nous avait ramené à l’époque de la Guerre Froide. Ils avaient quand même connu un certain succès, les gens les écoutant probablement par pitié. Il faut quand même leur donner le mérite d’avoir élevé la musique à un autre degré de médiocrité jamais atteint auparavant. Les russes de Stalwart eux, en ont rien à foutre de notre pitié et ne se gêne pas pour nous crisser un coup de bouteille de vodka par la tête avec leur cinquième album intitulé Manifest Of Refusal.

Ben oui, déjà un cinquième album et je n’avais jamais même entendu le nom de Stalwart par le passé. Encore plus bizarre, c’est le label québécois PRC Music qui a eu l’excellente idée de distribuer cet album, un très bon choix en passant. La musique de Stalwart est à la base du death métal, mais c’est en fait beaucoup plus que ça. Les influences sont diverses, imaginez un mélange de Behemoth, Decapitated, Meshuggah, Morbid Angel et Fear Factory. Il y a aussi quelques passages légèrement gothiques avec les sinistres claviers et la voix de Oleg Sobolevsky qui parfois ressemble à celle de Fernando Ribeiro de Moonspell.

Après une sombre intro au piano, les gars de St. Petersburg commencent à botter des derrières dès les premières notes avec The Karma Circle, une pièce sadique et vicieuse qui met en vedette les incroyables prouesses d’Alex à la batterie et les riffs incisifs des guitaristes Leonid et Antuan. Et ça ne «slaque» pas pour le reste du disque, Manifest Of Refusal est une vraie machine-distributrice de brutalité. Chaque chanson à son petit côté particulier qui suscite l’intérêt et quand l’album se termine, on en veut encore.

Tout le monde tire son épingle du jeu, mais ce qui ressort du lot est la qualité de la voix du chanteur Oleg et son comparse, le bassiste Demian. Ils varient du «clean» aux cris bestiaux avec une aisance surprenante et toujours imaginative. Malgré les différentes intonations, je peux comparer leurs voix à Max Cavalera au début des années 90 quand le gros brésilien avait encore le feu au cul. On pourrait croire que tout a été fait dans le death métal, mais la force de Stalwart est de réussir à rendre sa musique totalement imprévisible. Et ça «groove» en tabarnak, écoutez l’extrait ci-dessous. L’utilisation des claviers ne tape pas sur les nerfs, elle ajoute une touche moderne et industrielle aux chansons, je pense entre autre à la toune The Rise Of The Ninth Wave. Définitivement un concurrent au titre d’album de l’année en ce qui me concerne, une vraie bombe!

Je pourrais écrire toute la journée sur Manifest Of Refusal mais c’est assez le niaisage, allez vous le procurer ici et faites le maintenant, c’est un ordre! Avec ce disque, Stalwart prend la musique de Gorky Park, la roule bien serrée et l’enfonce directement dans le troufignon de Jon Bon Jovi. Tiens-toé mon osti, have a nice day!!!!

9 taches de vin su’à tête à Gorbachev sur 10

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