À L’AFFICHE : ROCKEURS EN SÉRIE (B)

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Lorsqu’il ne te parle pas de préoccupations métalliques, Kristof G. t’invite dans les coulisses des tribulations journalistiques d’un fan de métal perspicace et autodidacte, s’étant médiatiquement taillé une petite place, en balançant son infectieux enthousiasme dans ta face.

À L’AFFICHE : ROCKEURS EN SÉRIE (B)

Oui, mon gars, ce soir, on jase cinéma. Quoi de mieux que se taper des séries B mettant en vedettes d’authentiques métalleux, quand il fait si froid? Anyways, Everyday is Halloween, croonait si bien le regretté Peter Steele. Voici donc quelques suggestions de petits films trop fun et/ou très cons, mettant en vedette plusieurs pointures métalliques sur ton écran non cathodique (certains se la jouent hélas acteurs) ou sur la soundtrack dans tes haut-parleurs.

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Vampires cénobites, rockeurs mercantiles et autres gladiateurs intergalactiques

Les plus observateurs auront remarqué que les membres de Cradle of Filth ― qui seront par ailleurs au Corona le lundi 7 mars! ― doivent leur look horrifico-fétiche à la série Hellraiser. Leur amalgame de cuir, de métal et de vinyle est assez similaire à celui des cruels cénobites de la série initiée en 1987 par leur compatriote Clive Barker, célèbre romancier anglais (et parfois réalisateur) œuvrant principalement dans l’horreur (et le fantastique). Le leader du groupe de black métal anglais, le court Dani Filth, a même tenu la vedette d’une horriblement fauchée immondice titrée Cradle of Fear (2001), réalisée par ce tâcheron d’Alex Chandon (Inbred, Pervirella), aux côtés de la mignonne actrice Emily Booth (Evil Aliens, Doghouse). Une épreuve (!) bien sanguinolente. Au fait, le récit de ma rencontre avec Filth aux Foufounes Électriques est quand même assez épique (patience, ça viendra).

Que dire de GWAR, cette troupe de troubadours extraterrestres qui trimbale tout un attirail grand-guignolesque sur les scènes du monde entier année après année? Y torchent en sale, et ce même avoir perdu leur plus gros morceau, Dave ‘Oderus Urungus’ Brodie, décédé en 2014. Le groupe de Richmond en Virginie a joué dans d’innombrables home-vidéos, dont le long métrage Skulhedface (1994), une grosse farce bien grasse et ridiculement gore, qui se laisse écouter après avoir enfilé quelques (plusieurs) canettes bien frettes. Saviez-vous que j’ai déjà été roadie pour le band?

Ça nous rappelle qu’en plus d’enfiler de formidables costumes et de déambuler sous une tonne d’effets scéniques fantastiques depuis plus de quatre décennies, KISS ― alias le quartette rock le plus célèbre de Détroit ― a jadis commis une horreur en forme de film tourné pour la télé, à la fin des années 1970. On parle évidemment de l’exécrable KISS Meets the Phantom of the Park. On y raconte une abracadabrante histoire de parc d’attractions à l’effigie du groupe, qui se voit envahi d’une panoplie de malveillants sosies robotiques des légendairement avides de dollars susmentionnés rockeurs. Accidentellement hilarant.

D’ailleurs, Gene ‘the Demon’ $immon$ joue également un petit rôle (un animateur de radio à la con) dans le film horrifique suprême pour les amateurs de métal : Trick or Treat, celui sorti en 1986, qui inclut également un caméo de nul autre que le premier chanteur de Black Sabbath (dont le nom fut par ailleurs emprunté au classique film gothique de Mario Bava), Ozzy Osbourne, qui y incarne un genre d’évangéliste hors contrôle… hilarant! Qui plus est, la trame sonore fut composée par Fastway, groupe de l’ex-Motörhead ‘Fast’ Eddie Clarke. Même si The Gate est assez cool merci avec ses vinyles métal à messages subliminaux, Farce ou Festin (son titre francophone) le clenche à plates coutures.

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L’infectieux Anthrax et les prothèses de latex

Bien que le premier Return of the Living Dead était aussi réussi que punk (tant au niveau acting qu’avec sa bande sonore mettant en vedette The Cramps et The Damned), la Part II (1988; cinématographiquement médiocre, malheureusement) nous permettait de se faire aller la moumoute (ou le coco, pour les plus déplumés du lot) sur deux pièces d’Anthrax (A.D.I/Horror of It All et le proto rap-métal I’m the Man!), en regardant ses pathétiques morts-vivants déambuler tranquillement. D’ailleurs, le groupe de Scott Ian a même composé la chanson titre de Bordello of Blood (1996), le deuxième long métrage a porter le sceau Tales from The Crypt.

Plus récemment, John ‘Halloween’ Carpenter a réalisé le film le plus étrange de sa carrière, soit Ghosts of Mars (2001), avec des Martiens ultra-goth et le plus violent tueur en série EVER, incarné par, et j’ai nommé, Ice Cube (WTF?). Mais pourquoi vous parle-t-on de cette immondice? C’est que ― en plus de la délicieuse plastique de Natasha ‘Species’ Henstridge ― on retrouve Anthrax sur la moitié des 12 pièces composant la soundtrack, en plus des riffs de Buckethead (Praxis, Guns n’ Roses… et pote de Les Claypool de Primus), son pote Robin Finck (G n’ R, mais surtout Nine Inch Nails) et Steve Vai.

De plus, leur chauve guitariste a depuis 2012 son propre TV show sanguignolent (Blood and Guts with Scott Ian, maintenant Scott Ian’s Bloodworks), alors qu’on a pu lui voir la barbichette pleine de latex une couple de fois dans la discutable mais fort populaire adaptation télé de la succulente bédé The Walking Dead. Depuis le temps qu’il est fan de trucs liés à l’horreur : apparemment que la pochette de l’album classique d’Anthrax Among the Living (1987) est un hommage direct au « méchant » du deuxième Poltergeist et/ou à The Stand de Stephen King, alors que la pièce Skeleton in the Closet fut inspirée par Apt Pupil de ce dernier.

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Alice au pays des cercueils

On sait tous qu’Alice Cooper a défini ce qu’est le shock rock (avec le Britannique Arthur Brown), en se décapitant on stage, en dansant avec une morte, avec ses vidéoclips horrifiques (dont Welcome to my Nightmare, avec Vincent fuckin’ Price!). « The Coop » a même composé une pièce en l’honneur du meurtrier au masque d’hockey (He’s Back (The Man Behind The Mask), qui figura sur la trame sonore de Friday The 13th, Part VI: Jason Lives, sorti en 1986.

Qui plus est, sachez que le rockeur golfeur (!) aime également jouer à l’acteur de films d’horreur de temps à autres. On a pu le voir dans le film Prince of Darkness (1987) de John ‘Halloween’ Carpenter, ainsi que dans le 7e film de misteur Krueger, Freddy’s Dead : The Final Nightmare (celui tout pourri de 1991 en 3D, oui!), dans lequel il incarnait assez efficacement merci le violent papa adoptif de l’homme au chandail de Noël et aux griffes de la nuit.

Il joua aussi dans le petit film de vampire Suck (sorti en 2009; avec également des caméos d’Iggy Pop, Henry Rollins et Alex Lifeson de Rush), celui de Tim Burton, alias sa refonte en forme de film de la série brit’ Dark Shadows (2012), ainsi que Monster Dog (1984; alias Leviatan), de Claudio ‘Troll 2’ Fragasso. Ish. On n’a jamais visionné ce dernier, mais ça ne vaut sûrement pas très cher la livre.

En somme, il est évident que métal et horreur font très bon ménage. La preuve ultime? Rob Zombie en a fait une carrière (n’ayez crainte, on reviendra à son cas très particulier à un moment donné…).

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Photos : KRISTOF G.

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Lorsqu’il ne te parle pas de préoccupations métalliques, Kristof G. t’invite dans les coulisses des tribulations journalistiques d’un fan de métal perspicace et autodidacte, s’ayant médiatiquement taillé une petite place, en balançant son infectieux enthousiasme dans ta face.

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