Les Résidences Métal : Paradise Lost – Icon

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PARADISE LOST – Icon
1993 (Music For Nations / Metal Blade)
CD, cass (1993), vinyle (2010)
DR11

Hey, hey! J’tais pas sûr, sûr que j’allais t’voir passer par icitte c’t’été. Avec les vacances pis toute le kit, j’me disais que tu s’rais sur le gros party. Épluchette de blé d’Inde extrême, headbanging dans piscine à vagues et calage de bière en règle durant les grosses chaleurs. Icitte à’ Résidence, seul spécial de l’été, c’est qu’on a droit à des fudgesciles si on avale toutes nos pilules sans rouspéter. Répète pas ça à’ vlimeuse, mais je conserve les bâtonnets de bois pour me gosser des picks de guit. C’est pour remplacer ceux que la malcommode de chef infirmière m’a confisqué. En tout cas, j’chu ben content de te voir l’jeune. Rentre. Assis-toé.

Icon

J’pense que le fait que je t’aie parlé de Celtic Frost la dernière fois a sûrement affecté mon subconscient (encore), puisque là, j’ai envie de te jaser de Paradise Lost. T’sais, je faisais un parallèle avec la voix de Tom Warrior qui avait probablement été une influence pour le chanteur de Paradise Lost (Nick Holmes) et même un peu James Hetfield.Tu te souviens de ça, hein? C’est drôle, parce que je vais te redire la même chose pour Holmes. Ouais m’sieur! C’est qu’avant Icon, Nick Holmes utilisait, en grande majorité, ses cordes vocales pour produire des grognements caverneux. C’était pas le meilleur technicien du genre d’ailleurs. Bon, sa manière de chanter avait déjà commencé à évoluer sur le pas vilain (et très sabbathien) Shades of God, mais c’est véritablement sur Icon que Holmes a trouvé sa voix, et le groupe, sa voie. S’cuse le jeu de mot facile, ti-gars. Écoute ça, tiens!

Les puristes de l’époque devaient donc trouver que Paradise Lost ramollissait avec un métal gothique encore plus atmosphérique que le doom/death précédemment servi sur le très ordinaire Lost Paradise et l’inégal Gothic. On reprochait même à Holmes de se la jouer James Hetfield vocalement. J’avoue, qu’y’a quand même des ressemblances, mais c’est surtout à Warrior que sa voix s’apparente, si tu veux mon avis. Anyway… Puisque dans mon cas, c’est avec Icon que j’ai découvert le groupe, cet album fut pour moi une agréable révélation. Et malgré l’absence de toutes traces de death, ça demeure pas mal heavy, ce disque.

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C’est pas mêlant l’jeune, Icon, c’est le raffinement de ce que ces musiciens british exploraient avec plus ou moins d’habileté avant ça. J’te l’dis. Paradise Lost détenait les ingrédients pour élaborer une formule gagnante, mais ne parvenait pas encore à bien doser le tout. Si tu retournes vers le matériel pré-1993, tu vas entendre des ébauches de lignes de guitares qui deviendront la force de Greg Mackintosh (que tu connais peut-être aussi par son side project, Vallenfyre), tu dénoteras aussi des enchaînements pas loin de ceux qui se solidifieront par la suite. Et quand je parle de raffinement, c’est aussi au niveau des arrangements, tellement mieux peaufinés et surtout, plus efficaces. On parle aussi d’une production plus léchée, plus en chair, avec des sons de claviers légèrement dépassés, mais utilisés à bon escient et avec bon goût.

Pis en terme de composition, je pourrais te dire que ces gars-là, Holmes et Mackintosh – le noyau créateur – ont probablement signé un pacte avec le yable, parce que c’est bon en ti-péché. Un disque qui vieillit bien. Comme moé, l’jeune. Comme moé. Hé hé hé hé, huh, huh, hurrh, argheuh, huuuum. Bon, je vieillis p’t’être pas si bien que ça au fond. Hum, hum… Une pastille à l’anis, capitaine? Toujours est-il que, dans mon livre à moé, c’t’e record là, c’est un classique intemporel du métal. Je sais que leur album suivant, Draconian Times (1995), a connu encore plus de succès, mais dans mon esprit, ça ne fait aucun doute que Paradise Lost n’a jamais fait aussi bien que sur Icon. C’est lourd, mélodique, accrocheur et poignant. La preuve.

Oh! Avant que tu quittes, ça te dérangerais-tu de m’aider l’jeune? J’chu s pas trop habitué aux commandes en ligne sur internet avec mon iPapi. Pis comme y’a une édition vinyle qu’on a fait paraître en 2010, j’aimerais ben gros me la commander pour faire tourner ça sur mon vieux pick up. Merci ben, champion.

Une dernière chose. Si jamais tu vas faire un tour au Heavy Montréal, tu « moshpiteras » pour moé pendant le set de Body Count. Tu s’rais ben smatte. À prochaine chicane!

About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.

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