« Abandon all hope, motherfuckers!!!! » C’est sur ce vomissement que commence la deuxième galette de ce band « black/death 1985-style » provenant d’Anaheim en Californie. Et effectivement, je n’avais pas beaucoup d’espoir avant d’écouter When all roads lead to hell… Avec l’allure des membres et des noms tels Mike Abominator, Bodybag Bob, et J. Corpsemolester, je me disais que Gravehill était encore un de ces groupes qui essaient de nous effrayer en se prenant trop au sérieux avec leurs vestes et bottes cloutées que matante Aline a confectionnées tout en faisant tremper son dentier dans un verre de crème soda. J’avais tort…
Oui, les gars sont gros, laids, méchants et ils ont du sang plein la figure (2 des membres sont gardiens de sécurité dans la vraie vie, ça fait que…), mais quand vient le temps de livrer la marchandise, tassez-vous de d’là!!! Une mixture de Black Metal de Venom et Show No Mercy de Slayer serait la meilleure manière de décrire When all roads lead to hell. Abominator gueule ses profanités comme si Cronos s’était retrouvé dans le corps de GG Allin et le duo de guitaristes n’a rien à envier à celui de Jeff Hanneman et Kerry King, avec des solos un peu moins garrochés cependant. Il est impossible de ne pas frapper son voisin avec son Slap Shop reçu à Noël en entendant la pièce Devil Worshipper qui deviendra sans aucun doute un classique pour le groupe avec son refrain hyper accrocheur. Gravehill prouve aussi qu’il est possible de mélanger le hard rock et le gros métal sale avec une reprise convaincante d’If You Want Blood d’AC/DC sur le dernier titre intitulé 7:06, marque à laquelle la chanson commence après un long blanc, donc une espèce de toune cachée pas cachée. Vous me suivez???
La réalisation de l’album est fidèle au style de l’époque, donc très crue, mon seul bémol étant le drum qui, tout comme les disques mentionnés précédemment, sonne comme une boîte de carton. Dommage, car le batteur Thorgrimm (encore une fois, pas très subtil comme nom) a beaucoup de talent. Malgré tout, Gravehill nous propose un album solide de gros fun noir aussi maléfique que le visage de Benoit XVI, qui fera encore pleurer le petit Jésus et probablement le petit Jérémy aussi.
Cote de Steve Brutal: 7.5
