Critique de Clean – Whores

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Whores (ou filles à la cuisse légère si tu préfères), est une formation d’Atlanta qui rocke en putain. C’est normal que tu ne les connaisses pas, c’était mon cas jusqu’à tout récemment. Formé en 2010, le groupe a sorti son premier mini-album intitulé Ruiner en 2011 et 2013 marque la sortie d’un nouveau EP, Clean. Il ne faut pas se fier à ce titre car il n’y a rien de propre là-dedans mon chum, c’est sale en Grand Antonio. Pis c’est ben correct de même.

Six tounes seulement, pas de niaisage. Whores donne dans le sludge métal, mélangeant la folie de Jesus Lizard et la puissance du Helmet des beaux jours. Ça fait du bien d’entendre d’autres chose que du black et du death de temps en temps, tsé. Attitude punk en prime, on retrouve sur Clean des titres que j’aurais rêvé d’écrire comme Cougar Not Kittens et I Am Not A Goal-Oriented Person.

Baby Bird sonne le glas avec une guitare fuzzy dans l’prélard. La basse de Jake Shultz est accordée au plus bas possible et le batteur Travis Owen ne se complique pas le bicycle, ses rythmes sont simples, lourds et surtout efficaces. Le trio américain ne tient pas à t’épater avec des prouesses musicales, le groove est maître à bord. L’intro à la basse sur Last Looks est lourd comme le quatrième menton du prochain maire de Montréal et quand la guitare et la batterie embarquent, on a droit à quatre minutes de pur bonheur chaotique.

Car oui, Whores aime la distortion et le feedback, et la pièce I Am Not A Goal-Oriented Person en fait foi. Le chanteur et guitariste Christian Lembach possède une voix puissante et livre son humour noir avec violence sans toutefois s’égorger. Blue Blood, la plus stoner du lot, débute avec un rythme de batterie pesant et évidemment, l’influence de Black Sabbath se fait sentir. Mais à l’opposé du dernier Sabbath dont je refuse à même mentionner le titre (ou le chiffre), t’as pas besoin de te forcer à aimer ça pour avoir l’air cool. Ça vient tout seul, comme un gars qui baise sans bouger, du moins c’est ce qu’on me raconte…

http://whores.bandcamp.com/album/clean

Le réalisateur Ryan Boesch (Melvins, Helmet, Tomahawk) donne libre cours aux musiciens et bien que l’ensemble soit extrêmement bruyant, on réussit bien à discerner chacun des instruments. Le son de la batterie sur ce EP me fait carrément baver. Je veux jouer dans Whores, bon. C’est la chanson I Am An Amateur At Everything qui conclut cette sale affaire et je voudrais que ça continue. Mais bon, des demi-heures intenses comme ça, faut les prendre quand elles passent… Tu ne peux pas te passer de Clean. Ça sort le 29 octobre.

Cote De Steve: 9 Denis Coderre sur 10

https://twitter.com/stevedallaire

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