AS LIGHT DIES – TLA Vol. 1
MAA Productions | octobre 2014
DR8 (192 kbps mp3)
8.8
Commençons par le négatif. Le violon. Pas le jeu, ni les arrangements, même s’ils ne sont pas les plus sophisitiqués. Non. Le problème avec le violon sur TLA Vol.1, c’est la prise de son. Le timbre de l’instrument (un violon électrique mal égalisé ou un instrument acoustique cheap?) est terrible. Sa sonorité est si mince qu’on a l’impression d’entendre une mouche se lamenter. Sérieusement, s’il y a une chose pour laquelle je suis très intolérant, c’est lorsque des instruments à cordes ne ressortent pas bien dans un mix. Et c’est d’autant plus difficile de faire passer un violon dans un mur du son comme celui d’une formation métal. Ce n’est pourtant pas impossible. Des groupes comme Carach Angren ou Unexpect le font très bien. Je suis donc surpris de faire ce constat, d’autant plus que le mixage a été réalisé par un type d’expérience tel que Dan Swano. Mais c’est un détail. Un détail pour lequel j’accorde de l’importance, mais un détail tout de même.
Cela étant dit, ce troisième album du groupe espagnol As Light Dies demeure néanmoins l’une des meilleures parutions cette année. Pourquoi? Parce que les compositions, cinq au total, entrecoupées par autant d’interludes, sont toutes sans exception de grande qualité. Avec une effervesence d’idées et des riffs à la pelletée, le tout aurait pu sombrer vers une cacophonie chaotique, mais l’ensemble tient incroyablement bien la route. Chacune des pièces – de l’étonnante et poignante Orpheus Mourning jusqu’à Farewell From Distant Shores – réserve des phrases d’une étonnante beauté.
Difficile de contenir As Light Dies dans une seule catégorie, puisque les multiples influences des musiciens établis à Madrid sont aussi vastes que le registre des genres par lesquels le groupe s’exprime. On a donc du métal progressif ou d’avant-garde qui tend vers le death technique, le gothique ou encore, flirte avec l’électronique. Une fois de plus, il est étonnant de constater à quel point le tout demeure cohérent.
Autre point intéressant face à ce TLA vol.1, c’est qu’il traite de l’amour. TLA est un acronyme pour The Love Album. Vous conviendrez que l’amour n’est pas le sujet le plus aborder dans le métal. Évidemment, on ne parle pas de l’amour sous un angle naïf et à l’eau de rose. As Light Dies préfère en traiter d’un point de vue sombre et tragique. Ainsi, on évoque les blessures profondes liées à l’amour. Des effets négatifs et de la folie qu’il peut causer, puisque comme le groupe le souligne : « toute histoire d’amour n’a jamais de fin heureuse.» Dans cet esprit, le concept se marie parfaitement à la musique.
On devine également tout au long de l’écoute de cet opus, l’apport de Dan Swano, qui a également contribué aux arrangements. Plusieurs éléments évoquent l’univers de cette figure quasi mythique du métal. Si vous avez aimé l’album Crimson d’Edge of Sanity, vous y trouverez sûrement votre compte puisque s’y dégage le même genre d’atmosphère et qu’on ressent le même genre d’émotions à l’écoute de TLA vol. 1. Il ne reste plus qu’à espérer un second volume à ce TLA, tout aussi chargé et satisfaisant.
[…] Vous pouvez connaître mes impressions au sujet de l’album TLA vol. 1 du groupe As Light Dies en vous baladant sur le Boulevard Brutal. […]
J’adore!!!
[…] “Cela étant dit, ce troisième album du groupe espagnol As Light Dies demeure néanmoins l’une des meilleures parutions cette année. Pourquoi? Parce que les compositions, cinq au total, entrecoupées par autant d’interludes, sont toutes sans exception de grande qualité. Avec une effervesence d’idées et des riffs à la pelletée, le tout aurait pu sombrer vers une cacophonie chaotique, mais l’ensemble tient incroyablement bien la route. Chacune des pièces – de l’étonnante et poignante Orpheus Mourning jusqu’à Farewell From Distant Shores – réserve des phrases d’une étonnante beauté”. https://boulevardbrutal.com/2014/10/18/critique-de-as-light-dies-tla-vol-1 […]