Critique de Kapitulation 2013 – Endstille

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Le temps des fêtes approche et je ne sais trop pourquoi, c’est toujours le temps de l’année où je tombe en mode black métal. Donc quoi de mieux cette semaine que le huitième album des allemands d’Endstille pour se faire brutaliser les tympans. Formé en 2000, Endstille est l’un des groupes black métal les plus brutaux de la planète, point à la ligne. Pas de place pour la subtilité. Pis rien qui sonne comme Still Loving You ou Wind Of Change non plus. Les gars te le feraient avaler ton sifflet.

Fidèle à leurs habitudes, Endstille traite des horreurs de la deuxième guerre mondiale et Satan n’a toujours pas sa place sur cet apocalyptique Kapitulation 2013. Même constat au niveau musical, Endstille fait du Endstille, bien que cette nouvelle parution soit plus intéressante que ce que ces brutes nous avaient offert en 2011 avec Infektion 1813. Si le groupe ne t’es pas familier, leur musique rappelle les premiers albums de Marduk avec des furieux blast beats à la 1349 des débuts. Extrêmement violente, la musique va de pair avec les textes. Pur Carnage. Et dis-toi que si tu n’aimais pas ça avant, oublie ça. Endstille favorise la brutalité au lieu de l’originalité. Les critiques sont d’ailleurs très partagées pour Kapitulation 2013.

Avec Aborted, la première pièce, tu sais déjà dans quoi tu t’embarques. Pas de niaisage. The Refined Nation se démarque quant à elle avec son côté plus thrash. Le groupe prétend écrire délibérément des riffs monotones (la chanson Monotonous 2013 en fait foi) mais ça fonctionne. Endstille t’enfonce dans la gorge ses riffs répétitifs jusqu’à temps que tu t’étouffes avec. C’est comme si la formation voulait te casser avec leur musique et effectivement, pas de demi-mesures, t’aimes ça ou tu détestes. Pour moi, la technique opère.

C’est qu’à la première écoute, t’as l’impression d’entendre la même toune pendant 43 minutes. Toutefois, petit à petit des mélodies se développent à travers cette orgie blasturbatoire. Les québécois de Rage Nucléaire pratiquent aussi ce genre de torture sonore. Et tout comme la bande de Lord Worm, on retrouve plein de samplers de discours et de chants allemands à travers l’album, ce qui donne un effet encore plus dramatique à ce black métal glacial.

Question de détendre cette atmosphère morbide, les allemands rendent hommage au groupe culte Sodom avec une formidable reprise du classique Blasphemer. Bien qu’assez fidèle à l’originale, la touche Endstille est omniprésente et ça brise le moule en milieu d’album à notre plus grand bien. C’est pas toujours facile de se faire blaster les oreilles pendant plusieurs minutes sans arrêt, alors cette reprise est de mise.

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« Toé pis tes osti de bitstrips!!! »

Hélas, ça s’essouffle quelque peu vers la fin. J’aurais personnellement retranché un ou deux morceaux. Faut être fait fort pour subir de la musique aussi intense pendant 43 minutes. Heureusement, la dernière chanson, Endstille (Abschied), vient sauver les meubles et s’avère la plus intéressante du lot. La froide narration du chanteur Zingultus est tout simplement déconcertante et conclut de belle manière cette séance de pure sauvagerie.

Non, Kapitulation 2013 ne se méritera pas le titre d’album de l’année, mais s’avère cependant un disque parfait pour l’arrivée des longues nuits froides.

Cote de Steve: 7.8 Séances de blasturbation sur 10

https://twitter.com/stevedallaire

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