MÉTALCOOLIQUE : Les meilleurs albums de janvier 2017

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*La sélection correspond aux choix de votre humble serviteur et ne représente pas nécessairement celle du staff de Boulevard Brutal.

BLASPHEMER – Blasphemer
(Indépendant)

blasphemerFaisant partie de ma sélection du cellier, j’en ai fait également jouer sur la balado Métalcoolique. Au diable la répétition, je n’ai pas le choix d’en reparler ici! Vous avez le droit de penser que c’est parce que je vieillis et que je commence à radoter. Probable. Mais c’est peut-être aussi parce que c’est vraiment bon! À vous de décider… Avec son premier album homonyme, le groupe death anglais Blasphemer débarque en force. Tellement en fait, que dans le genre old school, parions que peu d’autres propositions lui arriveront à la cheville cette année. Entre quelques démos, compilation et single, la formation a pris plus de 20 ans à peaufiner ce disque qui va ravir les fans de Deicide, Obituary, Malevolent Creation, etc. Ça paraît!

 
HELHEIM – landawarijaR
(Dark Essence Records)

landawarijarEssayez de prononcer le titre de l’album sans avoir l’air su’a brosse. Pas facile, hein? Mais ce n’est pas pour cela que le 9e album du groupe Helheim figure à la liste de meilleurs albums de janvier. Donnant dans le black païen un brin folklorique, landawarijaR (la pièce titre est fameuse, btw), avec sa combinaison de guitares électriques et acoustiques, envoûte presque sur le champ. Ces norvégiens vous feront sans doute penser à Enslaved sur l’excellente Baklengs Mot Intet, mais Helheim n’a rien d’une émule. Le groupe se démarque par une personnalité forgée par son sens aiguisé des mélodies, par le timbre vocal clean du chanteur et bassiste V’gandr, ainsi que ses multiples explorations musicales à travers les compostions, même si le noyau viking/black est omniprésent. Habituellement, la tendance qu’ont les groupes à étirer la durée de leur chanson au-delà des 4 ou 5 minutes peut royalement me tomber sur les nerfs. Ici, la moyenne des pièces se situe autour des 7-8 minutes et ça n’est pas un irritant. Vous dire comment c’est bon.

 
AU CHAMP DES MORTS – Dans la joie
(Debemur Morti)

dans-la-joieCe n’est pas parce que le titre du premier album d’Au Champ des Morts s’intitule Dans la joie qu’on nage dans le bonheur. Ce serait plutôt le contraire. En tout cas, c’est ce que la musique des français évoque… Comme un écho de fin du monde. Leur black métal dépressif aux relents de shoegaze et de post-rock est salement bien foutu. Exprimant la noirceur dans la langue de Molière, la musique d’Au Champ des Morts peut parfois faire penser à du vieux Katatonia, comme sur la dépressive Après le Carnage et il est difficile de ne pas penser à Alcest par endroit. Doté de passages poignants, de cris de désespoirs et de lignes dramatiques, Dans la joie s’avère un superbe premier effort. Parfait pour traverser les quelques semaines hivernales qu’il nous reste, il sera de bon ton de le ressortir cet automne, lors des jours gris et pluvieux.

 
KREATOR – Gods of Violence
(Nuclear Blast)

gods-of-violenceOh que ça promet pour le Decibel Tour 2017! Kreator a retrouvé son «mojo» depuis quelques temps et Gods of Violence le démontre hors de tout doute. Je dois admettre que pour une efficacité complète et totale, j’aurais tronqué un ou deux morceaux moins convaincants, histoire que l’auditeur que je suis en redemande encore. C’est, il me semble, plus efficace ainsi mais il ne s’agit que d’un minuscule bémol, car les thrahsers allemands nous en jettent avec des riffs sauvages (World War Now, Totalitarian Terror), des solos de maîtres (Gods of Violence, Lion with Eagle Wings) et des hymnes accrocheurs avec Satan Is Real, Hail to the Hordes ou encore la pièce titre qui nous feront tous lever le poing le 12 avril au Club Soda.

(Fuck la censure sur youtube)

 


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About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.