MÉTALCOOLIQUE : Les meilleurs albums d’août 2016

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*La sélection correspond aux choix de votre humble serviteur et ne représente pas nécessairement celle du staff de Boulevard Brutal.

BLOOD INCANTATION – Starspawn
(Dark Descent)

StarspawnLe magazine Decibel en parle déjà comme l’album death métal de l’année. Il le laisse sous-entendre du moins. C’est du sérieux! Bien que je sois incapable de prédire s’il sera effectivement le meilleur disque du genre à voir le jour en 2016 (il y a en a d’autres qui rivalisent aussi bien), force est d’admettre que Starspawn, premier long-jeu du quatuor de Denver, fesse fort en s’il-vous-plait! Riffs dévastateurs enveloppés dans une réverbération caverneuse et appuyés par des growls d’outre-tombe, Blood Incantation amène un juste équilibre entre technicité et lignes plus mélodieuses et atmosphériques (tendez l’oreille vers l’instrumentale Meticulous Soul Devourment). L’imposant titre d’ouverture, Vitrification of Blood (Part 1), qui dépasse le cap des 13 minutes, donne le ton à l’ensemble, même si les quatres autres compositions ne sont pas aussi longues. Se situant quelque part entre Demilich et Morbid Angel, Blood Incantation partage également quelques points communs avec Artificial Brain. Disque death métal de l’année ou pas, Starspawn s’élève au-dessus de la mêlée et se prévaut d’un sceau d’excellence.


WRETCH – Wretch
(Bad Omen Records)

WretchWretch est le projet de Karl Simon, guitariste et chanteur du défunt groupe doom The Gates of Slumber. Le nom de son nouveau projet fait d’ailleurs écho au titre du dernier album (The Wretch) qu’il avait fait paraître avec TGoS. Je dois avouer que je ne connaissais pas Simon, ni ses projets musicaux avant de tomber sur ce solide Wretch. Ici, il serait malhonnête d’employer le terme « originalité » car elle ne se retrouve pas au cœur de cet enregistrement qui possède de nombreux éléments communs avec le doom des premières heures de Black Sabbath. Fidèle au genre qui sévit depuis plus de 40 ans, Wretch livre la marchandise, y allant même d’une relecture un peu plus lourde la pièce Winter, endisquée par Judas Priest quarante-deux ans plus tôt. Ça sent la mort, pis la boucane.

BEWITCHER – Bewitcher
(Indépendant/ Diabolic Might Records (vinyle) / Divebomb Records (CD))

a0495908215_10Si vous ne me connaissez pas encore, vous allez découvrir bien assez vite que je tripe un-peu-beaucoup (trop?) old school. Du genre que je collectionne les cassettes audio. Ça ne veut pas dire que je ne jure que par la nostalgie. J’essaie de trouver un équilibre entre le rétro et le nouveau. Genre, j’ai un téléphone à cadran, mais je suis pas mal souvent sur mon iPod touch, t’sais! Alors quand un band fait revivre le passé – quand il le fait bien, je veux dire – je suis pas mal sucker et j’embarque fort. Fait que, je raconte tout ça pour vous faire comprendre que c’est ça qui se passe avec Bewitcher. Leur disque homonyme, mixé et matricé par Joel Grind (Toxic Holocaust), fait penser à du bon vieux Venom, en plus tight et beaucoup mieux réalisé. Bewitcher est aussi dans la lignée de Midnight. Bref, pas de doute : nom d’un blasphème que c’est bon!


INQUISITION – Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial Zenith
(Season of Mist)

Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial ZenithC’était écrit dans le ciel: Inquisition n’allait pas passer les douanes pour l’édition 2016 du Heavy Montreal. En tout cas, ça ne m’a pas surpris de l’apprendre… pas même l’espace d’une fraction de seconde! Heureusement, le groupe qui écrit des titres d’albums et de chansons plus longs que son ombre, parvient à franchir virtuellement les frontières grâce à ses enregistrements. Et c’est bien tant mieux pour les fans de ce duo qui semble avoir du mal à éviter certaines controverses, qu’elles soient fondées ou pas. N’empêche, leur black métal à la sonorité plutôt unique (elle est dominée par des riffs au jeu de guitare très distinctifs, ainsi qu’un vocal monocorde tout aussi particulier) demeure toujours solide. Ainsi, les amateurs d’Inquisition se retrouvent devant ce nouvel album dont l’ensemble demeure fidèle à la direction musicale et aux thématiques empruntées par le duo depuis un sacré bout de temps, ce qui devrait amplement les satisfaire.


MIST OF MISERY – Absence
(Black Lion Productions)

AbsenceHyperion, ça vous dit quelque chose? C’est bien probable puisque le groupe en provenance de Suède a fait paraître un premier album en février dernier. Donc, si Hyperion vous plait, vous risquez de trouver Mist of Misery pas dégueu! Une des raisons qui me pousse à croire cela est que le trio de black symphonique compte dans ses rangs Phlegathon et Anders Peterson, aussi membres d’Hyperion. En fait, en ce qui me concerne, Mist of Misery m’apparait davantage stimulant. Pourtant, la réalisation et l’enrobage de la production s’avèrent moins imposants. Absence me rejoint plus, possiblement parce que les compositions teintées de mélancolie se manifestent avec un peu plus d’authenticité.


SINSAENUM – Echoes of the Tortured
(earMUSIC)

Echoes of the TorturedPas de panique! Je sais pertinemment que Echoes of the Tortured n’est pas paru en août. De grâce, un peu d’indulgence. Le 29 juillet, c’est à deux ou trois jours du mois qui le suit. Le zèle a aussi droit a des vacances estivales. Voilà, comme je n’avais pas eu l’occasion de m’attarder à ce groupe initié par Frédéric Leclercq (DragonForce), qui réunit notamment Stéphane Buriez (Loudblast), Joey Jordison (ex-Slipknot) et même Attila Csihar (Mayhem), je me reprends maintenant. Je l’ajoute ici pour la simple et bonne raison que ce « super-groupe », Sinsaenum, se défend incroyablement bien avec cette proposition de black/death métal. Constitué de onze pièces entrecoupées par une dizaine d’interludes instrumentaux, parfois orchestraux, ramenant à des ambiances dignes du cinéma d’horreur, Echoes of the Tortured s’avère un exercice de style réussi.


Vous pouvez également découvrir mes écoutes métalliques partagées sur instagram, en recherchant le mot-clic #metalcoolique.


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About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.

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