Critique de Generation Nothing – Metal Church

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T’es pas allé à l’église aujourd’hui, je le sais. C’est pas fin faire de la peine au p’tit Jésus comme ça. Alors pour te repentir, je te propose une autre sorte d’église, peu orthodoxe celle-là, soit celle du métal. Les plus vieux d’entre vous pourront s’en confesser, Metal Church est un groupe qui roule sa bosse depuis belle lurette. La formation de Seattle assurait la première partie de Metallica lors de la célèbre tournée Master Of Puppets au Québec en 1987, juste pour te donner une idée. J’ai eu la chance de voir cette tournée à l’époque à Chicoutimi, mon premier show métal. Je paierais cher pour revoir ça. À cette époque, les gars en étaient à leur deuxième album, The Dark, et l’avenir semblait prometteur pour eux. Hélas, le chanteur original David Wayne a quitté le bateau après la tournée et malgré quelques bons albums par la suite (et quelques pochettes douteuses), Metal Church a tranquillement sombré dans l’oubli… L’église a officiellement fermé ses portes en 2009 et il y en a pas un ciboire qui s’en est aperçu, tabernacle.

Alléluia, Kurt Vanderhoof, guitariste et seul membre original du groupe, a ressuscité Metal Church en janvier 2013 pour performer le premier album éponyme en entier sur le 70 000 Tons Of Metal. La réaction fut telle que Vanderhoof et sa bande ont décidé de reprendre la soutane pour nous offrir Generation Nothing. On l’entend souvent celle-là, la promesse du «fameux» retour aux sources. C’est aussi crédible que quand je dis à l’épouse que c’était ma dernière brosse… Toutefois Metal Church respecte son engagement, cette nouvelle offrande nous ramène à l’époque glorieuse des deux premiers disques, tout en ayant un son actuel.

Si tu n’es pas familier avec le groupe, ben dis-toi que c’est un mélange d’Accept et Metallica, et la voix de Ronny Munroe ressemble étrangement à celle de Bobby Blitz d’Overkill. C’est la féroce Bulletproof qui débute la célébration et la voix de Monroe est plus agressive qu’à l’habitude, ce qui convient parfaitement à la chanson. Kurt Vanderhoof est une machine à riffs et Dieu sait qu’il y en a sur Generation Nothing. La pièce-titre en est un bon exemple, écoute ça.

Même si la formation 2013 de Metal Church est totalement différente de celle de 1984, le son typique du groupe lui, est toujours aussi reconnaissable. L’énergie des débuts est palpable et la réalisation quant à elle nous confirme que nous sommes bien en 2013. Ça sonne en crucifix. Tout bon groupe métal qui se respecte se doit d’avoir un bon batteur et l’excellent Jeff Plate le démontre bien. Son attaque sur les bass drums est sublime et complète bien le travail du bassiste Steve Unger, particulièrement sur la pièce Scream. Une section rythmique de béton.

Retour aux sources réussi, certes, toutefois Metal Church tombe dans le même panneau que bien des groupes depuis quelques années, Generation Nothing est trop long à mon goût. J’aurais personnellement retiré deux chansons, un avis que partage également mon chum Seb Brutal, à qui j’ai fait écouter l’album. Trop, c’est pire que pas assez. Néanmoins, c’est un disque étonnant de la part de Metal Church. Si Metallica réussissait aujourd’hui à faire un album de la sorte, tout le monde serait en pâmoison…

Cote de Steve: 8 Tabernacles sur 10

https://twitter.com/stevedallaire

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