Critique de Tides Of War – Chariots Of The Gods

chariots pochette

Première critique de 2013, alors pourquoi ne pas partir le tout avec un produit de qualité bien de chez nous. Je mentionnais récemment que la scène métal dans la région d’Ottawa-Hull (Hull, vous avez bien lu, d’la marde avec la fusion) grouillait de plus en plus et Chariots Of The Gods en est un autre bel exemple. Il a bien fallu que je quitte cette région pour que ça se mette finalement à bouger dans le coin. Force est d’admettre que je porte la poisse. Tides Of War est le premier album officiel du groupe, faisant suite au EP Reverence paru en 2010. Le groupe a délaissé son côté metalcore sur cette offrande pour offrir un métal aux influences diverses mais qu’on pourrait décrire comme du death-thrash mélodique.

Bien que les gars n’aient pas encore l’appui d’une compagnie de disques, une chose est sûre, ils ne manquent pas d’ambition. Côté présentation, la pochette de l’album et le superbe livret qui l’accompagne sont extrêmement tape-à-l’oeil et quant à la réalisation du disque, ils se sont offert les services de nul autre que Glen Robinson (Voivod, Annihilator, Gwar). Son travail sur Tides Of War est encore une fois à la hauteur de sa réputation, ça fesse comme la face du maire Marc Bureau. Chariots Of The Gods nous présente un produit léché qui devrait sans doute intéresser quelques dirigeants de labels dans un avenir rapproché.

Après une douce introduction accoustique (Overture), la pièce Seventh Weapon nous prend d’assaut avec de furieux bass drums aux sons bien gras telle la poutine extra saucisse de La Pataterie Hulloise. On nage en terrain connu ici, les influences de Trivium, In Flames (période avant Colony) et Lamb Of God sont omniprésentes, vous comprendrez donc que c’est la mélodie qui prime pour Chariots Of The Gods. Le batteur Rich O’Neil en rajoute avec de savoureux blast beats sur l’excellente Blind Assassin, la meilleure chanson de la première moitié de l’album.

Ce n’est toutefois qu’à partir de la sixième chanson intitulée Revillusion (1905) que le groupe nous dévoile enfin sa personnalité. Les guitaristes Mathieu St-Amour et Dimitri Gervais y vont de performances remarquables notamment sur Red Skies et Annihilation Of The Gods. Non pas que la première portion du disque soit mauvaise, au contraire, mais c’est vraiment à ce moment qu’on sent que le groupe y met toute la gomme. Si vous êtes guitariste en herbe, Tides Of War va soit vous motiver à pratiquer votre instrument davantage ou tout simplement vous inciter à crisser votre six cordes dans le fond du garde-robe. Impressionnant. À noter aussi l’excellent duo avec le chanteur de Norther, Aleksi Sihvonen, sur la redoutable Unbound.

Assez les fleurs, v’là le pot. Ce premier album de Chariots Of The Gods est somme toute une réussite, toutefois j’aurais préféré un peu plus de variations dans le chant de Renaud Jobin. Sa voix est efficace sur la plupart des chansons, mais ça devient quelque peu redondant à la longue. Ce serait bien qu’il puisse ajouter de la couleur à son style, surtout avec le talent des musiciens qui l’accompagnent. Léger détail me direz-vous, mais qui serait à prendre en considération pour l’avenir de cette formation très prometteuse.

Cote de Steve: 7.5 Descentes de police au Club Le Pigale sur 10

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