Critique de Entrench – Ken Mode

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Ken Mode n’est pas le petit copain de Barbie. Si tel était le cas, ça ferait un bout de temps que la poupée n’aurait plus de tête. Le groupe tire en fait son nom de l’acronyme Kill Everyone Now créé par Henry Rollins en tournée avec Black Flag à l’époque. Et croyez-moi, la musique brutale que produit ces gars de Winnipeg est à la hauteur du nom de la formation. Bien que le son de Ken Mode est totalement différent, j’ai ressenti le même sentiment d’urgence et de colère que sur l’album éponyme de Rage Against The Machine. Pas de rap/métal ici par contre, mais bien une décharge extrêmement vicieuse de métal post-hardcore qui plaira au fans de Unsane, The Dillinger Escape Plan et Converge. Je ne sais trop si les membres de Ken Mode étaient déjà au courant que les Jets ne feraient pas les séries lors de l’enregistrement, mais je peux vous confirmer qu’être plus en crisse que ça, tu meurs.

Ken Mode fut le premier récipiendaire l’an dernier aux Junos dans la catégorie Hard Rock/Metal. Est-ce que c’est vraiment fiable? J’ai toujours l’impression que tout comme les Grammys et l’ADISQ ici au Québec, les prix sont remis au hasard par des clowns qui n’ont aucune idée des candidats en lice. N’empêche que cet incident m’a permis de découvrir ce groupe, avec l’album Venerable, une méchante claque dans’ face. Et tu sais quoi? Entrench, le cinquième album du groupe, est encore meilleur.

Je ne sais pas si ça coincide avec l’arrivée du nouveau bassiste Andrew LaCour, mais les compositions sur Entrench sont un peu plus mélodiques qu’à l’habitude. Évidemment, il n’y a rien sur ce disque que tu risques de siffloter autour d’un feu de camp comme tu le fais souvent avec Wind Of Change de Scorpions quand t’es ben saoul avec tes chums. C’est moins noisy qu’à l’époque et il est plus facile de se retrouver dans la musique de Ken Mode. En voici un exemple parfait:

Ça fesse dans le dash n’est-ce pas? J’aime bien ça. Cette brutalité sonore se retrouve sur bien d’autres titres dont la féroce No; I’m In Control. Et ce son de basse complètement étourdissant. Malade! C’est le réalisateur Matt Bayles (Mastodon, The Sword) qui est aux commandes et selon le chanteur Jesse Matthewson, ce fut les plus longues sessions d’enregistrement de sa vie. Qu’importe, le résultat est impeccable et Bayles a réussi ni plus ni moins a faire sortir le méchant de ce trio. Une vraie décharge électrique.

Ken Mode ne font pas que varger comme des débiles sur leurs instruments cependant, il y a certains passages atmosphériques entre autre sur Romeo Must Never Know et Monomyth qui nous permettent de décanter un peu. Pour le reste, tasse-toé de là, la pédale est dans le tapis. J’apprécie notamment le travail du batteur Shane Matthewson avec son style aussi nerveux qu’une Pauline Marois en attente du prochain nom qui va sortir à la Commission Charbonneau. La voix de Jesse Matthewson me rappelle par moment celle de Zack De La Rocha, spécialement sur Your Heartwarming Story Makes Me Sick et Figure Your Life Out. De la vraie bombe mon chum.

T’as ben beau écouter du death, du thrash, du black, à mon avis il est impossible de rester insensible à la folie de Ken Mode. Ça va te faire du bien d’entendre quelque chose de différent et ce sera un succès garanti lors de ton prochain BBQ métal.

Cote de Steve: 9 Barbie pas d’tête sur 10

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