MÉTALCOOLIQUE : Le meilleur de mars 2015

metalcoolique_boulevard-brutal

Une fois le mois, je vous ferai part de 5 ou 6 meilleures parutions* dans le merveilleux monde du métal.

*La sélection correspond aux choix de votre humble serviteur et ne représente pas nécessairement celle du staff de Boulevard Brutal.

6. MOONSPELL – Extinct
(Napalm)

ExtinctJ’entretiens une relation ambivalente à l’égard de Moonspell. Fan de la première heure, j’ai rapidement décroché, pour les redécouvrir avec enthousiasme lors de la sortie du précédent Alpha Noir/Omega White (2012). Bref, lors de ma première écoute du premier extrait d’Extinct, j’étais tout sauf convaincu du bien-fondé d’un nouvel enregistrement signé Moonspell. À mon plus grand bonheur, je me suis royalement fourvoyé! Favorisant cette fois une esthétique évoquant l’époque new wave des années 1980 (imaginez que Tears for Fears se lance dans le métal) tout en conservant leur touche gothique, Moonspell se paie des arrangements orchestraux assez sophistiqués, flirtant avec des phrases moyen-orientales. Extinct est bourré de refrains accrocheurs et de mélodies quasi pop (entonné par un Fernando Ribeiro en voix), mais si bien écrite, qu’on ne peut qu’être séduit (Breathe (Until We Are No More), Extinct, Domina, The Last of Us). Finalement, je crois bien être un sucker pour ce genre de truc.

5. UNREST – Grindcore
(Unspeakable Axe Records)

Unrest-Grindcore-coverLe titre du premier enregistrement studio de cette formation américaine vend le punch : on a affaire à du grindcore pur et dur! Heureusement, Unrest, trio new-yorkais constitué de membres qui œuvrent notamment au sein de l’excellent groupe doom Crypt Sermon et du band death metal Trenchrot, ne fait pas de fausse publicité et livre la marchandise annoncée. Et ça rentre au poste en torrieux. On ne peut certes pas éviter la comparaison avec le légendaire groupe britannique Napalm Death (surtout en début de carrière), mais Unrest imprègne sa musique du hardcore typique de Brooklyn, comme je l’aime. Au final, Grindcore n’est rien de moins qu’un 25 minutes de défonce musicale aussi dévastatrice que défoulante.

4. THE SLOW DEATH – Ark
(Chaos Records)

a4041326988_10Avec un nom tel que The Slow Death, nous ne sommes pas tant surpris d’être confronté à un doom/death plutôt dépressif. Ce constat ne rend pas le troisième album de la bande australienne ennuyant pour autant. En fait, Ark s’avère un opus assez poignant. Sachant que le chanteur Greg Williamson (dont la voix gutturale évoque le death finlandais old school) a rendu l’âme l’an dernier, l’écoute du disque a quelque chose d’encore plus évocateur. Les échanges entre Williamson et les lignes vocales mélodiques de la musicienne Mandy Andresen fonctionnent à merveille. L’apport des synthétiseurs, utilisés avec parcimonie en toile de fond, ajoute une certaine profondeur au côté atmosphérique de l’album. Enfin, la participation sur cet enregistrement de Brett Campbell (Pallbearer) à la lead guitar en enchantera plus d’un. Ark s’avère tout simplement épique.

3. LEVIATHAN – Scar Sighted
(Profound Lore)

scar-sightedMusicien extrêmement prolifique, Jef Whitehead, mieux connu sous le pseudonyme Wrest, est de retour avec un cinquième opus (sixième, selon certains sites) pour son projet Leviathan. Ainsi, cette figure mythique de la scène du black métal américain (USBM) nous livre avec ce Scar Sighted, une œuvre aussi complexe que chargée. Sombre, dense et même introspectif par endroits, Whitehead dépasse les frontières propres du genre. On ne s’en étonne guère en sachant que Wrest a puisé dans son vaste répertoire pour donner naissance à un disque qui demande certes un effort d’écoute, mais cet effort s’avère récompensé par une proposition saisissante. Leviathan est un artiste dont la démarche et l’évolution sont intéressantes et le résultat de Scar Sighted en est bien la meilleure preuve.

2. ENSLAVED – In Times
(Nuclear Blast)

Enslaved-In-TimesProposant un 13e enregistrement studio en 24 ans de carrière (c’est sans compter les multiples démos, EP et splits), on pourrait commencer à craindre le manque d’inspiration ou la redite de ces troubadours vikings issus de la Norvège. Or, il n’en est rien! Dans la continuité des excellents RIITIR et Axioma, Enslaved propose avec In Times un black progressif des plus satisfaisants. J’oserais même avancer qu’il s’agit de l’album le plus « accessible » du groupe. Je n’entends pas par là qu’Enslaved se contente désormais de faire des chansons de type couplets/refrains sur une mesure à 4 temps avec trois accords. Nous sommes à des années-lumière de cette idée farfelue. N’empêche, l’aspect lyrique semble de plus en plus développé. Il faut entendre les passages à la voix clean pour s’en rendre compte (Building With Fire, In Times). On en retrouvait déjà depuis un bon moment, mais il y a quelque chose d’encore plus assumée et mieux exploitée à ce niveau, rendant l’ensemble encore plus invitant. Constitué de six titres, In Times témoigne, une fois de plus, de la fertilité créative d’un des groupes les plus intéressants de la vaste communauté métallique. Un incontournable cette année.

1. ALKALOID – The Malkuth Grimoire
(Indépendant / Brutal Panda)

a1603803846_10Vous souvenez-vous de Noneuclid? Allez, un petit effort! Ça remonte seulement à l’an dernier et nous en avons parlé à quelques reprises sur Boulevard Brutal. Si je réfère à Noneuclid, c’est que certains des membres d’Alkaloid en font partie, ce qui veut aussi dire qu’il y a des musiciens de cet autre “super groupe de l’underground” qui se retrouvent dans Dark Fortress et Obscura, pour ne nommer que ceux-là. Le quintette arrive donc avec un tout premier album impressionnant. La musique tend autant vers le death métal technique, que le métal progressif avec une petite touche d’avant-garde. Ça rentre au poste, on a droit à de multiples riffs et solos enlevants et malgré son imposant 73 minutes, on ne s’ennuie pas un instant sur ce fameux The Malkuth Grimoire.


Vous pouvez également découvrir mes écoutes métalliques partagées sur instagram, en recherchant le mot-clic #metalcoolique.


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About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.

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