Critique en DUO du nouveau Iron Maiden

Album art

Steve Dallaire

Un nouvel album de Maiden créé toujours son lot de remous à sa sortie. Tout à fait normal, c’est l’un des plus grands groupe métal de tous les temps. Ce qui me fascine le plus, ce sont les critiques que j’ai lu à date et surtout les cotes d’appréciation données par ces critiques. Genre «le meilleur album du groupe, 9.75 sur 10»… On va mettre de quoi au clair tout de suite. The Book Of Souls est un bon album. Baptême, je l’ai commandé en format trois vinyles tsé… Mais faut pas exagérer non plus.

Ok, je sors mes points négatifs avant toute chose. Je vais dire de quoi qui risque de te choquer mon p’tit wrathchild, donc prend pas ça mal… Je trouve que Nicko McBrain est plutôt lâche dans son jeu à la batterie et ce depuis une couple d’albums. Y’é où le Nicko qui explosait de partout sur Piece Of Mind ? Ça ne s’améliore pas sur The Book Of Souls. Il fait la job, c’est tout. Ce qui m’amène à mon autre point négatif, la réalisation de Kevin Shirley. J’aurais choisi personnellement un autre réalisateur. Peut-être une nouvelle oreille extérieure aurait pu améliorer le produit final (frontier). Et justement, cette nouvelle personne derrière les commandes aurait pu stimuler le jeu d’un batteur su’l pilote automatique depuis dix ans. J’dis ça de même… Pis faut pas se l’cacher, les quatre derniers disques de la formation britannique sonnent exactement de la même façon et ça m’énerve. Je m’ennuie de Martin Birch en baptême. Particulièrement sur une galette de 92 minutes. Ce qui m’amène à mon dernier point négatif… 92 fuckin’ minutes dude. Aussi fanatique de Maiden que je suis puisse être, c’est long en cunnilingus.

Mais là s’arrêtent les aspects négatifs de The Book Of Souls. Évidemment, il ne fallait pas s’attendre à un Powerslave 2, mais on retrouve plusieurs morceaux solides sur ce seizième (oui monsieur!) enregistrement studio de la bande de Steve Harris. Et c’est ce que j’admire d’Iron Maiden. Les gars pourraient aisément s’assoir sur leurs lauriers et faire du cash facile avec des tournées «nostalgie», mais ben non toé chose, ils ont encore du jus créatif. Respect… Je ne commencerai pas à décortiquer l’album au complet, plusieurs l’on fait avant moi, mais The Book Of Souls est de loin supérieur au tiède The Final Frontier. Les pièces sont beaucoup plus accrocheuses et mieux structurées.

Chansons mieux structurées certes,  mais complexes et progressives également, ce qui semble en agacer plus d’un. Trois des onze tounes dépassent la marque de dix minutes, dont la fameuse Empire Of The Clouds qui se veut le plus long titre de Maiden en carrière avec ses 18 minutes. Bon d’accord, ce n’est ni le chef-d’oeuvre dont Steve Harris vantait les mérites, ni le nouveau Rime Of The Ancient Mariner en terme de qualité, mais ça demeure une excellente chanson qui finit bien l’album. Chapeau Bruce Dickinson. Parmi les meilleurs moments que l’on retrouve sur cette heure et demi, il y a la robuste If Eternity Should Fall, l’accrocheuse Speed Of Light, et ma préférée, Death Or Glory qui me rappelle les beaux jours du groupe. Il n’y a que Shadows Of The Valley qui pue véritablement. Plate et répétitive. Coïncidence me diras-tu, mais elle fut co-écrite par Janick Gers… Pour le reste, ça s’écoute très bien. Il faut prendre le temps de digérer The Book Of Souls. On y prend goût après quelques écoutes. Ça ne vaut pas un 9.52287945 sur 10, la réalisation me déplaît, mais ça vaut tout de même le coup. Pis si tu t’attendais à Powerslave 2, ben retourne écouter Powerslave. On sera pas pires ennemis pour autant.

Je me pose la question… Penses-tu que Maiden va jouer The Book Of Souls au complet lors de la prochaine tournée et si oui, veux-tu vraiment voir ça? Tu me reviendras là-dessus.

Cote De Steve: 8 « pourquoi Janick Gers? » sur 10

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Alexandre Duguay

À peine Dickinson se remettait-il d’un cancer de la bouche que Maiden annonçait en grande pompe la sortie d’un 16e album en carrière, The Book of Souls, un disque double totalisant 90 minutes de musique. Ambitieux. Excitant, même.

Depuis la sortie de ce long-jeu – même un peu avant – le consensus est au rendez-vous et la réception critique est, d’après que ce que j’ai pu observer, dithyrambique. Rien de moins. Les cotes attribuées sont généreuses : 4.5/5, 9.5/10… 9.8/10! Beaucoup trop généreuses, selon moi…

Bien sûr, The Book of Souls est bien plus satisfaisant que son prédécesseur (The Final Frontier). En fait, il s’agit de leur album le plus intéressant depuis Brave New World. D’accord, Iron Maiden évoque les années les plus prolifiques de sa carrière. Mais de là à lui donner une note quasi parfaite et l’élever au même rang, voire même dépasser en terme de score des chefs d’oeuvre tels que Seventh Son… ou Powerslave, il y a toujours bien des limites, sacre bleu!

J’avoue candidement que j’ai beaucoup de mal à comprendre cet enthousiasme que j’estime démesuré. Bon nombre d’amateurs semblent aveuglés par leur fanatisme et plusieurs semblent même avoir perdu toute forme d’objectivité. Je ne cherche pas à descendre Iron Maiden, car je les adore. Ils sont de ceux qui ont produits parmi les plus grands albums de métal, toutes catégories – et décennies – confondues.
Mais concrètement, voici pourquoi je considère que The Book of Souls ne mérite pas autant d’éloges :
  • La plupart des chansons s’étirent inutilement. Ce n’est pas parce que tu répètes le même riff pendant plus de deux minutes et que tu le fais revenir 4 fois dans une pièce que c’est nécessairement « épique ».
  • Le groupe s’auto-plagie. Comparez le début de Shadows of The Valley avec Wasted Years qu’on retrouve sur Somewhere In Times. Il s’agit de l’exemple le plus flagrant, mais il y a plusieurs moments où l’on retrouve une odeur de paresse créatrice. Et en ti-pépère à part de ça.
  • Les synthés utilisés sur certains titres pour reproduire des arrangements orchestraux s’avèrent un peu cheapo. Voir qu’un groupe de la trempe d’Iron Maiden est incapable de se payer un vrai piano à queue et quelques vrais musiciens en studio. Des cordes lyriques, même avec les meilleurs séquenceurs au monde, ça ne pardonne pas.
  • Enfin, avec la plus grande objectivité possible, je considère que The Book of Souls ne comporte aucune envolée spectaculaire de la trempe de morceaux jadis entendus sur Number of the Beast, Piece Of Mind, PowerslaveSomewhere In Time ou encore Seventh Son of a Seventh Son.

Encore une fois, je préfère le souligner à nouveau : The Book of Souls n’est pas mauvais. D’ailleurs, If Eternity Should Fail ou la pièce titre sont notables. En revanche, je persiste et signe : ce disque ne mérite guère davantage qu’un 7. Bah, peut-être un 7.5 sur 10, ben feeling gracieuseté d’une couple de Trooper dans l’corps. Pas plus.

Voilà. Maintenant que je viens de vous dire de calmez vos ardeurs, je suis prêt à recevoir vos familiers et effrontés « pas fort, l’gros» ou même encore vos menaces de mort… Only The Good Die Young. 

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There is one comment

  1. Fred

    J’pense que l’album vaut un 8..8.5 mais les goût c’est comme les trou du cul tout le monde en a un.

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