Critique de Bury The Light – PHARAOH

Mis à part les 2 premiers albums de Helloween que je vénère encore à ce jour, je ne suis pas un grand fan de power métal. J’ai pris pourtant la peine d’écouter du Firewind, Stratovarius, etc… , ça ne colle pas. Mais le jour où ce style métallique m’a vraiment dégoûté est quand quelqu’un dont je vais préserver l’anonymat est venu chez-moi pour me montrer quelque chose de «trop cool»:

Arrrkkkk!!!! J’avoue avoir quelques plaisirs coupables (Kiss, Ratt, Def Leppard, Motley Crüe), mais ça, c’est juste trop pour moi. J’en ai eu pour une semaine à subir le même cauchemar où le chétif guitariste de Hammerfall m’amenait sur une colline lointaine pour me menacer de me checker la prostate avec sa licorne.

Donc vous pouvez imaginer la joie que j’ai ressenti en sachant que je devais faire la critique du 4ème album de Pharaoh, un band power métal américain formé en 1997 dont honnêtement je n’avais jamais entendu parler auparavant. D’autant plus le chanteur Tim Aymar (Control Denied) me donnait le même feeling que des crissements d’ongles sur un tableau à la première écoute. Je pourrais comparer sa voix à celle de Rob Halford (plus rauque quand même) avec des bobettes de cuir cloutées extrêmement serrées, donc les notes aigües sont dans le tapis. Toutefois la qualité des compositions et l’exécution impeccable des musiciens de Pharaoh sur Bury The Light m’ont fait totalement oublier ce détail et j’ai fini par apprécier, voir même adorer!!!

Parlant de Judas Priest, plusieurs moments sur Bury The Light rappellent l’époque Painkiller de Judas Priest de part les prouesses du batteur Chris Black et les solos en harmonie des guitares. Pharaoh puise aussi dans le rock progressif des années 70 tout au long de l’album, particulièrement sur le chef-d’oeuvre du disque, la longue pièce The Year Of The Blizzard qui nous ramène tout droit au classique 2112 de Rush avec un son de guitare directement calqué sur celui d’Alex Lifeson. Un classique! Il n’y a pas vraiment de remplissage, c’est un disque qui s’écoute avec joie du début à la fin. Bien que ça reste du power métal à la base, Pharaoh mélange son style agressif avec diverses influences surprenantes, incorporant du jazz et des rythmes latins dans certains passages instrumentaux.

J’aurais bien aimé donner une cote de 9 pour Bury The Light, cependant il manque un élément important au niveau de la réalisation de l’album. Ça sonne bien en général, mais le son de la batterie est beaucoup trop en arrière-plan à mon goût dans le mix, ce qui enlève la puissance nécessaire pour ce type de musique. Dommage, n’eut été de cette bourde, on aurait affaire à un enregistrement presque parfait.

Néanmoins, Bury The Light est un excellent album qui surpasse aisément tout le fromage qui se fait présentement dans le power métal, que ce soit en Europe ou en Amérique. Pharaoh a réussit le tour de force de me faire apprécier de nouveau ce style en évitant tous les clichés auquel je suis habitué et qui généralement me révulse. Hammerfall peuvent donc continuer à faire du curling et se mettre leurs balais où je pense.

Cote de Steve Brutal: 8 licornes sur un fond d’arc-en-ciel sur 10

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