Critique de Machine Fucking Head Live – Machine Head

J’aime les albums enregistrés en spectacle. Je me souviens, alors que je n’étais pas plus haut que trois bières, j’écoutais sans cesse mes vinyles d’Iron Maiden avec Live After Death, Speak Of The Devil d’Ozzy et Exit Stage Left de Rush. Même quand je connais la version originale d’une chanson par cœur, c’est toujours agréable de l’entendre avec l’énergie et l’adrénaline d’une prestation devant public. C’est encore plus le cas quand on a affaire à un groupe de la trempe de Machine Head. Si vous les avez déjà vu sur scène, vous savez exactement de quoi je parle. J’accueillais donc avec impatience ce fameux Machine Fucking Head Live.

Généralement, qui dit album live dit fin de contrat, et Machine Head ne fait pas exception à cette règle. Machine Fucking Head Live est le dernier album du groupe à paraître sur l’étiquette Roadrunner Records. Les californiens sont d’ailleurs présentement à la recherche d’une nouvelle compagnie de disques. Ce n’est toutefois pas une raison pour sortir de quoi de tout croche comme l’imbuvable Anthrax Live: The Island Years et ça, les gars de Machine Head l’ont bien compris.

Machine Fucking Head Live comprend 15 titres qui couvrent les meilleurs moments de la carrière du groupe. Et oui, les thrashers ont le culot de toucher leur controversée période nu-métal avec des versions des pièces Bulldozer (Supercharger) et The Blood, The Sweat, The Tears (The Burning Red) aussi maléfiques que les palettes de Nicolas Marceau. Évidemment, les chansons préférées des fans du groupe ne sont pas oubliées. Ten Ton Hammer, Aestethics Of Hate, Old et Halo sont livrées avec ferveur et conviction. Quand j’ai entendu Davidian, j’étais tellement crinqué que j’ai brisé la belle spatule Ricardo de l’épouse. Depuis cet épisode fracassant, j’ai découvert qu’on ne dort pas si mal que ça sur un divan.

Le chanteur Robb Flynn est un maître de cérémonie exceptionnel et sa débordante énergie est aussi palpable sur ce disque. Pour stimuler une foule, il ne se fait pas mieux que cet agressif barbu. C’est d’ailleurs ce dernier qui s’est chargé du mixage et du mastering avec son partenaire Juan Urteaga (Testament, Exodus) et la puissance sur scène de Machine Head est rendue à perfection. Pour ma part, celui qui tire le plus son épingle du jeu est sans contredit le batteur Dave McClain. Il martèle ses peaux avec une force et une originalité hors du commun, ses bass drums sont «tights» et nerveux, le son de sa batterie est massif, bref sa performance à elle seule vaut l’achat de cet album. La tête de la machine, c’est McClain.

Donc pas de surprises sur Machine Fucking Head Live, les chansons sont interprétées de façon identique aux versions originales et j’aime ça de même. Ça rentre au poste, ça sonne fou raide, les gars sont en feu, c’est tout ce que je demande. De tout façon, qui voudrait d’une version dubstep d’Imperium? Certainement pas moi.

Cote de Steve: 8 spatules de Bicardo pétées en deux sur 10

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