Critique de Esoteric Warfare – Mayhem

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Enfin un nouvel album du ‘’True Mayhem’’, comme le dit si bien la page officielle du groupe sur Facebook. Je n’étais pas au courant qu’il existait un faux Mayhem, enfin… Même après 30 ans de carrière, il est toujours intéressant d’accueillir un disque de la formation la plus controversée de tous les temps. Meurtre à l’interne, suicide du chanteur et j’en passe, Mayhem a fait plus parler de lui avec ses actions qu’avec sa musique. Et Esoteric Warfare n’est que le cinquième album complet de ces ténébreux norvégiens. Beaucoup de changement de personnel aussi lors de ces trente ans, le dernier étant le départ (ou la mise à pied) du guitariste Blasphemer. N’ayez crainte, les gars ne l’ont pas mangé ni fait des colliers avec des morceaux de son crâne. C’est un peu ça aussi vieillir…

5 albums sur 3 décennies, c’est pas un gros char. Sept ans après la sortie du confus Ordo Ad Chao, voici donc le très attendu Esoteric Warfare. Et ce que j’apprécie de Mayhem, c’est qu’à chaque fois, tu ne sais trop à quoi t’attendre. Ce que tu penses, le groupe s’en crisse pas mal. Pas question de refaire un De Mysteriis Dom Sathanas, y’a déjà plein d’autres groupes qui s’en chargent. Avec maintenant Teloch (NIDINGR) à la guitare, on pouvait donc s’attendre à quelque chose de différent encore une fois avec Esoteric Warfare.

Différent, oui et non. Bien que Teloch possède un son à la Blasphemer, il ajoute sa touche personnelle sans trop s’éloigner de la ligne directrice de Mayhem. Ce nouveau disque se veut en quelque sorte une rétrospective musicale de la carrière de la formation. Pour la première moitié de l’album, c’est le côté plus agressif et old-school que l’on retrouve entres autres sur Watcher et Psywar (la meilleure pièce du disque à mon avis). C’est également sur ces morceaux que l’incroyable batteur Hellhammer se distingue le plus. J’irais même plus loin en disant qu’il vole carrément le show. Une vraie leçon de blast beats en règle.

Jusque-là, tout va bien. Pour la deuxième moitié toutefois, il faut être un peu plus patient pour en apprécier le plein potentiel. On y retrouve encore une musique sauvage comme à l’époque de Chimera sur Corpse Of Care mais aussi des chansons très glauques aux pauses ambiantes comme l’on pouvait entendre sur Ordo Ad Chao. Rien qui ressemble à Grand Declaration Of War, fort heureusement. C’est d’ailleurs sur ces passages plus expérimentaux que la voix d’Attila prend la vedette. Le gars est littéralement possédé, on se croirait en pleine séance d’exorcisme… Narrations glaciales, cris totalement désespérés, grognements des plus lugubres, tout y est pour que la tête te fasse un 360, Linda Blair style…

Même si plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier Esoteric Warfare (d’où ma critique tardive), c’est un disque beaucoup plus cohérent que les deux derniers. La réalisation est toujours aussi crue mais toutefois plus puissante que sur Ordo Ad Chao. Tu entends même la basse de Necrobutcher, c’est ben pour dire…  Ne cherche pas de Freezing Moon ou de Funeral Fog là-dessus, tu vas être déçu, ta croix à l’envers va passer de travers. À cette étape de leur carrière, il est évident de constater que Mayhem ne refera jamais le même album deux fois, que tu le souhaites ou non.

Cote de Steve: 8 colliers avec des morceaux de crânes sur 10

https://twitter.com/stevedallaire

ne_ma

Necrobutcher:  »Pis si t’aimes pas ça, FUCK YOU!!! »

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