Critique de The Ultimate Deception – WYKKED WYTCH

Il en aura fallu du temps pour que les femmes prennent vraiment leur place dans le métal. Heureusement depuis une dizaine d’années avec la venue des Angela Gossow, Alissa White-Gluz et cie, elles ont réussi à nous faire oublier les catastrophes des années 80 et 90 (Vixen, ça vous dit quelque chose?). Encore aujourd’hui, le seul moyen que ma blonde ait trouvé pour me forcer à faire des tâches ménagères est de me menacer de mettre le « célèbre » duo de Ozzy et Lita Ford Close My Eyes Forever. Immanquablement, à chaque fois j’obéis. Même si cette toune est sortie en 1988, chaque année elle figure au top de ma liste comme pire toune, idéale pour un boulimique qui n’aime pas se mettre les doigts au fond de la bouche…

Wykked Wytch et particulièrement sa chanteuse Ipek, n’ont absolument rien en commun avec cette chère Lita. Ipek est une brute, une vraie. Le genre de filles à t’inviter pour un rendez-vous romantique en te disant: « Hey bébé, viens chez-nous à soir, on va défaire une transmission dans le salon », et auquel tu te retrouves dans le fourneau à 450 degrés 15 minutes plus tard. Son groupe est en quelque sorte la version américaine de Cradle Of Filth, ajoutez un Dani Filth avec des gosses. Comme la jungle du métal est assez misogyne merci, les critiques ont toujours été dures envers Wykked Wytch par le passé, mais j’ai l’impression que The Ultimate Deception, le cinquième disque du quintette, est celui qui changera la donne.

Tabarnak que ça rentre au poste! Le band torture ses instruments sur une musique death symphonique avec quelques accents black métal, mais ce qui fait la force de Wykked Wytch, c’est la chanteuse. Son approche vocale varie du clean au death avec des passages d’opéra ici et là, mais tout ça d’une manière tellement brutale qu’il serait impossible d’affirmer qu’elle est une femme si vous ne le saviez pas déjà. Elle chante maintenant avec une assurance déconcertante, ce qui manquait d’ailleurs sur les albums précédents. Les claviers sont omniprésents sur les neuf chansons, mais sont utilisés de manière très subtile (le réalisateur Daniel Castleman a bien fait son boulot) et tout comme Cradle, les mélodies de guitares sont souvent utilisées en harmonie à la Murray-Smith. Le drummer surhumain Kevin Talley (Daath) est l’invité sur cet album et ce gars est tout simplement génial avec ses double bass-drums plus rapides que l’éclair, un choix judicieux pour Wykked Wytch.

Je n’ai rien contre les reprises, j’en fais moi-même avec mon propre band en spectacle. Toutefois pour faire la promotion de The Ultimate Deception, le label a l’air à vraiment vouloir pousser la version de Fade To Black de Metallica, ce qui pourrait nuire au succès de l’album et je m’explique. C’est tout un contrat de s’attaquer à un tel classique et Wykked Wytch sait bien se l’approprier, mais je me pose toujours ces questions: est-ce vraiment une plus-value pour vendre? As-t’ on réussi à améliorer la version originale? Est-ce que Jaws 2 était vraiment nécessaire? Vous connaissez donc la réponse…

Il n’en reste pas moins que cet album de Wykked Wytch est une belle surprise en ce début d’année et on ne peut s’en plaindre. Bon, maintenant il me reste plus qu’à mettre mes Happy Knees  et laver le plancher à la brosse à dents avant que la méchante Lita ne se fasse entendre…

Cote de Steve Brutal: 8 coups de fouet sur 10

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