Critique de II: Black Armoured Death – Death Wolf

cover_artwork

Les fans de Glenn Danzig n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent ces temps-ci. Le gros musclé fait récemment plus la manchette en achetant de la litière à chat ou en se faisant mettre K.O. par le chanteur d’un band no name. Heureusement, Morgan Håkansson, membre fondateur de Marduk, est là pour remédier à la situation. Il a formé le groupe Devils Whorehouse en 2000 au départ comme hommage aux Misfits pour ensuite sortir deux albums très inspirés de la formation punk. En 2011, le groupe trouve sa propre identité, devient Death Wolf et sort son premier album éponyme. Métal pesant, hardcore et punk sont au rendez-vous, toujours bien sûr inspiré de la musique de Danzig. 2013 marque la sortie de II: Black Armoured Death et c’est plate à dire, mais l’élève dépasse le maître.

Ce disque m’a conquis dès les premières notes de Noche De Brujas, une pièce extrêmement lourde avec un riff et un refrain qui tuent. Vient ensuite World Serpent, plus rapide avec son mélange de hardcore et de thrash. La voix de Maelstrom ressemble évidemment à celle de Danzig mais ses hurlements sont très «arayesque» sur cette chanson. Sur Lord Of Putrefaction (quel beau titre), les rhythmes écrasants sont à l’avant plan, on peut s’imaginer un Glenn Danzig chanter dans un clip en noir et blanc, contemplant une femme-loup qui danse autour d’un feu de camp. La sinistre Death Wolf March est carrément un hymne à la mort qui représente bien toute la noirceur et l’ambiance macabre de leur métal. Solide en lucifuge

II: Black Armoured Death est un disque très varié où tout amateur de métal au côté sombre peut y trouver son compte. Chaque pièce a sa caractéristique distincte mais toutes ont un point commun, soit la qualité des refrains. Ils sont si puissants et accrocheurs qu’une seule écoute est nécessaire pour apprécier. Death Wolf n’offre rien de très original, leur approche est simple mais efficace, elle t’agrippe à la gorge comme le faisait Jean Chrétien sur des manifestants à ses beaux jours. L’album se termine avec la lugubre Rothenburg, une pièce qui pourrait facilement se retrouver sur une bande sonore d’un film d’horreur avec ses gros accords de piano qui viennent appuyer la guitare à la toute fin.

La réalisation de II: Black Armoured Death est à l’image de la musique de Death Wolf, crue et sans flafla, de la puissance à l’état brute. La batterie de Hrafn est dévastatrice, le son de la guitare est tout ce qu’il y a de plus heavy et l’excellente voix de Maelstrom se démarque tout au long de l’album. Death Wolf n’est pas qu’un simple copycat de Danzig, le groupe réussit à incorporer des éléments bien à eux qui font de ce deuxième disque une réussite totale. J’aime bien ce qu’a fait Danzig durant sa carrière, mais ne vous en déplaise, il n’a jamais produit un album de cette trempe. Je le sais, je ne me ferai pas d’amis en disant ça…

Death Wolf sera d’ailleurs de passage au Club Soda le dimanche 24 février lors de la tournée Voices From The Dark avec Marduk et Moonspell, toute une messe noire en perspective, marque ça dans ton calendrier.

Cote de Steve: 8.5 coups de poing dans’ face à Danzig sur 10

promo_photo

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s