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<Le Best Ov de Yanick Klimbo Tremblay
Le TOP 50 2018 de Boulevard Brutal>
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Le Best Ov de Jean-Simon

Jean-Simon Fabienle28 décembre 2018/Comments closed

jean-simon fabien boulevard brutal best ov

En 2018, j’ai écouté pas mal de black metal. Pas mal de bands qui sonnent comme Deftones aussi… genre Chastity pis… Deftones (duh). J’ai écouté du Ghost avec… mais on se fera pas d’cachettes, on est ici pour des trucs plus KVLT.

Fak mettez ça dans vos faces mes batèches, v’là mon Best Ov 2018.

15. MAMMOTH GRINDER — Cosmic Crypt

Chris Ulsh est un mec occupé. Alors qu’il officie aux tambours avec Power Trip, en pleine tournée de l’excellent Nightmare Logic, il fait paraître un quatrième album sous le nom de Mammoth Grinder, son projet death dans lequel il est genre homme orchestre. Maintenant entouré de deux comparses d’Iron Reagan, Ulsh insuffle une méchante dose de thrash et de sludge à son death plutôt conventionnel jusqu’ici. Le résultat est assez captivant. Cosmic Crypt est un album équilibré, diversifié et bien exécuté. Il témoigne aussi de tout le talent de Ulsh et de sa dévotion à sa cause que l’on pourrait résumer ainsi : make America metal again.

Meilleurs moments : Human is Obsolete, Servant of the Most High

14. SLEEP — The Sciences

Un retour réussi pour Al Cisneros et Matt Pike, maintenant officiellement flanqué de Jason Roeder (Neurosis) aux tambours. Même après tout ce temps, Sleep reprend du collier avec la même éthique fongique. Les riffs sont là, comme le nuage de boucane, la mythologie poteuse et les spasmes psychédéliques. Mais il manque au Sleep 2.0 l’amplitude tripative de Dopesmoker ou de Om pour hisser The Sciences plus haut dans ce top.

Meilleurs moments : Giza Butler, The Botanist

13. SUMAC — Love In Shadow

À 65 minutes pour 4 titres, le dernier SUMAC est clairement pas votre album du dimanche après-midi. Mais pour un fan d’Aaron Turner, Love In Shadow est le disque le plus condensé et tapageur du grand guitariste de ISIS et de Old Man Gloom depuis des années. Ca riff en malade, ça tonne, ça beugle et c’est parfait. Le précédent album du power trio sludge expérimental montrait de belle promesse et semblait vouloir s’extirper de cette éthique du bruit travaillée par Turner depuis la fin de ISIS. Love In Shadow achève cette transition et exit les interminables larsen et la recherche ampoulée du white noise. Voici donc enfin Turner, Brian Cook (Botch, Russian Circles) et Nick Yacyshyn (Baptists), trois des meilleurs musiciens metal de leur génération, qui enfin, jouent sans relâche. Parce que c’était à ça qu’on s’attendait de SUMAC. Ça va avoir pris trois albums, mais on y est!

Meilleur moment : Arcing Silver

12. LE KRAKEN — De paille et d’or

On ne l’attendait plus cet album de Le Kraken. Des changements d’alignement qui rappelle la manière qu’avait Michel Therrien de jongler avec ses trios ont compromis momentanément la survie du groupe qui renaît maintenant de ses cendres (une métaphore utilisée ici pour la première fois, oui oui), avec un convaincant nouveau disque. Le Kraken reste fidèle à sa formule ici avec un post-metal à la fois dans ta face et en suspension… mais en général, les gars ont mieux travailler leurs transitions ici et on mieux su concevoir l’album dans son tout, les montées et les descentes s’harmonisent de grande façon. On sent aussi que Guillaume Chamberland au chant a importé quelques procédés qu’il utilisait auparavant avec Milanku, ce dernier groupe ayant pris une nouvelle tangente avec son plus récent disque. Ça donne à Le Kraken une couche supplémentaire de profondeur et ça fait de De paille et d’or un album plus digeste.

Point fort : l’ajout des voix de Louis Guillemette maintenant à la six cordes

Meilleurs moments : Érosion, Magnitude, Une perte, Terre sans maître

11. PIG DESTROYER — Head Cage

Pour vrai, qui a déjà été déçu par un album de Pig Destroyer? Head Cage respecte la tradition en offrant un condensé de tout ce qui fait de Pig Destroyer un des groupes phares du grindcore moderne. Oui, on se fait encore balancer en pleine gueule du gros son, des riffs en veux-tu en v’là et du gros nihilisme sale et le tout, sans détour expérimentaux. Exit le brutage sur Head Cage alors que le groupe du bon JR Hayes, maintenant avec un bassiste, ne prend pas de détour stylistique pour offrir l’album le plus ramassé et efficace de sa discographie. À la limite du deathcore, Head Cage insuffle un peu de vitamines à la carrière de Pig Destroyer, six ans après Book Burner. Ah et oui, si vous déceler ici des segments qui n’auraient pas fait rougir Dillinger Escape Plan, vous n’avez pas la berlue. Bref, Pig Destroyer ne prend pas une ride et continue de botter les fesses de pas mal tout le monde sur la scène grind.

Meilleurs moments : Army Of Cops, Circle River

10. DAUGTHERS — You Won’t Get What You Want

Daugthers était un groupe que l’on attendait plus sur disque et puis BAM, You Won’t Get What You Want débarque sans tambour et trompette cet automne causant une petite bombe dans les cercles spécialisés. Ce nouveau disque est dense, intense, tourbillonnant et proprement déstabilisant. Mais en même temps, il est intriguant et obsédant. On est aussi assez loin du noise mathcore que le groupe expérimentait à l’époque de Hell Songs (2006) et de Daughters (2010). Le groupe de Providence Rhode Island a maintenant une démarche qui pourrait s’apparenter à celle du début de carrière de Liars qui explorait par la dissonance. Bref, il s’agit d’un retour audacieux pour le groupe, mais intéressant pour ce qu’il est : un album aussi novateur qu’il est dérangeant.

9. YOB — Our Raw Hearts

Novembre 2016, Mike Scheidt reçoit un diagnostic qui le frappe de plein fouet. Il est aux prises avec une rare maladie intestinale qui le terrasse et qui, sans intervention, aurait pu le tuer. De lourds traitements plus tard, le parrain du doom contemporain aux États-Unis est de retour sur pieds et il offre aux fans de son groupe, Yob, un album introspectif à mi-chemin entre un mantra de vie et un testament. Cet album c’est Out Raw Hearts et même s’il n’a que six mois, plusieurs spécialistes le considèrent déjà comme un classique du genre. Un effort fascinant pour son mélodisme, la pesanteur de ses charges répétées et par le vitalisme de ses paroles.

Meilleurs Moments : In Reverie, Ablaze

8. Behemoth — I Loved You At Your Darkest

Certains critiques ont reproché à Nergal et à sa bande de ne pas avoir tenter de surpasser The Satanist avec leur plus récent album. Étonnant questionnement… depuis quand faire un album magnifiquement réalisé, superbement exécuté et qui comprend des compositions à la fois riches et droit au but étaient des attributs d’un album décevant? C’est vrai qu’il ne plane pas sur I Loved You At Your Darkest ce vent de pestilence infernale, mais il est un album fort plaisant à écouter parce que justement, plus digeste, sans que jamais, Nergal ne lève la pédale du plancher. Voilà un groupe au sommet de son art.

Meilleurs moments : God=Dog

7. MANTAR — The Modern Art Of Setting Ablaze

Retour réussi pour le duo allemand chouchou de sludge/death n’roll. C’est toujours un danger pour un duo d’être prisonnier de sa formule, mais ce n’est pas le cas avec Mantar. On sent que Ode to the Flame a été un tremplin pour groupe qui se permet maintenant de mieux installer ses assauts de les ponctuer de riffs plus rock n’ roll (voir Doomriders). Une belle évolution pour le groupe toujours aussi enragé en enclin à vous donner envie de crisser l’feu à votre bac de compost.

Meilleur moment : Seek + Forget, Taurus, Dynasty Of Nails

6. BOSS-DE-NAGE — Further Still

Les gars roulent leur bosse (hehe, pun intended) dans l’ombre de Deafheaven mais ce nouvel album leur permet de s’affirmer avec une voix qui leur est propre. Pas shoegazy pentoute, les gars n’ont pas trippé non plus sur Oasis, contrairement à la bande à Kerry. Voilà qui devrait mettre fin aux comparaisons. Boss-de-nage prend racine dans le black oui, mais aussi dans le screamo et dans le post-hardcore. Ça donne un résultat très « papier sablé », mais qui ne néglige pas des structures complexes, des transitions instrumentales et un certain niveau d’exploration. Bon ça reste très noise et diffus, mais ça demeure un bon contrepoids à l’éthique du piochage en pleine face mise de l’avant par le groupe. J’ai commencé à écouter l’album cet été et c’est maintenant un des disques que j’écoute le plus. C’est un grower.

À noter : Profound Lore est un label sans faille

Meilleurs moments : A Faraway Place, My Shroud, Crux

5. ROLO TOMASSI — Time Will Die and Love Will Burry It

Depuis les débuts de Oathbreaker, je suis captivé par le savoir-faire du groupe dans sa capacité à mélanger emo, mathcore et black metal. Rolo Tomassi pourrait, aux premiers abords, être vu comme l’actualisation américaine du groupe belge. Mais ça serait assez injuste pour Rolo Tomassi qui a signé avec Time Will Die and Love Will Burry It un album plus audacieux que ça qu’a jusqu’ici proposé Oathbreaker. On retrouve sur cet album des contrastes, des contradictions et des variations qui témoignent d’une grande maturité musicale. L’amplitude, les sentiments – doux et rageurs – le chaos et à peu près tout ce qui se trouve entre tout ça cohabitent habilement sur cet album. Les guitares tranchantes, la batterie bistouri, les voix à la fois sévères et éthérées et l’urgence véhiculée par la production sont autant d’éléments qui font de cet album un incontournable de l’année et un tour de force du néo-genre post-black (ou blackgaze). C’est surtout gris, mais des fois c’est white noise et des fois c’est black metal, mais tout s’équilibre et se complète. Écoutez ça.

Meilleurs moments : The Hollow Hour, Alma Mater, A Flood Of Light

4. DEAFHEAVEN — Ordinary Corrupt Human Love

Il y a eu Honeycomb et trois semaines plus tard, il y a eu Canary Yellow. Les deux meilleurs chansons de l’album à paraître de Deafheaven ont été coulées sur YouTube avant la sortie de l’attendu quatrième album du controversé groupe. Cette stratégie marketing a bien fonctionnée parce qu’elle a annoncé les nouvelles couleurs du groupe de Kerry et du beau George. L’envers de la médaille, c’est que comme on connaissait déjà le coeur de l’album, ça rendait l’écoute du disque dans son ensemble un peu fastidieuse. Car oui, Ordinary Corrupt Human Love peut avoir l’air, dans son ensemble, d’un disque diffus voire même épars, mais il en est tout autre. C’est l’oeuvre d’un groupe assumé, frondeur et qui n’en fait qu’à sa tête. Ordinary Corrupt Human Love n’est pas aussi radical que l’a été Sunbather, parce qu’on s’attend à ce que le groupe de San Francisco continue d’explorer les limites émotionnelles et atmosphériques du black metal. Il le fait cette fois-ci en chargeant sa musique d’arpèges mélodiques, de paroles lumineuses et de solos de guitares tout droit sortis de la guitare de Noel Gallagher d’Oasis (je précise, c’t’un site metal icitte, simonak). Bref c’t’un album d’une grande beauté.

Meilleurs moments : Canary Yellow, Honeycomb

3. LLNN — Deads

Les protégés de Pelagic Records n’entendent pas à rire avec Deads leur plus récent album. Pour faire simple pour ceux qui ne les connaîtraient pas, on pourrait résumer leur son en disant qu’ils sont les Old Man Gloom danois. L’assemblage de sludge, de noise et de musique expérimentale qui fait la marque de LLNN est extrêmement corrosif, mais évite les pièges du groupe susmentionné. Les membres de LLNN arrivent avec doigté sur Deads à construire des montées mélodiques qui appuient la pure agression. Des interludes savamment construits ajoutent aussi à la tension inhérente à chaque composition. Bref, les gars savent jouer avec les poids et contrepoids de leur musique tout en la gardant enveloppante, voire même asphyxiante.

Meilleurs moments : Appeaser, Armada

2. AVAST — Mother Culture

Mother Culture est une brillante surprise qui nous est sortie tout droit de Norvège cet automne et son effet a été instantané. Le groupe a beau faire dans le post-black metal, les explorations d’Avast sont bien éloignées du shoegaze qui captivent les Deafheaven de ce monde. Les ajouts à la recette d’Avast sont beaucoup plus noirs et à fleur de peau. Sur le plan thématique, on est aussi loin dans la caverne de l’être alors que le groupe réfléchit aux plaies du monde en les passant dans le prisme d’une culture de la violence, de la haine et de désolation. Les pointes de screamo ajoutent au sentiment de perdition que l’on ressent à l’écoute de ce Mother Culture… mais vous savez quoi? On en redemande. Oui, c’est un album intense et chargé, mais c’est aussi un album de black metal inspiré, à mi-chemin entre tradition et modernité.

Meilleur moment : The World Belongs To Man

1. Skeletonwitch — Devouring Radiant Light

Après la parution du prometteur EP The Apothic Gloom en 2016, Skeletonwitch revient sur disque cette année pour confirmer son retour en force après un changement de chanteur qui aurait pu être fatal, tout en renouvelant sa pertinence. Bref, c’était pas gagné d’avance et c’est en partie pour cette raison que Devouring Radiant Light est un réel tour de force. Réalisé par le grand Kurt Ballou, Skeletonwitch a réussi un album sans faille technique qui est à la fois captivant et complexe et savant et efficace. Voilà 46 minutes qui ne passent qu’en un éclair.

Meilleurs moments : Temple Of the Sun, Fen Of Shadows, Luminous Sky

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Journaliste, chroniqueur @CamuzMontreal, clé à molette, fan de stoner-rock et des Maple Leafs du Toronto (mettons...). J'ai mon bac brun dans #RosePatrie aussi View all posts by Jean-Simon Fabien →

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