Métal en rafale: Hooded Menace, Xibalba, Sonic Reign, Mutilation Rites et Chapel of Disease

HOODED MENACE – Effigies of Evil

Effigies of Evil Relapse | 2012
8/10

Écoute intégrale

Citant parmi leurs influences des groupes tels Cathedral, Winter et Asphyx, les finlandais de Hooded Menace ont aussi été grandement inspirés par la série de films d’horreur espagnols des années 70 «The Blind Dead» (Tombs Of The Blind Dead, Return Of The Evil Dead, Horror Of The Zombies et Night Of The Seagulls). On retrouve bien d’ailleurs l’esprit de ces films avec les illustrations de leurs albums. Effigies of Evil, troisième disque du groupe n’y fait donc pas exception. Et la formation persiste et signe avec cette combinaison de doom et de death métal bien gras, agrémentée de quelques passages plus mélodiques, toujours bienvenus. Si les deux premières pièces possèdent plusieurs élément dignes d’intérêt, c’est sur In the Dead We Dwell que le groupe se met complètement en valeur. Crumbling Insanity et Summoned into Euphoric Madness ressortent également du lot. Lent, pesant et bien sombre, ce plus récent opus de Hooded Menace égratignera sans aucun doute tous ceux qui oseront s’aventurer dans l’univers musical menaçant de cette sinistre bande d’encapuchonnés.

XIBALBA – Hasta la Muerte

Hasta La MuerteSouthern Lord Records | 2012
7.5/10

«Jusqu’à la mort». C’est pas mal ce que veut dire le titre de ce disque de Xibalba. Et pour les mayas, «Xibalba»est  un monde souterrain où règnent les dieux de la mort et de la maladie. Rien de bien rassurant, et ce sentiment lugubre est plutôt bien traduit dans la musique des Californiens. Ici, on a droit à un métal à l’état brut et surtout, très lourd. Sans être groovy et aussi tribal, on retrouve une sonorité et une agressivité similaire à ce qu’on pouvait entendre sur Roots de Sepultura. Proposant la plupart du temps des tempi assez lents, les musiciens se permettent quelques séquences qui transpirent le hardcore (No Serenity et Burn, par exemple). Heavy comme ce n’est pas permis, vous comprendrez que Xibalba est loin de faire dans la dentelle et il se pourrait qu’à l’écoute de cet album, il vous prenne soudainement l’envie de tout détruire sur votre passage. Une séance de relaxation est donc recommandé, une fois votre période d’audition achevée.

SONIC REIGN – Monument in Black

Monument in BlackApostasy Records | 2013
7.5/10

Composé de Ben Borcuki (voix et guitares) et de Sebastian Schneider (batterie), le duo allemand Sonic Reign propose un black métal atmosphérique aux multiples riffs accrocheurs. Suivant un premier disque passé inaperçu en 2006 (Raw Dark Pure) il fut réédité l’année suivante par Metal Blade, ce qui n’a malheureusement toujours pas propulsé la formation dans les hautes sphères métalliques. Le groupe revient néanmoins en force avec cet efficace Monument in Black. Et jusqu’à mi-chemin, Ben et Sebastian (à ne pas confondre avec Belle et Sébastien, de grâce!) livrent un sans faute, chacun des quatre premiers morceaux apportant des riffs qui tuent. C’est lors de deux titres suivants que la sauce se gâte légèrement. En fait, A Doctrine Unreachable et Daily Nightmare Injected ne sont pas du tout mauvaises. Je dirais simplement qu’elle paraissent moins inspirées et semblent redondantes, surtout car elles arrivent après des musiques très solides. Sonic Reign se rattrape lors de la conclusion de ce disque accessible, qui risque même de plaire aux headbangers moins attirés par le black.

MUTILATION RITES – Empyrean

EmpyreanProstethic Records | 2012
7/10

Écoute intégrale

Ayant fait paraître deux EP au début 2012, les black métalleux américains de Mutilation Rites récidivaient au printemps de la même année avec ce tout premier disque intitulé Empyrean. D’une intensité assez violente – particulièrement au niveau vocal, le chanteur George Paul s’époumonant d’une intensité peu reposante – le quatuor jette toute son agressivité sur l’auditeur qui n’a d’autres choix que de subir cette musique très sale. On décèle quelques éléments du punk et de brèves interventions métalliques plus accessibles, mais Mutilation Rites propose surtout un black viscéral atmosphérique, parfois à la limite de l’expérimental, suintant une hargne virulente qui fait beaucoup des dégâts. Doté de 6 morceaux totalisant 35 minutes, il faut être en forme pour revecoir ce Empyrean, mais l’excellente Fogwarning parviendra à vous intéresser au band, qu’importe votre endurance.

CHAPEL OF DISEASE – Summoning Black Gods

Summoning Black GodsF.D.A. Rekotz | 2013
5/10

Ouin, ouin, ouin. Le groupe formé en 2008 par ces musiciens germaniques s’amuse à reproduire cette sonorité death de la fin des années 80, début 90. Vous savez, le genre de death métal popularisé par Death ou Asphyx? Il n’y a  certes aucun mal à vouloir se prêter à l’exercice. Le hic, c’est qu’un tas de groupes l’ont déjà faits avant eux. Mais c’est surtout que plusieurs de ces groupes l’ont fait beaucoup mieux. Côté sonorité, même si le niveau sonore est foutrement plus «dans ta face», le mix, avec son absence de basses fréquences, s’apparente à celui de Scream Bloody Gore. On peut donc dire mission accomplie. Malheureusement, on ne peut en dire autant des compositions, souvent fades et peu originales.

About Alexandre Duguay

Rédacteur, intégrateur et développeur web. Autrefois musicien (violoniste et guitariste). Toujours mélomane, cinévore et audiophile. Collectionneur de vinyles, cassettes et VHS.

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