Critique de The Doomsayer’s Call – COLDWORKER

J’adore le grindcore. J’ai eu la piqûre en 1992 quand j’ai vu la tournée « Campaign For Musical Destruction » avec Brutal Truth et Napalm Death à La Baie (?!) devant à peine 100 personnes avec en ouverture Necronomicon qui en était à ses premiers balbutiements. Tout un show! Plusieurs groupes s’inspirent encore avec raison de cette période historique du métal dont le groupe suédois Coldworker et son troisième album intitulé The Doomsayer’ s call. Un album correct certes, mais à qui il manque un élément crucial, la passion.

J’écoute toujours les albums le plus souvent possible avant d’en faire la critique, certains en nécessitent plus que d’autres. Surtout que mes attentes étaient hautes envers Coldworker, le groupe comptant parmi ses rangs le batteur Anders Jakobson qui faisait partie auparavant de Nasum, groupe culte du mouvement grindcore. Malgré toutes ces écoutes, j’en reviens au même constat, ça rentre au poste, mais c’est tout. Pourtant ça part en feu avec la pièce A New Era, remplie de riffs mid-tempo solides qui me rappelle As I Slither de Kataklysm. S’ensuit alors un empilage de blast-beats qui manque sincèrement d’originalité sur la majorité du disque. Heureusement, ils sont entrecoupés de passages plus groovy qui probablement sans le vouloir, constituent les meilleurs moments de The Doomsayer’ s Call.

Autre constat, la voix de Joel Fornbrant, agréable à première vue, manque de variations et d’émotion, restant sur le même registre tout au long de l’album, mis à part sur Vaccum Fields qui contient un passage narratif à la Mandatory Suicide de Slayer. Même chose pour les solos de guitares, ils sont sans originalité et n’appuient en rien les compositions. L’objectif d’un solo est d’élever l’intensité d’un cran, mais ici ça tombe à plat. Ça donne juste l’impression qu’on veut  remplir du temps en se disant que ça prend un solo absolument, ce qui n’est pas toujours nécessaire. C’est brutal, la réalisation est excellente, mais rien n’est vraiment mémorable.

Il n’y pas que du mauvais sur The Doomsayer’s Call, notamment le travail à la batterie de Jakobson qui comme toujours impressionne de par sa vitesse et sa virtuosité. Aussi le fait que le réalisateur de l’album a conservé certains passages de drums qui ne sont pas techniquement parfaits, si l’on se fit aux standards actuels. Ça donne donc un côté humain au son de l’album et aussi l’impression que le tout a été enregistré en groupe et non chacun son tour, ce qui est plutôt agréable. L’album prend étrangement son envol avec les 3 dernières pièces, surtout sur Violent Society, heavy et accrocheuse, mais encore faut-il avoir la patience de se rendre jusque là.

Je ne prétends pas avoir la vérité absolue, plusieurs critiques ont adoré The Doomsayer’s call. Sans être totalement mauvais , je n’arrive tout simplement pas à accrocher. Personnellement je trouve   que Coldworker devrait plus exploiter son côté groovy plutôt que le côté grind, c’est la recette qui semble le mieux fonctionner pour eux.

Cote de Steve Brutal: 6 «J’ai hâte au nouveau Napalm Death» sur 10

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