Critique de Hymnosis – Psychotic Gardening

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Jusqu’à tout récemment, le nom Psychotic Gardening ne me disait rien. Mais bon, voilà que je reçois une copie physique de Hymnosis à la maison, ce qui est plutôt rare de nos jours (je ne reçois que des copies numériques en général), alors pour cette raison,  j’ai décidé de donner une chance à ce groupe de Winnipeg. D’autant plus que dans notre dernier podcast, nous étions supposés parler terrassement et jardinage, alors avec un tel nom de groupe, j’avais l’occasion idéale pour me reprendre… Ben oui toé, ce jardinage psychotique provient de Winnipeg. Les nuits y sont peut-être longues là-bas comme dirait l’autre, mais elles peuvent être brutales en crisse aussi. Psychotic Gardening en fait foi avec ce quatrième album (?!).

La formation manitobaine existe depuis 1995 et Hymnosis marque son retour après une longue pause. Le leader du groupe Chuck Labossiere a d’ailleurs participé à la tournée européenne et canadienne de Broken Hope durant cette période. Ça se met bien sur un curriculum vitae. Est-ce que ce retour en valait le coup? Sans aucun doute. Psychotic Gardening offre un mélange de doom et de death métal plus que satisfaisant. Et je ne sais trop pourquoi, mais c’est le genre de disque qui me met de bonne humeur. Pourtant la musique proposée ici n’a rien à voir avec les plaines à perte de vue et la joie de vivre.

Le jardinage démarre en trombe avec Origin Of The infection et dès lors, c’est la voix vociférante du chanteur Gillishammer qui prédomine sur les bass drums galopants du batteur Matt Penner. Heavy en sale. Defile continue un peu dans le même ton, toutefois avec un death métal un tantinet plus traditionnel. Une bonne toune pour hocher de la tête tout en semant des carottes.

C’est toutefois avec Re-Hybridized Stain que le son plus doom de Psychotic Gardening se définit. Les fans de Paradise Lost et Type O Negative pourront se régaler de cette pièce et bien d’autres d’ailleurs sur cet opus, cependant il ne faut pas compter sur les voix claires, les grognements gutturaux sont à l’honneur. Mindfold et Genome Degradation nous ramènent quant à elles dans des territoires plus rapides et agressifs. Et c’est ce que j’apprécie de ce Hymnosis, c’est un disque très varié qui se laisse déguster du début à la fin.

Le point culminant demeure toutefois l’excellente reprise du classique de Death, Open Casket. Parle-moi de ça quand un groupe réussit à totalement s’approprier une chanson. Parfaitement réussie. L’apport de Tim Roth de Into Eternity et Chuck Wepfer de Broken Hope sur cette pièce y est certainement pour quelque chose. Tiens, gâte-toé!!!

Malgré le fait que Psychotic Gardening ne soit signé encore par aucune compagnie de disques (ce qui ne saurait tarder, du moins j’espère) , Hymnosis est une offrande des plus robustes. Réalisation titanesque, performance musicale irréprochable, ambiance glauque et sadique, que demander de mieux? Du fumier? Euh… Non. Peut-être juste une petite touche d’originalité additionnelle et on aurait droit à un album exceptionnel. Même à ça, Hymnosis est un excellent divertissement à qui tu devrais toi aussi tendre le chou-fleur.

Cote de Steve: 8 Garden Party sur 10

https://twitter.com/stevedallaire

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