Critique de Horror Holocaust de DENIAL FIEND

Denial Fiend est ce qu’on peut qualifier de supergroupe. Et la plupart du temps, qui dit supergroupe dit une bande de gros égos qui se réunissent ensemble dans le simple but de faire une passe de cash en charmant quelques p’tites grosses en leggings. Si l’on se fie aux textes gore du quatuor américain, ils seraient plutôt du genre à découper ces demoiselles en morceaux et se faire du baloney avec. Inspiré de la période crossover (mélange de punk et de trash métal) et des films d’horreur de la fin des années 80, je ne crois pas que les gars aient l’intention de se payer une retraite dorée avec Horror Holocaust.

Il y a eu quelques changements de personnel depuis la sortie du premier album They Rise en 2007. Le bassiste Terry Butler (Massacre, Death, Obituary) est toujours accompagnée de Sam Williams (Down By Law) à la guitare, mais c’est maintenant le drummer de D.R.I. , Rob Rampy qui détruit les tambours et Blaine « Fart » Cook (The Accused) qui est au chant (!?). C’est d’ailleurs ce dernier qui fait la différence sur Horror Holocaust.

Fini la voix de cookie monster traditionnelle de Kam Lee du temps de They Rise, Cook quant à lui possède une voix extrêmement spéciale qui risque de ne pas plaire aux vieux fans. Imaginez Jello Biafra qui vient de se faire mordre par un zombie survolté du film 28 Days Later et ça vous donne une bonne idée. Il faut avoir l’esprit ouvert pour apprécier, c’est le genre de voix qui peut soit vous charmer, ou soit vous donner le même feeling que le botch de cigarette dans la bière que vous avez bu le 31 décembre. Si vous êtes familier avec le band The Accused, alors vous ne serez pas déstabilisé. Musicalement, rien de très original, on est toujours en terrain connu, cependant les riffs sont efficaces, la basse sonne comme une tonne de brique et on constate qu’on a affaire à des musiciens de bon calibre. Je parlais de leur approche crossover en début de critique, on peut noter aussi quelques passages plus death qui nous ramène à l’époque Slowly We Rot d’Obituary, entre autres sur l’excellente A Fiend Without a Face (crisse de beau titre de toune ça, non?).

Passé outre l’effet de surprise à la première écoute, on s’aperçoit que Horror Holocaust est un album de pur plaisir qui risque de mettre le feu aux poudres de votre prochain party de métalleux. Je prendrais bien soin cependant de ne pas inviter le genre de filles mentionnées plus haut, car elles risquent fort bien de se ramasser le lendemain matin dans le comptoir des viandes froides de l’épicerie du coin.

Cote de Steve Brutal: 7.5 livres de baloney tranché mince.

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