Critique de Devour All You See – Fisthammer

Ces temps-ci, il sort autant de nouveaux albums de death métal que de plaques d’eczéma sur ma main droite. J’entends déjà vos commentaires malsains mais non, je suis gaucher… Donc beaucoup de sorties, certaines dignes de mentions et d’autres non. Je préfère en général faire le tri et vous parler de mes découvertes au lieu de planter un band qui n’est pas digne de votre attention. Quelques fois parmi ce tri, des albums me glissent entre les doigts (à cause de la crème j’imagine…) et parmi ceux-ci, le premier album de Fisthammer, Devour All You See. Je suis tombé par hasard sur cet album en mettant mon mp3 sur «random» pendant un entraînement et baptême, j’en ai défoncé mon punching bag!!!

Tout de suite après une introduction des plus sinistres, nos quatre fous furieux de Philadelphie nous crissent un jab en pleine face avec Razorwaves, une pièce où le batteur Danny Piselli livre une véritable rafale de mitraillette avec ses bass drums, un peu à la manière d’Éric Bastien de Necronomicon (le king des kings). Qui dit death métal américain dit en général death métal mélodique et Fisthammer n’échappe pas à la règle. Sans nécessairement réinventer quoi que ce soit, les gars ne se limitent pas à un style en particulier et les influences sont variées et rafraîchissantes. J’ai ce riff là dans la tête depuis deux semaines:

Fans de Amon Amarth, vous allez capoter sur Kull The Conqueror et Doom Of The Gods, deux tounes épiques à souhait avec des rhythmes galopants dignes de l’époque de With Oden Our Side. Les grognements gutturaux de Max Svalgard ressemble à ceux de Joan Hegg à s’y méprendre sur ces deux pièces, même chose pour les parties harmonieuses des guitaristes qui s’inspirent de nos vikings préférés. Pour le reste, à part les très thrash Zombocalypse et Bullet Raped, les influences de Nile et Death sont omniprésentes.

Trop souvent les bands de death mélodique sont un peu trop «mélos» et pas assez death à mon goût. Fisthammer a réussi à trouver un juste milieu dans tout ça. Ils intègrent leur technicalité bestilale avec des hymnes accrocheurs tout à fait exceptionnels. La réalisation de l’album est superbe, aucun instrument n’est épargné dans le mix. Par contre c’est le travail des guitaristes Max Svalguard et Kevin Welch qui vole la vedette sur Devour All You See. La précision de leur jeu sonne un peu comme du Behemoth, notamment sur la chanson Aten: Fear of the Obliteration of Earth dans laquelle le solo de guitare est d’une originalité hors du commun.

Avec un premier album aussi remarquable, Fisthammer se met la barre très haute pour le prochain disque. The next big thing??? Au moins vous en aurez entendu parler pour la première fois sur Boulevard Brutal. Voici le lien pour se le procurer:  Fisthammer sur Itunes.

Cote de Steve Brutal: 9 punching bags de marde du Canadian Tire sur 1o


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