MÉTALCOOLIQUE : Les meilleurs albums de mai 2017

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*La sélection correspond aux choix de votre humble serviteur et ne représente pas nécessairement celle du staff de Boulevard Brutal.

ULSECT – Ulsect
(Season of Mist)

Provenant des Pays-Bas, Ulsect débarque en grande pompe avec un imposant premier enregistrement. Le quintette, notamment formé de membres de Dodecahedron et de la défunte formation Exivious, se fait comparer à Ulcerate et Gorguts et l’on peut comprendre pourquoi. Pour ma part, je considère qu’on retrouve aussi des éléments près de ce qu’on entendait sur Koloss de Meshuggah. En particulier sur Fall to Depravity et Maunder. Et de grâce, ne vous laissez pas impressionner par l’étiquette de death metal avant-gardiste et technique que l’on appose à Ulsect. Avec leur musique oppressante, les compositions sombres, souvent construites autour d’arpèges dissonants révèlent des passages aussi sentis que prenants. On peut ressentir une légère redondance en fin de parcours, mais une cohérence appréciable ressort de l’ensemble. La production rend aussi justice à la décharge sonore que nous renvoie Ulsect. C’est sans nul doute l’une des plus belles découvertes de 2017.

 
LOSS – Horizonless
(Profound Lore)

T’en as marre de te sentir hop la vie, l ‘gros? Procure-toi Horizonless de Loss, pèse sur play, pis tu risques de filer un mauvais coton, ça ne sera pas trop long. Et malgré l’aspect dépressif, la lenteur et la lourdeur de cette troupe américaine de funeral doom/death, je m’incline devant la beauté de leurs compositions. L’écriture musicale s’avère hyper mélodique et, bien évidemment, d’une mélancolie qui a tout pour atteindre l’affect. Chacune des pièces de résistance est entrecoupée d’un interlude plus ou moins bref où les atmosphères sonores sont prédominantes. Si le funeral doom n’est pas tellement votre tasse de thé, je crois que cet Horizonless pourrait devenir une excellente porte d’entrée pour se familiariser avec le genre. Et si vous êtes déjà des habitués, vous serez séduits sur le champ par Loss.

 
WODE – Servants of the Countercosmos
(Avantgarde Music)

À peine plus d’un an suivant leur notable disque éponyme, Wode récidive en force avec le superbe Servants to the Countercosmos. Les musiciens de Manchester livrent un black métal assez costaud où les guitares se manifestent de façon bien grasses. Si l’aspect primitif, voire crade, demeure à l’avant-plan, Wode se permet quelques passages plus atmosphériques et variés, aux arrangements parfois plus recherchés. C’est évidemment sur les titres de plus longues durées qu’on décèle ces sections (Crypt of Creation et Chaos Spell). D’une durée totale dépassant à peine le cap des 30 minutes, Servants of the Countercosmos est un album à inscrire à votre liste d’écoute si ce n’est déjà fait.

 
HIGHER POWER – Soul Structure
(Flatspot Records)

Si vous ressentez un urgent besoin de revivre le début des années 1990 à fond de train, le groupe britannique Higher Power va vous le faire. Avec l’étonnant Soul Structure, Higher Power suggère un crossover qu’on jurerait sorti tout droit des États-Unis. Parce qu’à l’écoute de l’album, on devine des influences de Jane’s Addiction, Biohazard, Suicidal Tendencies, Helmet et peut-être bien Bad Brains. Même si la formation penche davantage vers le hardcore, je suis convaincu que de nombreux métalleux trouveront leur compte avec ce disque débordant d’énergie qui risque d’attirer l’attention, pas juste auprès des fans de crossover et de métal alternatif, mais bien de la planète rock au grand complet cette année.

 
SLAEGT – Domus Mysterium
(Van Records)

Comment se fait-il que Slaegt n’ait pas fait plus de vagues lors de sa sortie? Je me le demande depuis que j’en ai parlé sur la balado Métalcoolique. Mon enthousiasme à l’égard de ce second disque du groupe danois n’est pas parvenu à susciter la moindre réaction. Heureusement, je me suis senti moins seul lorsque le bon Sebbrutal, grand manitou du site sur lequel vous lisez ces lignes, a lui aussi partagé son engouement pour Slaegt et l’album Domus Mysterium. Sa comparaison avec Tribulation est d’ailleurs assez juste. Il y a bel et bien une parenté, puisque Slaegt, sur une base de black, exploite largement le filon mélodique du heavy metal. Il n’y a certes rien de révolutionnaire dans la musique de Slaegt, puisqu’on retrouve aussi des riffs et harmonies de guitares qui rappellent Slayer (l’intro de I Smell Blood) et Metallica, mais on gagne à se familiariser avec les compositions de Domus Mysterium, qui possèdent toutes leurs moments dignes d’intérêt.

 


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About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.