Réflexion musicale, résolution brutale – Partie 1

reflexion-musicale

Préambule

Les résolutions de début d’année, ce n’est pas trop mon truc. Malgré des intentions qui m’apparaissent pour le moins sincères, je remarque que la plupart des gens n’arrivent pas à tenir leurs engagements. C’est pourquoi je ne suis pas du genre à commencer l’année en me sentant forcé de m’abonner au gym, d’essayer de moins sacrer, de ne plus texter au volant (ça mes amis, ça devrait être une hostie de règle d’or à la base anyway) ou toute autres choses pour lesquelles on peut connaître un tant soit peu de culpabilité.

En revanche, quand je suis vraiment résolu à me conformer à une décision importante, ça niaise pas trop! C’est notamment pour ça que je ne fume plus depuis 5 ans (excepté une fois au chalet). Mais si je vous raconte tout cela, ce n’est pas pour faire mon fraîchier. Parce qu’en toute franchise, dans certains cas, pour changer certaines mauvaises habitudes de vie, il aura fallu que je frappe un mur de plein fouet.

En fait, tout ce grand détour, c’est pour que vous sachiez que la résolution que j’ai récemment pris, bien je vais la tenir. Parole d’honneur! Et je vous la partage, car je crois que ça risque de vous interpeller. D’abord, ça a rapport en grande partie avec ma consommation de musique (puis j’écoute du métal en masse!). Ensuite, ça découle d’une certaine réflexion face à l’industrie musicale.

La résolution

Alors voilà, en tant que blogueur/critique: Je, Alexandre Duguay, m’engage à acheter tout albums obtenus en copie promo lorsque ceux-ci me plaisent.

Vous ne verrez pas sur le lien que je m’apprête à vous partager tout ce que j’ai acheté, puisque que ça ne répertorie pas mes achats d’albums en vinyle, ni ceux achetés ailleurs, mais si ça vous intéresse de connaître les artistes métal (ou autres) pour lesquels je me suis procuré une version numérique de leur(s) album(s), vous pouvez jeter un œil à ma collection sur bandcamp.

D’ailleurs, je vous invite à en faire autant. L’ouverture d’un compte est gratuite, et c’est excellent pour faire de belles découvertes. http://bandcamp.com/fans

Ouin, pis après?

Bah, c’est déjà pas pire, me semble! En plus d’être un excellent moyen de manifester mon appréciation, il s’agit d’une façon concrète de soutenir des artistes qui ne l’ont pas toujours facile.

Cette résolution, je l’appliquais déjà… un peu, mais pas de façon systématique. Pourtant, j’aurais dû, parce que dans une autre vie, j’ai été musicien qui a enregistré des disques et qui a vu des contrats douteux lui passer sous le nez. J’ai accepté de faire des shows dans des conditions pourries, ce que font plusieurs musiciens dans l’espoir de se faire connaître davantage. Je me considère ainsi assez bien placé pour comprendre les groupes qui en arrachent et qui choisissent, par exemple, de passer par du sociofinancement (crowdfunding) pour réaliser un album.

Ok! Mais encore…

Comme je l’expliquais ci-haut, ma résolution découle d’une réflexion et celle-ci m’a donné envie de profiter de l’espace qu’on m’accorde sur Boulevard Brutal afin d’apporter quelques précisions au sujet de certains aspects de l’industrie musicale. Cette réflexion provient d’observations que j’ai pu faire alors que trop de faussetés se propagent, autant du côté des artistes que des fans, otages d’un modèle d’affaires qui n’est rentables que pour très peu d’élus. Pendant ce temps, trop de labels (surtout les gros, mais pas seulement qu’eux…) évitent une guéguerre qui devrait les impliquer davantage.

Je n’ai aucunement la prétention de détenir la vérité sur le sujet, mais j’estime avoir évolué assez longtemps dans le milieu pour y amener un point de vue nuancé. L’objectif de cette petite série de textes est de faire état de multiples zones grises qui font en sorte que rien n’est ni noir, ni blanc lorsque l’on parle de téléchargement illégal ou de bands qui vont jusqu’à payer pour pouvoir jouer sur scène.

Je vous dévoilerai aussi plus en détail de quelle manière je compte mettre en pratique ma résolution, car si je souhaite acheter davantage, je ne le ferai pas n’importe où et n’importe comment. J’y reviendrai lors de la seconde partie de Réflexion musicale, résolution brutale, en espérant que quelques uns d’entre-vous décidiez d’emboiter le pas en en faisant autant.

Prochainement 

Partie 2 – iTunes ou Bandcamp? Numérique, CD ou vinyle?

About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.

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